Le harcèlement, la bête noire des écoles

Le harcèlement, la bête noire des écoles

Le harcèlement, tu en as peut-être entendu parler soit parce que tu as été harceleur, soit parce que tu as été harcelé ou soit parce que tu as été témoin d’un harcèlement. Ou peut-être tu en a entendu parler sans avoir participé à quoi que ce soit, Mais sais-tu réellement ce que c’est ? Sais-tu ce que la personne harcelée peut ressentir ? Je te laisse découvrir la terreur des écoles.

Le harcèlement, c’est courant que tu sois à  l’école primaire au collège ou au lycée. Mais pourquoi une personne est-elle harcelée?

Qu’est ce que le harcèlement?

Le harcèlement, c’est une violence répétée envers une personne qui peut être physique ou morale. Elle peut se manifester par des moqueries, des insultes, des coups et peut avoir des conséquences dramatique sur la personne qui subit.

Comment le harcèlement se déclenche t-il?

A l’école ( primaire, collège et lycée), une personne qui est soi-disant pas comme les autres, c’est soit parce qu’elle a un style de vêtements différents, trop intello, trop gros, trop maigre, avec des centres d’intérêt différents, etc…. Tout cela fait que tout de suite le regard des autres est porté sur elle et si ces personnes se moquent tous les jours, cela devient du harcèlement.

Quelles en sont les conséquences?

Une chose à ne surtout pas faire quand on est harcelé, c’est s’isoler, garder tout pour soi. Mais ses comportements sont normaux lors de cette situation. On est en panique, on a peur d’empirer la situation si on le dit à quelqu’un et donc on se renferme sur soi et on reste avec ses angoisses.

Le harcèlement moral et physique:

Il faut savoir que le harcèlement n’est pas que physique mais aussi moral. Si l’on dit tous les jours à une personne qu’elle est nulle, qu’est est moche, qu’elle sert à rien, il n’y a pas de contact physique avec la personne donc c’est le moral qui prend tout.

Les blessures morales font plus mal que les blessures physiques. Car généralement, une blessure physique, cela se guérit alors que les blessures morales peuvent rester à vie en nous et nous risquons se perd notre confiance en nous et tomber vite dans la dépression.

Les types de harceleurs:

Il faut savoir qu’il a plusieurs types de harceleurs : Ceux qui vont diriger le groupe avec lequel ils vont harceler quelqu’un et ceux qui vont suivre sans même vouloir parfois harceler la personne.

Les harceleurs sont parfois des personnes mal dans leur peau, qui ont eu un passé difficile ou parce qu’ils ont été harcelés, eux aussi.

À l’adolescence, on cherche surtout la popularité donc on essaye de s’imposer comme on peut et donc une des façons les plus efficaces c’est harceler une personne pour faire rire les autres.

Que faire si nous sommes témoins d’un harcèlement?:

Une chose très importante à savoir : quand vous voyez une personne harcelée, allez l’aider, ne restez pas là sans rien faire. Mettez vous à ça place, si vous étiez victime de harcèlement, vous seriez bien content(e) que quelqu’un vienne vous aider. 

Par contre, ne rien faire car vous vous dites que ce ne sont pas vos affaires et ne rien faire par peur qu’il vous arrive quelque chose, c’est différent.

Dans le deuxième cas, c’est tout à fait compréhensible.

Associations d’aide pour les jeunes harcelés:

Je suppose que tu as entendu parler de l’association «  Marion, la main tendue » ? Si ce n’est pas le cas, je t’explique : Marion, c’était une jeune fille qui s’est suicidée à l’âge de 13 ans, car elle était victime de harcèlement. C’est une association qui aide les jeunes victimes de harcèlement pour qu’ils aient une scolarité en toute sécurité. Si tu veux en savoir plus, voici un lien:

http://www.marionlamaintendue.com/l-association-marion-la-main-tendue/

        

Autre type de harcèlement : le cyberharcèlement. C’est le harcèlement numérique. En plus d’être harcelée à l’école , la personne est harcelée chez elle à travers les réseaux sociaux. Eh oui, les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences dramatiques sur une personne même chez elle, elle n’est pas tranquille et reçoit comme si elle était à l’école, des injures, des moqueries.

