L’augmentation du prix du ticket de métro au Chili : la goutte d’eau qui a fait déborder le vase

 

Crédit : SEBASTIÁN CISTERNAS / ATON CHILE / AFP

Au cours de la semaine du 14 Octobre 2019, l’annonce par le président chilien Sebastian Piñera, de la hausse du ticket de métro a mis le feu aux poudres et a provoqué “une explosion de colère sociale” chez les chiliens. 

 

D’après lemonde.fr. Entre immeubles tagués, incendies, panneaux de signalisations à terre, pillages et saccages de magasins, la capitale chilienne ressemble à un véritable champs de bataille. En effet, suite à  cette annonce par le président, des émeutes au cœur du pays se sont multipliées entraînant la mort de 15 personnes. Les confrontations entre manifestants, police et armée s’endurcissent notamment suite à l’instauration d’un couvre-feu dans plusieurs villes du pays et surtout par la prise de décision de Sebastian Piñera de déployer plus de 9 000 soldats dans les rues de Santiago. Une action perçue par certains sociologues comme “une erreur” qui remémore le traumatisme de la dictature d’Augusto Pinochet pour les chiliens.

En ce dimanche 20 octobre, alors que le président chilien a annoncé l’annulation de la hausse du prix du ticket de métro, les manifestants n’ont pas cessé le feu. En effet, cette annonce a été retenue comme “la goutte d’eau qui a fait déborder le vase” qui privatise la vie quotidienne des chiliens qui sont de plus en plus considérés comme consommateurs selon le sociologue Carlo Ruiz. Le Chili est l’un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE où le coût de la vie ne cesse de s’élever. Ainsi, alors que la moitié des travailleurs chiliens gagnent l’équivalent de 500 euros ou moins par mois, l’augmentation du prix du ticket de métro aurait été pour beaucoup, impayable. Dimanche après-midi, plusieurs jeunes sont venus manifester pacifiquement pour “montrer que ce mouvement n’est pas violent, que les incidents sont le fait d’une minorité”, défend Luis Santana.