Ateliers antiques au collège

Le 14 Janvier 2019 (au matin) nous, les latinistes du collège (avec ceux du lycée) avons assisté à plusieurs ateliers antiques, proposés par l’association “ACTA”.

1. Un premier atelier autour du combat des gladiateurs :

Nous avons fait un entraînement au combat avec explication des gestes techniques.

Noms des techniques et matériels utilisés :

  • gestes basiques: unus, percutite, custodia.
  • matériel : bouclier, dague.

2. Pendant le deuxième atelier, nous avons découvert l’équipement d’un légionnaire :

L’équipement d’un légionnaire est constitué pendant l’époque républicaine, d’un casque en bronze très lourd (plus de 3kg),

d’un bouclier rectangulaire (plus de 5kg), d’un glaive (une épée très courte),d’ un pilum (une lance) et pour les plus riches, de la cotte de maille qui coûte le prix d’une exploitation agricole. L’armée romaine s’est servie de l’équipement gaulois pour améliorer son équipement. Elle ne fournit que le casque et le pilum. Le bouclier est une pièce principale de l’armement du légionnaire, il est constitué de lattes de bois, de tissu et de peaux de bête. Il ne faut pas croire les clichés sur l’armement du légionnaire comme par exemple que l’armure du soldat romain est en fer, comme dans Astérix alors qu’il est en peaux de bête.

3. Le théâtre était la 3ème activité :

L’animateur nous a expliqué pourquoi le théâtre était muet à l’époque impériale : l’empire s’étend dans plusieurs pays qui ne parlent pas la même langue, c’est pour cela que le théâtre est muet.

Donc nous avons participé comme acteurs dans la scène de théâtre qui était en salle 30. Le premier personnage était Pappus joué par Rémy. C’est un vieil homme riche, il est gros car il aime les repas copieux, il nargue et séduit le public à la recherche d’une Puella (d’une jeune fille).

Le 2ème personnage Servus joué par Roman est son esclave. Il nargue son maître en cachette, en l’imitant pour le ridiculiser devant le public. Pappus voit son esclave l’humilier derrière son dos.

Le 3ème personnage apparaît, c’est la Puella joué par Lou. La Puella cherche un vieil homme riche pour récupérer son héritage : elle le voit avec une grosse bourse et commence à l’amadouer. Pappus attiré par son attention veut tout de suite se marier.

Le 4ème personnage était la sorcière, jouée par Inès. La sorcière en voyant Pappus qui a trouvé une belle fille est très en colère. Elle jette un sort sur Pappus mais l’esclave s’interpose pour protéger son maître et se prend le sort de plein fouet, il se transforme en poulet.

3. Pour finir, les sixièmes ont rejoint tous les latinistes dans l’amphithéâtre du lycée pour assister au spectacle de gladiateurs.

Avant la représentation, l’animateur a levé les préjugés que le public pouvait avoir sur les gladiateurs : les combats ne duraient que quelques minutes (de 5 à 13) car ils étaient très fatiguants. Il nous a appris qu’il n’y avait presque pas de combats à mort. Si un gladiateur demande la mort, il fait un signe de la main. C’est celui qui payait l’école de gladiateurs qui décidait si le gladiateur mourrait ou non. Si l’homme politique ou important (celui qui paye l’école) décide que le gladiateur meurt, ce dernier se suicide, c’est un signe de respect. Si au contraire, il lui laisse la vie sauve, les deux gladiateurs quittent l’arène et soignent leurs blessures.

Il y avait plusieurs types de gladiateurs :

  • le Provocator : débutant dans l’arène
  • le Rétiaire : il possède un filet, un trident et une dague
  • le Thrace : il possède un petit bouclier, un casque et un glaive

Il y a plusieurs types de combats :

  • les condamnés à mort combattent contre des animaux le matin
  • les combats de gladiateurs l’après-midi

Les gladiateurs s’entraînent beaucoup, pendant des mois. Ils s’entraînent sur des pieux ou des troncs d’arbres, avec des armes en bois pour ne pas se blesser. Un gladiateur connu fait environ cinq à six combats par an et gagne environ trois ans du salaire d’un soldat par combat.

Le combat que nous avons vu était un duel de provocatores. L’arbitre séparait les deux combattants à l’aide d’un long bâton en bois. Leurs armes étaient réelles mais non aiguisées.

Par moments, le combat ressemblait à une danse : les provocatores se tournaient autour et  faisaient de grands mouvements.

Compte-rendu écrit par les élèves latinistes de 5e.

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