Le saviez vous?

Les youtubeuses:

Et oui, même certaines youtubeuses ont été victimes de harcèlement et elles aussi elles ont mis du temps à en parler et maintenant elles vont mieux même si cela restera une blessure à vie en elles. Voici 2 exemples de célébrités:

Enjoy phoenix

La fameuse Youtubeuse beauté avec plus de 3 millions d’abonnées. Elle a subit du harcèlement pendant de longues années. C’est d’ailleurs grâce à YouTube que la jeune youtubeuse en pleine période de harcèlement a réussi à montrer une autre face de sa personnalité et à s’épanouir dans ce qu’elle aime pour essayer d’oublier ce qu’elle était en train de vivre. Elle explique toute son histoire dans cette vidéo: https://youtu.be/AWpkDtbM90s

Lola Dubini:

Lola Dubini est une chanteuse et youtubeuse qui s’est fait connaître par “la France à un incroyable talent”, il y a quelques années et qui a commencé à faire des vidéos sur sa chaîne youtube et notamment sur la chaîne ” cover garden” et “rose carpet”. Si Lola paraît aujourd’hui épanouie et heureuse dans sa vie, elle ne l’a pas toujours été auparavant.

Elle vous raconte son histoire dans cette vidéo: https://youtu.be/irUvCfk8pnE

La solution pour mettre fin au harcèlement:

Si je ne devais garder qu’un conseil contre le harcèlement : PARLER.

C’est la seule solution pour s’en sortir et pour éviter la dépression, voire le suicide.

Si tu n’oses pas en parler à tes parents, tu peux peut-être trouver, un professeur, une infirmière, une CPE dans ton établissement pour ne plus avoir à subir toute cette violence. 

PERSONNE N’A LE DROIT DE SUBIR DE TELLES VIOLENCES, ON NE PEUT PAS TOLÉRER ÇA. 

ALORS VOUS, SI VOUS ÊTES HARCELEUR:

PENSEZ QUE VOUS ÊTES EN TRAIN DE DÉTRUIRE LA VIE DE QUELQU’UN ET QUE CELA PEUT AVOIR DES CONSÉQUENCES TERRIBLE SUR SA SANTÉ.

Voilà, je t’ai tout dit sur le harcèlement. Maintenant, tu sais comment agir si tu es témoin ou victime.

Tu sais qu’il y a des associations pour les jeunes en difficultés. Et tu sais que tu ne dois jamais harceler quelqu’un, car dans tous les cas tu ne te cacheras pas longtemps.

 

Lola Berthomé

Dessin réalisé par Anaïs Le Turdu

Sources : http://www.marionlamaintendue.com/l-association-marion-la-main-tendue/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberharc%C3%A8lement

http://www.doctissimo.fr/famille/scolarite/aidez-votre-enfant-a-l-ecole/enfant-harceleur

Esidoc: – Harcèlement, dans Science & vie découvertes (N°205) paru en Janvier 2016 en p.20-21

Témoignage de l’auteure sur les brimades et le harcèlement subis pendant ses années de collège.

On aurait pu l’éviter !

On aurait pu l’éviter !

Connaissez-vous  13 Reasons Why ?

C’est une série américaine, inspirée du roman de Jay Asher publié en 2007, créée par Brian Yorkey et diffusée en France sur Netflix le 31 Mars 2017.

Cette série traite de sujets parfois difficiles à aborder tels que le suicide, mais également le harcèlement scolaire, l’homosexualité, le voyeurisme, le viol et j’en passe. Ces sujets sont évoqués de manière très dur et parfois même pénible pour certaines personnes. Il vaut donc mieux, pour la visionner, avoir une certaine maturité et une force psychologique assez solide pour ne pas se laisser submerger par la dureté des scènes.

L’histoire est centrée sur un personnage, Clay Jensen, âgé de 17 ans, qui découvre une mystérieuse boîte devant chez lui, contenant sept cassettes audio. Il s’aperçoit qu’elles ont été enregistrées par Hannah Baker, qui s’est suicidée quelques jours auparavant.

