Du fond de teint pour les lapins ?

La marche du monde on 15 Dec , 2017

Cela fait déjà quelques années que l’on parle de conscience animale. Après les individus, se sont les grandes organisations, tel que l’Union Européenne, qui se penchent sur la question de la condition animale.

L’envers du décor de nos cosmétiques est bien souvent caché de la vue des consommateurs. Cependant, certaines enquêtes ont pu être menées au sein des laboratoires de tests. Tout d’abord, il faut savoir ce que les « cosmétiques » enveloppent. On peut penser que les expérimentations se résument au maquillage et produits de beauté ; et pourtant elles comprennent aussi les produits de douche, les crèmes de corps, les produits ménagers (sols, vitres, liquide vaisselle…) et même les protections hygiéniques (couches, serviettes, tampons ..). En définitif, sont testés tous ce qui est susceptible d’entrer en contacte avec la peau ou autres parties du corps. Sont alors victimes de notre confort : rats, souris, cochons d’inde, lapins mais aussi chats, chiens et nos proches cousins les primates. Ce qu’ils subissent, nombreux d’entre nous seraient incapables de l’imaginer tant cela dépasse nos frontières morales. Sont donc pratiqués des tests d’irritation de la peau, de toxicité ou encore le test de Draize. Ce dernier consiste à placer l’animal dans un carcan laissant dépasser seulement la tête et par la suite déposer à plusieurs reprises du produit dans ses les yeux et étudier les résultats. Le plus souvent réalisé sur des lapin (leurs yeux déversent peu de larme contenant ainsi le produit dans l’œil), les animaux ont les yeux totalement brûlés les rendant aveugles. Et c’est sans compter sur les élevages qui fournissent les laboratoires.

Le 11 septembre 2004, l’UE fait entrer en vigueur une première norme, fortement attendue des associations pour la protection animale, interdisant les testes sur les animaux quant aux produits cosmétiques finis. Cette norme ne prenait cependant pas en compte les ingrédients composant le produit fini. Les revendications continuent, les pétitions se multiplient et c’est seulement 9 ans plus tard, le 11 mars 2013, que l’UE renforce ses exigences et interdit la mise sur le marché de produits cosmétiques dont la formulation finale ou dont certains ingrédients ont fait l’objet d’une expérimentation animale. Il y a cependant un point non négligeable quant à cette norme:la réglementation REACH. Celle-ci impose en cas de production à plus d’une tonne d’un nouvel ingrédient les tests sur les animaux. Qui plus est, la norme de 2013 ne s’applique pas aux produit issus de l’industrie pharmaceutique et de l’agrochimie. Dans la catégorie des points négatif, l’exportation à l’étranger. Dans les pays étranger à l’UE, certains imposent l’expérimentation animale pour permettre la vente des produits sur leur territoire. C’est par exemple le cas de la Chine.

Il y a cependant des alternatives mises au point par la communauté scientifique qui permettent aujourd’hui d’en finir avec cette cruauté. C’est par exemple le cas de La toxicogénomique qui consiste à a effectuer des testes sur des cultures cellulaires et d’ADN. Se développent aussi les testes sur l’épiderme humain reconstitué tel que le modèle de peau EPISKIN ; qui plus est cette alternatives a montré une plus grande efficacité que le teste de Draize. Enfin l’UE met a disposition une liste de 20 000 produits qui peuvent être utilisés sans nécessité d’avoir recours à la torture.

Et nous consommateurs ? Et bien j’aurai envie de vous répondre : « on attend quoi ? » en effet aujourd’hui les labels se développent, les actions se multiplient et donnent des résultats (longs à venir certes mais il sont là). On peut par exemple rechercher le label Cruelty -Free qui certifie la marque dans sa totalité : pas de testes sur les produits finis et ingrédients, et pas de commerce avec les pays imposants les tests. C’est aussi le cas du Leaping Bunny. Enfin le top du top du label si je puis m’exprimer ainsi : le label Vegan Society. En plus de l’absence de tests et de l’exportation vers des pays les imposants, il certifie une composition 100 % naturelle. De plus pour se renseigner le moteur de recherche la Peta permet de savoir si une marque est cruelty-free et à quel degré. Enfin les pétitions tournent sur le net alors soyez aux aguets !!!

M. POTOCZNY

sources :

http://www.maviesanscruaute.fr/

http://animalter.com/

http://www.petafrance.com/