Plus tard, je serai …

Plus tard, je serai…

« Plus tard, je serai… » Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander cela ? Votre professeur ne vous a-t-il jamais demandé « et toi ? Tu veux faire quoi plus tard ? ». Notre monde est rempli de métiers en tout genre, tous uniques, avec leurs avantages et leurs défauts. Tous les métiers au monde sont source de passion, même pour les plus laborieux.

Voyageons, découvrons les métiers d’à côté de chez nous, et les métiers du bout du monde, et tentons de trouver en quoi chaque métier est le meilleur de tous les métiers.

Cette fois-ci, nous rencontrons un Boulanger Pâtissier, Fabrice MORIN ; et un Pharmacien, Patrick SURBIER. Ils sont tous les deux interviewés séparément.

 

Découvrons un peu ces métiers dans les grandes lignes…

– Donc, pouvez-vous nous présenter votre métier ?

Fabrice : « À la base mon métier c’est Pâtisser, je suis Pâtissier. Je suis Pâtissier, Glacier, Chocolatier Confiseur. Comme je ne faisais que des saisons et que j’avais besoin de travailler à l’année, j’ai décidé de me mettre à mon compte, donc la Boulangerie. Le pain, c’est le produit d’appel en fait, il y a toutes sortes de choses à acheter à côté quoi… Donc voila, c’est pour ça que je suis devenu Boulanger Pâtissier »

 

Patrick : « Pharmacien, ça consiste à distribuer les médicaments. Pour soigner les gens malades. »

 

Est-ce un choix, un rêve réalisé ?

– Donc c’était vraiment un choix de votre part, un rêve accompli, vous aviez vraiment envie de le faire ?

Fabrice : « Ah, je côtoie les Boulangers depuis tout petit puisque mon père réparait les machines chez les Boulangers. Donc déjà tout petit, j’allais déjà dans toutes les Boulangeries donc oui je voulais faire ça, c’était mon truc, je voulais faire ça, voila. »

Je vois, c’est comme ça que tout à commencer (rires).

Fabrice : « Voila (rires) ».

 

Patrick : « Je l’ai choisis, forcément, oui, après le BAC et après une année en maths physiques, j’ai choisis de faire pharmacie parce que les études sont plus complètes, il y avait plus de métiers scientifiques, il y avait de la botanique notamment, il y avait des maths, il y avait beaucoup de physique, de la chimie, donc c’est tous cette éventails de choses qui ont que voila, j’ai choisis ça. »

Donc c’était vraiment un choix de votre part.

Patrick : « Absolument (sourire) ».

 

Vers de nouveaux horizons ?

– Et si vous pouviez avoir le choix, comme ça, de faire un autre métier ?

Fabrice : « De faire un autre métier ? »

Vous en feriez un autre, ou vous garderiez celui-ci ?

Fabrice : « Ah, il y a plusieurs métiers qui me plairaient oui. Euh… Déjà, il y a un métier que j’aurai voulu faire c’est de la Bande Dessiné puisque j’adore le dessin. Bon ça c’est pas fait voila, je me retrouve Pâtissier, je suis Pâtisser quoi (rires), mais ouais, j’aurais aimé faire… enfin, tous ce qui est manuel, j’aime en fait. Le bois, j’adore, travailler le bois j’adore ; tous ça, j’aime. J’aime bricoler, donc faut être manuel pour faire ce métier sinon c’est pas la peine »

 

Patrick : « J’aurai effectivement la possibilité d’en prendre un autre, certainement, mais après 31 ans d’exercices, je ne pense pas changer, non. Je trouve ça très bien comme ça. »

 

Le meilleur métier au monde.

– OK. Si vous pouviez là, tout de suite, parler à des jeunes, vous auriez un mot à leur faire passer pour dire « Choisissez ce métier là, c’est le meilleur ! » ?