Tout d’abord, d’après le site de l’UNPS, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes âgés entre 15 et 24 ans. De plus, selon un article du Point publié en 2016, il y aurait entre 600 et 1 000 adolescents qui mettraient fin à leurs jours chaque année en France. Enfin, au sens premier du terme, le suicide est un acte qui consiste à se donner volontairement la mort.

Mais, revenons-en à la série. Avant de mourir, Hannah décide d’enregistrer ces cassettes dans le but d’expliquer les raisons qui l’ont poussée à se suicider. Ces raisons se trouvent être au nombre de treize (d’où le titre !). Chaque face des sept cassettes correspond à une des douze personnes “responsables” de sa mort. Puis, elle a envoyé ces cassettes pour que chacune de ces personnes écoutent son message.

Pourquoi font-ils circuler ces cassettes ? Parce que Hannah voulait que TOUTES les personnes responsables de sa mort écoutent son histoire. Faute de quoi, un double des cassettes sera dévoilé au grand public. Et vu ce que ces cassettes renferment, il vaudrait mieux éviter qu’elles tombent entre de mauvaises mains !

Parmi les douze personnes mentionnées dans les cassettes, certaines n’ont pas forcément chercher à faire du mal à Hannah. En fait, ils ne pensaient pas que leurs actes auraient d’aussi lourdes conséquences. D’ailleurs, certains regretteront sincèrement leurs actes même si cela n’excuse en rien ce qu’ils ont fait.

C’est l’exemple d’Alex Standall. Au début, c’était un ami d’Hannah. Mais un jour, il décide de créer une liste “THON OU CANON” où il s’est amusé (car oui, au début, ce n’était qu’un jeu) à classer les filles selon certains critères physiques. Hannah fut élue “plus belles fesses des Premières Années”.

Vous vous demandez peut-être : mais il est où le problème ? Être élue plus belles fesses des Premières Années n’est pas une raison pour se suicider ! Et bien quand ce “titre” encourage certains garçons à venir vous toucher les fesses dans un lieu public sans aucune gêne SI ! En tout cas, ça joue un rôle.

Et pourquoi l’a-t-il fait ? Pourquoi Hannah ? Et bien, Alex s’est sûrement dit que puisqu’elle avait déjà une réputation de “fille facile” on pouvait bien en rajouter une petite couche ! Après tout, ce n’est pas comme si on remuait le couteau dans la plaie !

Néanmoins, Alex n’avait pas cherché à faire du mal à Hannah. Il ne pensait pas que cette simple liste causerait autant de dégâts. Le problème, c’est que cette liste a été vu comme un feu vert pour certains membres de la gente masculine qui se sont certainement dit : ” Tiens, tiens, les plus belles fesses des Premières Années ! Et si j’allais tripoter ! “. Finalement, Hannah n’était plus une fille de 17 ans mais plutôt une belle paire de fesses ambulantes que l’on peut tripoter quand on veut !

Parlons maintenant de Zach Dempsey. L’histoire qui concerne Zach commence le jour de la Saint-Valentin. Ce jour-là, Marcus Cole, un ami de Zack, avait invité Hannah dans un café. Problème : Marcus arrive en retard, accompagné de sa bande de copains (dont Zach). Puis, au cours du rendez-vous, il tente de l’agresser sexuellement dans le café (et évidemment, aucuns de ses stupides copains n’a eu l’idée de l’arrêter !). Pourtant, Hannah résiste et Marcus finit par laisser tomber et partir, très en colère de ne pas avoir obtenu ce qu’il voulait. Ces copains le suivent, Hannah se retrouve seule, humiliée une nouvelle fois… Jusqu’au retour de Zach…

À ce moment, il tente de la consoler, de la faire rire mais rien à faire, Hannah est beaucoup trop bouleversée par ce qui vient ENCORE de lui arriver. Il n’insiste pas et s’en va. Le lendemain, il retourne lui parler et lui dit clairement qu’il a des sentiments pour elle, mais Hannah le rejette et c’est là que tout commence (ou recommence, comme vous voulez).

