Denis Mukwege : “L’homme qui réparait les femmes”

Originaire de la République Démocratique du Congo (RDC), Denis Mukwege a obtenu le prix Nobel de la paix en 2018. Cet homme, qui défend les droits de l’Homme et se bat contre les violences commises sur des femmes, est devenu un véritable symbole.

 

Mais qui est-il ?

Enfant de pasteur, Denis Mukwege est le troisième enfant de sa famille. A l’âge de huit ans, il découvre sa vocation de médecin, après avoir vu de ses propres yeux un enfant malade qui n’avait pas la possibilité d’être soigné.

Il devient en premier lieu pédiatre, avant de se convertir en gynécologue lorsqu’il se rend compte des difficiles conditions de vie des femmes de sa région. Dès lors, il se forme en France, avant de repartir au Congo.

C’est ainsi qu’accompagné de sa femme et de ses trois enfants, son combat commence. Pensant pouvoir aider l’accouchement des femmes via la pratique de la césarienne, il découvre que des hommes les ont violées et mutilées. Par exemple, sa première victime lui confie que son appareil génital avait été déchiqueté par des belles. Dès lors, 40.000 patientes vont partir se faire opérer dans sa clinique de Panzi “Les viols sont planifiés, organisés, mis en scène. Ils correspondent à une stratégie visant à traumatiser les familles et détruire les communautés, provoquer l’exode des populations vers les villes et permettre à d’autres de s’approprier les ressources naturelles du pays. c’est une arme de guerre. Formidablement efficace.”.

Au Congo, le viol est utilisé comme arme de guerre, de démolition et de terreur. Des femmes, des petites filles et depuis peu des bébés sont violés collectivement et en public.

C’est ainsi que le Dr Mukwege se bat depuis 14 ans afin de dénoncer ces horreurs et assurer la sécurité des victimes. Par jour, il a pu faire dix à douze opération. De plus, après avoir vu la généralisation des viols par les groupes armés, il a alerté des ONG ou bien la Maison Blanche.

Par conséquent, son combat a été entendu à l’international. Cela se traduit par des prix internationaux, comme le prix Sakharov en 2014 et Nobel en 2018. Il y a d’ailleurs déclaré : “Il n’y a pas de paix durable sans justice”.

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