La compagnie aérienne qui va vous faire voler pour pas cher….

Toutes les personnes ayant la chance et le plaisir de voyager le savent. De plus, si vous êtes un habitué des Caraïbes, vous devez sûrement être au courant. Sinon, vous allez le découvrir. Une nouvelle compagnie aérienne de longs courriers s’est créée il y a peu de temps : French Blue de son nom d’origine.

French Bee, à l’origine French Blue, est une compagnie aérienne qui permet de rejoindre l’île de la Réunion, la République Dominicaine, la Polynésie Française, ou encore San Francisco à petits prix.

En 2016, Jean-Paul Dubreuil, propriétaire du Groupe Dubreuil ainsi que de la compagnie aérienne Air Caraïbes, décide de créer une nouvelle compagnie aérienne longs courriers low cost : French Blue. Cette compagnie, « petite soeur » d’Air Caraïbes, a changé de nom en janvier 2018 car une compagnie américaine, Jet Blue, a contesté l’utilisation du mot « blue ». Afin d’éviter un long procès juridique, la compagnie vendéenne a décidé de modifier son nom pour devenir French Bee (« l’abeille française »). Depuis sa création et son premier vol allant de Paris-Orly à Point-à-Pitre (Guadeloupe) le 16 juillet 2016, French Bee a acquis 3 avions (Airbus A330-300, Airbus A350-900 et Airbus A350-1000) pour pouvoir se développer et ainsi proposer plus de destinations et plus de périodes de départs. En 2017, la compagnie comptait 130 employés pour satisfaire aux besoins/les attentes des voyageurs.

Même si cette compagnie n’en est qu’à ses débuts, elle fait déjà parler d’elle en faisant concurrences aux plus grosses compagnies. En effet, si nous prenons l’exemple avec la Réunion, nous avons pu constater que French Bee « a mangé » 15% du marché parmi les compagnies aériennes qui desservaient l’île (Air France, Air Austral, Corsair et XL Airways). De plus, face à cette concurrence et 6 mois après l’arrivée de French Bee sur le territoire réunionnais, XL Airways a annoncé devoir réduire son programme de vol entre Paris et l’aéroport de Saint-Denis Rolland Garros puisque la compagnie n’arrivait plus à remplir suffisamment ses avions. Cela nous prouve donc que French Bee se développe plutôt vite, au regret de ses concurrents.

En ce qui concerne les tarifs, la compagnie propose des tarifs très attractifs, que ce soit pour les habitués de voyages ou les novices. A titre d’exemple, pour les mois de février et mars (pendant la basse saison), il vous est possible de trouver un vol aller-simple Paris-Orly/la Réunion Saint-Denis pour environ 229 euros. Évidemment, ce tarif s’entend pour une offre basique, c’est-à-dire que pour ce prix, vous ne pourrez pas avoir de bagage en soute, juste un bagage cabine. En outre, pour bénéficier d’offres supplémentaires comme le repas et les boissons, il vous faudra débourser un petit peu plus. Mais si vous êtes prêts à faire quelques sacrifices pendant votre vol, vous pourrez vous envoler vers plusieurs îles pour de très bons prix.

Néanmoins, la création d’une nouvelle compagnie aérienne n’a pas que des avantages. Qui dit nouvelle compagnie dit plus d’avions donc plus de pollution. En effet, on compte aujourd’hui environ 102 000 vols commerciaux journaliers, ce qui affecte la faune, la flore mais aussi la santé humaine. Prenons l’exemple d’un trajet aller-retour de 500 kms. Même si l’avion est considéré comme moins pollueur que la voiture (étant donné qu’ils sont moins nombreux), il émet quand même entre 145 et 241 kg de CO2 par passager, ce qui équivaut entre 50 et 80 kg de kérosène par passager. En ce qui concerne les impacts écologiques, le rejet de CO2 et d’autres gaz dû aux nombreux avions renforce l’effet de serre et donc le réchauffement climatique ce qui se répercute fortement sur la flore (surtout lors de largage de kérosène en pleine forêt en cas d’urgence). De plus, le kérosène a aussi des effets négatifs sur la santé humaine. En effet, les personnes vivant à côté d’aéroports ou travaillant au contact des avions sont plus sujettes à avoir des bébés prématurés, à avoir une espérance de vie plus courte, à avoir plus de maux de têtes, vertiges, nausées….

Pour conclure, nous pouvons noter que les avions de lignes émettent environ 2% des rejets mondiaux de CO2 contre approximativement 15% rien que pour les voitures…

 

 

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