En cours de Débats & Communication, la professeur avait mis en place un système de sachets à compliments. Hannah y recevait régulièrement des petits dessins, ce qui lui redonnait le sourire. Zach, lui, a décidé, pour se venger, de voler ces petits papiers. Quand Hannah s’en aperçoit, elle lui écrit une petite lettre pour lui expliquer qu’elle souffre et qu’elle a besoin de ces petits mots dont il la prive. Mais évidemment, Zach ne veux rien savoir. Cependant, il ne pensait pas que ça irait si loin. Il ne se rendait pas compte à quel point Hannah pouvait souffrir et surtout à quel point ses actes pouvaient l’affecter.

Certains dirons peut-être que cette fois, Hannah l’avait bien cherché, après tout, c’est elle qui a rejeté Zach alors qu’il voulait juste être gentil avec elle. Mais il faut la comprendre, quand tous les garçons qui vous adressent la parole, finissent par vous humilier, vous finissez par ne plus faire confiance à aucun d’eux, vous vous méfiez de peur que tout recommence. Mais cette fois, Hannah n’avait pas réalisé que Zach était vraiment sincère. Je ne peux pas pour autant blâmer Zach, même si je ne cautionne pas sa réaction, je peux comprendre que lorsqu’on vous rejette de façon très humiliante devant tous vos amis alors que vous voulez simplement vous montrer gentil et sincère avec quelqu’un, on peut se sentir énormément blessé et humilié. Malgré cela, je trouve qu’il est allé beaucoup trop loin et que sa réaction est trop excessive et vraiment immature.

Maintenant, je tiens à parler du proviseur. En effet, tout au long de la série, on entend parler d’un procès entre les Baker et le lycée Liberty. Cependant, le problème, c’est la réaction du proviseur : il est clair qu’il essaye à tout prix d’étouffer cette affaire de harcèlement dont les accusent les parents de Hannah. Mais dans un des derniers épisodes il parle de la jeune fille comme d’ “une espèce d’imbécile de Première Année fascinée par le terme “réceptacle à foutre” “.  Alors, cette “espèce d’imbécile de Première Année”  s’est suicidée car les élèves du lycée qu’il est sensé diriger n’ont fait que la harceler et la malmener ! Mais lui, il ne se préoccupe que de son stupide post de directeur, sans se soucier de ce qu’à pu subir Hannah et par conséquent, de ce que subissent ses parents qui, eux, ne comprennent pas pourquoi leur fille a décidé de mettre fin à ses jours.

C’est dur pour des parents de subir la perte de leur enfant. En général, les parents veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants, qu’ils soient heureux. Alors quand ils sont malheureux au point de s’ouvrir les veines dans une baignoire… forcément les parents se remettent eux-mêmes en question.

Tout au loin de la série, on essaye de faire comprendre aux élèves que le suicide n’est pas une solution. C’est vrai. Il avait une autre solution, mais ce n’est pas une fois qu’Hannah est morte qu’il faut s’en rendre compte ! On ne peut pas vraiment dire qu’elle n’a pas cherché à s’en sortir, elle a écrit une lettre à Zach qui aurait pu intervenir mais qui ne l’a pas fait. De plus, elle a essayé de parler à Jessica (qui était sensée être son amie !) mais qui n’a pas été là pour elle.

Certains penseront que le suicide n’est que pure lâcheté. Mais les lâches ne sont pas ceux qui décident de se suicider mais plutôt ceux qui ne font que les enfoncer dans la dépression jusqu’à ce qu’ils se disent que le suicide est le meilleur moyen de tout arrêter.

D’autres diront sûrement que oui, la vie au lycée n’est pas toujours facile. Oui, certains sont méchants (Attention, euphémisme !). “Il y a des tas de jeunes qui sont victimes de ce genre de situation et pourtant tous ne finissent pas par se suicider.” Non certes, certains tombent dans la dépression, d’autres dans la drogue ou même l’alcool.

Et puis, si on y réfléchit bien, ce n’était pas forcément à elle de dire qu’elle souffrait, premièrement parce que c’était évident ! En effet, comment ne pas souffrir lorsque tous ceux qui vous entourent ne font que vous humilier et vous harceler ? Ça vous rendrait heureux de vous faire insulter, harceler et humilier tous les jours ? Deuxièmement parce que si nous étions plus attentifs à ceux qui nous entourent, ces “autres solutions”, on y aurait penser avant même qu’elle n’ait l’idée de se suicider.

