Crapauds, grenouilles, hérissons, renards, lièvres, oiseaux, sangliers, chats, chiens,… sont écrasés chaque jour sur nos routes.

Quelles en sont les causes ?

La vitesse tue, c’est bien connu et les animaux n’y échappent pas ! Plus on roule vite, plus il est compliqué de freiner pour éviter de percuter un animal qui traverse une route sous ses yeux !

Les périodes de chasse poussent aussi sangliers, renards, biches… à traverser les routes pour échapper aux chasseurs et se font tuer ou blesser par les voitures.

Et logiquement aussi, le réseau routier qui continue de s’étendre n’aide pas à réduire cette hécatombe ! Le nombre de ces animaux sacrifiés est juste écœurant, c’est par millions qu’ils se font écraser !

Pourtant des solutions existent

Diminuer sa vitesse pour avoir le temps de freiner et d’éviter ainsi de tuer la faune environnante est une première clé mais d’autres solutions plus efficaces car ne reposant pas sur la volonté des uns et des autres existent déjà : les passages à faune ou écoducs. Ces initiatives essaiment un peu partout en France et c’est une bonne nouvelle !

Qu’est-ce qu’un passage à faune ?

C’est un aménagement qui permet le passage des animaux (sur les routes, barrage, voies ferrées) et permet donc la préservation de la biodiversité. Selon les espèces les passages sont différents :

Pour les amphibiens, se sont des petites canalisations sous les routes (crapauduc ou batrachoduc). Pour les poissons migrateurs, ce sont des torrents artificiels (passe à poisson). Pour la grande et la petite faune, il y a des passerelles végétalisées.

Petits aménagements ou grands travaux, le coût écologique ne semble plus être un frein ! Par exemple, dans les Hauts de France, plusieurs passages à faunes ont vu le jour : en Forêt de Retz par exemple, un passage faune a été mis en service en 2010. Son coût: 3,4 millions d’Euros ! Financé à 50% par l’État et à 50% par la région Picardie. Mais une campagne de suivi à l’aide de pièges photographiques réalisée en 2014 montre que les résultats sont là : de grandes espèces comme  cerf élaphe, le sanglier, le chevreuil , le renard roux, le blaireau européen ont pu être détectées, d’autres espèces plus petites bénéficient sans doute aussi de ce passage à faune mais elles ne sont pas détectables. 

Exemple de réalisation possible : passage à faune de la RN2 en Forêt de Retz.

En 2015, environ 1.500 passages à faune jalonnaient déjà les 11.882 kilomètres du réseau autoroutier hexagonal.

 

Et pour finir, moi je vous dis que la loi oblige (1) le ou la maire à prendre en charge les animaux blessés sur les routes de sa commune. Donc si vous trouvez un animal blessé, n’hésitez pas à le faire savoir au maire du village où vous vous trouvez car il devra appeler la fourrière communale ou directement un vétérinaire et l’animal sera soigné.

 

Amandine Texier, élève de 4°.

 

Sources :

(1) https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/10830-que-faire-lorsquon-trouve-un-animal-errant-blesse/

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/14961-une-photographe-sensibilise-sur-les-animaux-morts-accidentes-sur-la-route/#

https://www.hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/?Les-passages-faune-de-la-RN2-en-Foret-de-Retz

https://www.lepoint.fr/automobile/ecoponts-et-ecoducs-passages-pour-animaux-et-vitrines-ecolo-03-07-2015-1942072_646.php

http://www.protection-animaux.com/publications/animaux_sauvages/infothek/mb_accidents_circulation.pdf

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/1671-un-guide-pratique-pour-sauver-les-grenouilles-et-les-crapauds-amoureux/

 

6 pensées sur “Sur la route, protégeons nos animaux !”

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