Fabrice : « Bah, un jeune qui veut faire ce métier là, déjà faut qu’il aime les horaires. Parce que c’est des horaires de nuit. Évidement, il n’y a pas de week end, il n’y a pas de fêtes ; donc la famille ça passe en deuxième lieux, c’est d’abord le travail. Et puis au niveau des horaires là c’est pas 35 heures c’est plutôt 80 par semaine. 80, et quand c’est la bourre, c’est plutôt 100. 100 heures par semaine quoi. On ne fait pas ce métier si vraiment on veut pas se mettre dedans. Si on a pas envie, on peut pas faire ce métier, c’est pas possible, il faut vraiment aimer ça. Avec en plus le côté derrière créatif ; moi c’est ça qui m’attire dans ce métier c’est e côté création, les pièces en sucre, tous ça. Mais le produit d’appel reste le pain quoi. Maintenant une Pâtisserie « Pâtisserie », les gens pour qu’ils aillent spécialement acheter de la pâtisserie c’est plus compliqué que de faire venir avec du pain déjà »

 

Patrick : « Absolument. Bien qu’il y ait d’autres belles professions. Mais… Il y aura toujours des malades, il faut les soigner, donc c’est encore un métier d’avenir, même s’il y a des modification, que ça change un peu, ce qui est normal. Mais, c’est un Beau métier. »

 

– Vous pensez-donc que ce métier serait le meilleur du monde ?

Fabrice : « Ah le meilleur du monde p’t’être pas. Non, c’est pas le meilleur métier du monde mais moi je trouve que ce qui est important c’est que bon, tu fais un métier depuis plus de 40 ans si t’y vas à reculons tous les matins c’est pas la peine quoi. Donc autant faire un métier qui plaît quoi ! C’est vrai, c’est un métier qui prend beaucoup de temps, mais du moment que ça plaît, moi le matin je vais au boulot en sifflant ! Ça ne me dérange pas d’aller travailler, il y en a pendant 40 ans ils font pas ce qu’ils veulent et tout les matins, c’est « R ! (petit bruit apeuré) Faut aller travailler ! (pleures) » Moi, c’est vraiment un métier qui me plaît, ça me dérange pas de faire ce boulot là. Moi, c’est mon truc ! »

 

Patrick : « Oh j’irai pas jusqu’à dire que c’est le meilleur métier au monde. C’est, disons, un des meilleurs, peut-être. Parce qu’après, il y a la médecine, tous les métiers de la santé. »

En parlant de médecine, quels sont les différences entre Pharmacien et Médecin ?

Patrick : « Il n’y a pas tout à fait les mêmes connaissances non. La pharmacie est plus portée sur la chimie, la physique, nous on fait pas les trucs du médecin, ausculter, reconnaître les microbes… »

 

Un long cheminement…

Et… (rires)… Il y a des études spéciales pour faire ça ?

Fabrice : « Pour être Boulanger à son compte ? »

Ben, à son compte… Ou…

Fabrice : « Ben de toute façon, il suffit d’avoir un CAP, puis après pour être à son compte, maintenant je sais pas si faut pas le… Je pense qu’il faut le BP maintenant pour être à son compte, ou alors il faut tant d’années d’ancienneté, mais je sais plus combien c’est… Ah oui, 15 ans d’ancienneté, un truc comme ça pour pouvoir être à son compte. »

 

Patrick : « Bien, comme je le disais au début, il faut commencer par un BAC, puis ensuite, six années de [à finir] »

 

Qu’en conclure ?

Il y a énormément de métiers dans notre monde, ces deux exemples n’en sont qu’un grain de poussière par rapport à la masse de professions existantes. Mais ces deux grains de poussières nous montrent des points commun quant au « meilleur métier du monde ».

Je pense que le meilleur métier au monde ne porte pas de nom et n’appartient à aucun domaine, tous les métiers sont les meilleurs au monde. Mais un seul peut être le meilleur. Et c’est à nous de décider qui est notre meilleur métier au monde.

Le meilleur métier au monde, qu’importe lequel est-ce, est le métier qui nous donne envie de l’exercer, celui qui nous passionne. Celui qui ne vit que pour soigner des gens pensera que le meilleur des métiers sera Médecin, celui qui voudra être un Héros sera peut être Pompier

De mon avis, le meilleur métier au monde est celui d’écrivain, car avec de quoi écrire, on peut absolument tout inventer, tout décider, tout créer.

Et vous, quel est votre meilleur métier au monde ?

Arnaud Laplace