Oui, il y a d’autres solutions, des associations, des psychologues… etc. Oui, tout ça c’est très bien et heureusement qu’il y en a ! Au lycée, on a la chance de pouvoir compter sur des adultes prêts à nous écouter et à nous aider : l’infirmière, les CPE, nos professeurs etc. Malheureusement, ce n’est pas le cas dans tous les établissements… Mais est-ce que nous, amis, familles, ne pouvons-nous pas aider nos proches lorsqu’ils en ont besoin ? Bien sûr, on ne peut pas toujours intervenir directement mais nous pouvons faire appel à des personnes compétentes. Parfois, il suffit d’une personne, rien qu’une, pour tout changer.

Pour conclure, je trouve cette série est très percutante,elle m’a énormément marquée. Elle nous montre comment notre cruauté peut progressivement pousser une personne à se tuer. Avec cette série, je me suis rendue compte, de manière très brutale, à quel point nous pouvons nous montrer odieux avec les autres, parfois sans s’en rendre compte et d’autre fois en ayant pleinement conscience de la souffrance que l’on peut causer à autrui. Certaine fois, nous ne sommes que les spectateurs et s’est pour cela que la leçon qu’il faut tirer de cette histoire c’est qu’il ne faut jamais abandonné une personne victime de l’acharnement d’autrui car c’est en ne faisant rien qu’on se rend coupable de la mort de cette personne.   

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Le tueur de nos campagnes

Le tueur de nos campagnes

Tout d’abord, je tiens à vous informer que je n’ai de connaissances ni en économie, ni en agriculture, ni même en biologie, en chimie ou en politique, mais j’ai personnellement, et vous aussi je l’espère, la connaissance de la valeur de la vie.

Est-ce que mon entourage est touché par le phénomène ? Non. Est-ce que l’entourage de mon entourage est concerné ? Je ne pense pas. Est-ce que je me sens concerné ? Oui. Pourquoi ? Parce que c’est un phénomène qui nous concerne tous à partir du moment où des vies sont en jeu. 

Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, à la télé ou dans des journaux, il s’agit du glyphosate. Le glyphosate est une molécule contenue dans le Round Up, un herbicide puissant élaboré par l’entreprise Monsanto, celle-là même qui a mondialisé les OGM dans l’agriculture. Le Round Up a connu un succès mondial, au Sri Lanka comme en Colombie, en Allemagne ou en France. Jusqu’à la révélation d’effets nocifs du glyphosate, sur les êtres vivants, homme ou animal, le Round Up était vénéré pour son efficacité.

Mais, commençons par découvrir comment le glyphosate s’est répandu si facilement dans un grand nombre de pays. Quiconque a déjà cultivé son jardin a connaissance de ces petites herbes dérangeantes qui poussent à l’insu de nos plantes et les empêchent de se développer. Eh bien, ces herbes, il faut les arracher. Ah non ! J’oubliais que pour une question de rapidité, d’efficacité, et donc de productivité, aujourd’hui, le progrès des herbicides tue ces herbes avant même qu’elles n’envahissent jardins et champs. Sachez que le Round Up les élimine sans même agresser les semences Monsanto qui sont des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Mais ce qui nous avait été caché outre le risque des maladies, c’est la fonction première pour laquelle le glyphosate était d’abord utilisé : lorsque Henri Martin en 1964 a breveté le glyphosate, ce n’était pas comme herbicide, mais comme un chélateur de métaux : pour faire simple on l’utilisait pour le détartrage.

Voilà ! Oui, voilà la raison pour laquelle le glyphosate a été répandu en quantités exorbitantes dans les champs. Voilà pourquoi ces champs qui, pour certains, se situent près de rivières contaminent les eaux et les nappes phréatiques. Voilà comment des puits, où, quotidiennement, des villageois s’approvisionnent en eau, sont désormais pollués, avec une présence de glyphosate trop élevée pour la rendre potable : au Sri Lanka, certains puits atteignent un taux de 850mg/L de soluble, tandis que l’eau n’est considérée potable qu’à partir du moment où elle n’en contient que 20mg/L. Et la firme a osé avancer que le glyphosate était moins dangereux que le café ou le sel de table ?

