Siri Hustvedt, une femme qui écrit la vie…

Tout a commencé en écoutant une amie, dont je partage les goûts littéraires, me parler de son plaisir de lire Siri Hustvedt.

Mon amie littéraire avait lu de Siri Hustvedt “Lire pour toi”, “Les Yeux bandés”, “L’envoûtement de Lily Dahl” et “La femme qui tremble”.

Vivement, elle me conseillait de lire “Tout ce que j’aimais” qui “me plairait sûrement”. Séduit par l’écrivaine Siri Hustvedt dans l’intimité de son écriture quand j’ai lu “Tout ce que j’aimais”, j’ai découvert avec éblouissement sa personnalité dans le reportage “Ma vie, Siri Hustvedt” diffusé sur Arte en septembre 2011.

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Grâce à ce reportage, j’ai eu la révélation d’une femme ” d’un “mètre quatre-vingts, un ravissant visage scandinave, blonde grande et mince, d’une beauté rayonnante … ” qui ressemble trait pour trait à un personnage du roman “Léviathan” de son mari Paul Auster.

Contrairement à la répulsion que j’ai à l’égard de Céline dont les romans me fascinent néanmoins, l’œuvre et la vie de Siri Hustvedt sont pour moi un ravissement.

Je viens de terminer la lecture de “Un été sans les hommes” le dernier roman de Siri Hustvedt que je vous conseille vivement.D’une rare densité, ce roman amène la narratrice Mia, abandonnée par son mari, à des réflexions poétiques décapantes et profondes sur les hommes et les femmes, sur la vieillesse et la mort, sur la jeunesse et sur la construction d’une vie.

Je ne résiste pas à mon envie de partager le passage suivant de ce roman que vous lirez certainement : ” Chère Mia, écrivait Boris. Quoi qu’il arrive entre nous, il est très important pour moi de savoir comment tu vas. Pour Daisy, aussi, nous devons rester en communication. Je t’en prie, envoie-moi un message en réponse à celui-ci. Si raisonnable, pensai-je, une proie si raide : en communication. J’avais envie de mordre. Il était manifestement inquiet. Il m’avait vue le lendemain du jour où j’avais atterri à l’hôpital, quand j’étais en crise aiguë, en proie au délire et aux hallucinations, en pleine bouffée délirante, et convaincue qu’il allait voler l’appartement et me jeter à la rue…”

La perception de Siri Hustvedt du rôle des émotions dans la littérature est un émerveillement !

Au CDI, les livres ci-dessous de Siri Hustvedt sont disponibles :
L’Envoûtement de Lily Dahl
Tout ce que j’aimais
Un été sans les hommes
Plaidoyer pour Eros : essais
Les Yeux bandés
Les mystères du rectangle : essais sur la peinture
Elégie pour un Américain
La femme qui tremble : une histoire de mes nerfs
Vivre, penser, regarder
Un monde flamboyant

Dovi DOM, professeur documentaliste

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