Le bilan est simple. Une grande partie des personnes ayant eu un contact direct avec le Round Up de Monsanto sont atteintes du cancer du rein, ou d’autres maladies comme le lymphome non hodgkinien, des maladies, vous l’aurez compris, mortelles. Pour ce qui est des animaux, un éleveur de cochons a pris des photos de certains nouveaux-nés mutants. Et on n’essaie encore de nous faire croire que peut-être le glyphosate est innocent des morts au Sri Lanka ou des malades en Allemagne ?

Comment ne pas se révolter ? Quand l’art nous rapproche de la nature avec des musiques comme L’hymne de nos campagnes, de Tryo, la réalité, elle, nous en éloigne.

Aujourd’hui, le Round Up est interdit dans certains pays, dont la France, mais des agriculteurs désemparés manifestent : que peuvent-ils utiliser si on leur enlève l’herbicide dont ils disposent en quantité depuis des années ?

Personnellement, j’étais très attristée quand j’ai vu ce reportage sur Arte, où l’on voyait des témoignages de personnes, comme vous et moi.

Finalement, selon vous, quelle solution est la plus humaine : continuer de voir des gens mourir sur une planète nécrosée ou remplacer les produits écocides par des produits respectueux de l’environnement et des Hommes ?

Article :  Lebreton Marine

Dessin de presse : Anaïs le Turdu

le TIME brise la glace du sexisme !

le TIME brise la glace du sexisme !

Le 18 septembre dernier, le Time, journal majeur américain, a lancé le projet « FIRSTS ». Mené par Kira Pollack, directrice de photographie et des entreprises visuelles du journal, il met en avant les expériences de femmes pionnières dans leur domaine.

Time nous offre une série de 46 splendides portraits de femmes, toutes différentes les unes des autres. D’Aretha FRANKLIN à Serena WILLIAMS en passant par Ilhan OMAR, Ellen DEGENERES, Hillary CLINTON et bien d’autres, toutes diffusent un message fort et inspirant. Mais « FIRSTS » s’étend à des dizaines de vidéos, interviews et même un livre.

Ce projet est une réelle avancée dans le combat féministe. Le Time aussi mériterait la dénomination de « first », car pour la première fois un journal d’une telle envergure diffuse un message d’empouvoirement et d’autant plus de cette ampleur ! Il montre aux jeunes filles, jeunes femmes et femmes de toute la planète des modèles féminins contemporains et variés auxquels elles peuvent s’identifier. Dans chacune des interviews elles emploient les mots justes et avec une spontanéité qui nous touche et nous fait nous sentir comme celles à qui elles voulaient parler ; on se projette, se reconnaît, s’identifie dans leurs paroles. Pour sûr le mot d’ordre derrière lequel toutes se rejoignent est « briser la glace ».

Au delà du contenu proposé dans le journal et des splendides portraits photographiques de Luisa DÖRR, les interview sont elles aussi d’une très grande qualité. Organisées par grands thèmes, elles réunissent les dires des ambassadrices sur les différents sujets. Malgré le fait que toutes soient de nationalité américaine, et donc propose une vision “restrictive” du combat féministe, ces femmes sont pleines d’inspiration et transmettent une force incroyable : à nous de nous en inspirer et d’à notre tour « briser la glace » !

 

« Peut-être que tu peux juste faire une liste des choses que tu voudrais que les hommes fassent, et on les ferra pour toi »

Nancy Pelosi (membre de la chambre des représentants)

« Je ne veux personne découragé par ma défaite »

Hillary Clinton (candidate aux dernière élections présidentielles)

« Ton travail n’est pas de monter comment tu es différente. C’est de montrer comment tu es similaire. »

Nikki Haley (ambassadrice à l’ONU)

« Évidement nous sommes tous féministes hein ? On veut tous que les femmes soient vues comme un égal ? »

Cindy Sherman (photographe)

« si quelqu’un d’autre peut le faire, pourquoi pas toi ? »

Geisha Williams (PDG hispano-américaine)

« Si il y a de l’opposition cela signifie qu’ils remarquent le changement. »

Katharine Jefferts Schori (ecclésiastique)

M.POTOCZNY

Sources :

TIME (september 18, 2017)

Ma lettre au président

Ma lettre au président

Monsieur le président,

Depuis deux semaines, j’ai eu peur, peur de voir la haine, l’égoïsme et l’intolérance prendre le dessus sur la paix, l’union et le respect.

Je suis fière d’être une citoyenne de ce beau pays qu’est la France, et je ne suis personne pour en dicter sa conduite. Cependant je refuse de voir cette terre perdre ses couleurs, tout comme je refuse de voir l’Europe et le Monde eux aussi se fader. Je refuse de baisser les bras . Alors monsieur le Président, je vous fait part de mes peurs et mes inquiétudes, de ma colère mais aussi de mon espoir.

J’ai peur de ne pas trouver d’emploi après cinq ans d’études, que l’énergie et la passion qui m’ont poussée à apprendre ne me permettent pas l’épanouissement dans mon travail. Je ne veux pas être contrainte de choisir un emploi par défaut, d’être soumise à des exigences qui ne me parlent pas. Est-ce trop demander d’être heureux dans sa profession ? « Donner une place à chacun par l’école et le travail ». En tant qu’étudiante je crois en un apprentissage correspondant à chaque individu, des enseignants pour transmettre les savoirs, des conditions d’enseignement propices ainsi que l’ouverture de portes et de la diversité dans l’apprentissage.

J’ai peur d’apprendre que l’on a encore gagné deux degrés, que la liste des animaux en voie de disparition et celle de ceux qui n’existent plus s’allongent, que de nouveaux hectares de forêts ont été abattus. Je ne supporte plus cette consommation et cette production qui se font au détriment de l’environnement alors que des solutions existent. Pourquoi encore couper des arbres qui nous permettent de respirer, alors que les millions de tonnes de déchets que nous jetons pourraient être recyclés (plus qu’ils ne le sont déjà)?

J’ai peur de voir la culture une fois de plus mise de côté et cela me met en colère. Imaginez ne serait-ce que pendant une seconde une France sans culture. Plus de livres, plus de cinéma, plus de théâtre, de musique, de cirque, de musées, le délaissement de notre patrimoine et de nombreux domaines qui manquent à la liste. La culture est un vecteur de partage, de rassemblement, d’expression et de transmission. Elle donne, en plus du bonheur que l’on sait être un vecteur fort d’accomplissement, l’énergie, la force et la volonté pour accomplir cette « tâche immense » dont vous nous parlez tant.

Je suis en colère d’entendre que l’égalité Homme-Femme est atteinte, d’être sifflée parce que je porte une jupe, de voire que le sexe est un facteur à l’embauche et sur la feuille de paye, que parce que l’on est du sexe féminin on ne peut disposer de son corps comme on l’entend. Les exemples sont là encore bien plus nombreux. Pour « que la France soit elle même »,chacun doit pouvoir être lui même. Pour cela la meilleure arme reste l’égalité et ce peu importe son sexe, son âge, son statut, son orientation sexuelle, sa couleur de peau, son mode de vie, son origine …

Durant ces cinq ans, vous prendrez des décisions que nombreux d’entre nous ne verrons pas ou ne comprendrons pas, moi la première.Cependant, ce quinquennat peut aussi permettre de véritables avancées humanistes. Redonnez nous l’espoir, montrez nous que des changements se font, que c’est possible. Prouvez nous que nous ne sommes pas seuls à penser, à rêver. C’est en voyant des acteurs, des progressions et que tout cela n’est pas vain, que l’on s’engagera et que par l’unité nous avancerons.

Individuellement et à petite échelle les combats sont bien plus durs et bien plus longs. Nous avons la ferveur, l’énergie et le courage ; donnez nous l’unité.

M.POTOCZNY

La vague Trump, témoin du malaise démocratique

La vague Trump, témoin du malaise démocratique

Le mardi 8 novembre dernier, l’Amérique a choisi son 45ème président : le milliardaire et très polémique Donald Trump. Le 20 janvier dernier, le Président américain le moins aimé depuis 40 ans, entre à la Maison Blanche, alors que des manifestations monstres s’organisent partout dans le pays et dans le monde. Cet homme que l’on qualifie de “mégalomane” de “vulgaire”, de “misogyne” et de “xénophobe” et qui n’a aucune expérience politique, est maintenant à la tête de la 1ère puissance mondiale : coup dur pour le modèle démocratique occidental.

Cette victoire fut surprenante, en effet Hillary Clinton, son ancienne concurrente démocrate, était annoncée gagnante par la plupart des sondages, des spécialistes et des médias du monde entier. Selon le site The Hill, seulement 3 % des quotidiens américains soutenaient le magna de l’immobilier. Comment a-t on pu se tromper de la sorte ?

Donald parle à ses supporters lors de la campagne, à Prescott Valley, Arizona. (Source : Gage Skidmore)

Si nous nous sommes trompés, c’est que nous : gens des médias (de la presse ou de la télé) ou personnes classées comme “intellectuelles” faisons partie d’une élite bien-pensante de la démocratie, qui se rapproche plus des idées de Clinton et de Washington, que de la vision populiste et sans complexes de Trump. Pour tous, une victoire de cet OVNI de la politique était complètement de la science-fiction. C’est pourtant bel et bien Lui qui a été élu, lui l’anti-establishment dénonçant le décalage de Washington et des ses élites, que représentent les Clinton, par rapport au peuple américain.  C’est justement ce peuple oublié de l’Amérique qui a rendu possible la victoire de l’actuel locataire du bureau ovale. Toute la région centrale des USA a voté pour le candidat républicain, les régions généralement les plus rurales et moins développées économiquement du pays, où l’industrie est à l’agonie. C’est ce ras-le-bol de la politique et du pouvoir de Washington qui a fait gagner le candidat “anti-système” Trump, exemple de la faillite du système politique moderne et de ses élites déconnectées de la réalité, non représentatives du peuple qu’elles ne comprennent plus ; c’est du moins ce que dénonce M.Trump.

Cette mentalité inquiète partout dans le monde : les citoyens qui rejettent ce que l’on pensait acquis pour et par la démocratie et le bien commun : le Brexit au Royaume Uni, les accords de paix avec la FARC rejetés par référendum en Colombie, la volonté du Burundi et de l’Afrique du Sud de quitter la Cour pénale internationale etc. de plus, on voit de plus en plus de pays séduit par un autoritarisme, principalement de droite, comme en Europe de l’est avec la Pologne, la Hongrie et toujours la Russie.

La polémique œuvre street-art de Mindaugas Bonatu, représentant Donald trump et Vladimir Poutine à Vilnius (Lituanie). (Source : ecrf)

Ainsi, en France, le journal Le Monde publiait dans son numéro du 8 novembre 2016 une étude révélant “la grande fatigue démocratique des Français. Selon ce sondage réalisé par l’IPSOS-SOPRA STERIA, le Monde, l’Institut Montaigne et Sciences Po, 32 % des sondés estiment que “d’autres systèmes politiques peuvent être aussi bon que la démocratie”. De plus, 20 % des personnes interrogées plébiscitent un régime autoritaire, selon eux, “les citoyens ont, en démocratie, trop de droits et pas assez de devoirs”. Cela explique la montée, depuis plusieurs années, des extrêmes principalement à droite avec le Front National de Marine Le Pen. D’anciens modérés surfent sur cette vague populiste, d’où la dérive identitaire et démagogique de l’ancien candidat à la présidence Sarkozy qui met en avant une prétendue “identité nationale” ; ou encore la grossièreté trumpiste assumée du “Républicain” Patrick Balkany, particulièrement envers les journalistes. Cette volonté transparaît aussi dans la victoire de François Fillon à la primaire de la droite, que certains qualifient de “réac”, marqué par des valeurs traditionnelles chrétiennes. Ce même candidat qui, empêtré dans des affaires, scande au “complot politique” et pointe du doigt les médias et même la Justice. Tout comme lors de la campagne de l’actuel Président américain. La présidentielle en France de 2017 risque de suivre le modèle américain, avec ses abus et ses dérives. Ainsi le débat français, au lieu de parler de véritables problèmes, s’est concentré sur la burkini ou bien la dose de frites dans les cantines…

Trump, rentré à la Maison Blanche ce 20 janvier, représente à lui seul l’autodestruction de la démocratie occidentale par la haine, la bêtise et la démagogie populiste. Le phénomène Trump s’exporte déjà partout dans le monde, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de notre si chère démocratie…

Bouhier Pierre