Juil
31
Classé dans (Le Torchon en vacances) par la Vieille Garde le 31-07-2011

Hier soir, sous des cieux enfin cléments, nous pûmes assister au troisième concert de l’été ailleurs que dans la salle du Chillou. Ce fut donc le boulevard Blossac, ou plus exactement les promenades, qui devienrent scène éphémère.

Le spectacle m’attira car je venais de terminer mon chapitre de 4è sur les problèmes nationalistes et avais donc fait allusion aux Balkans dans les années 1912-1913. Or, Rona Hartner met en scène, légèrement revisitées, des chansons et des airs tziganes en provenance de cette partie de l’Europe orientale. Cette jeune femme fut découverte dans le Gadjo dilo de Tony Gatlif, avec aussi Romain Duris. Ce que j’ai beaucoup apprécié, ce fut le soin qui était pris pour présenter, avec humour et concision, les chansons et les airs. Nous pouvions ainsi saisir, si ce n’est le sens des paroles, du moins les sentiments que le texte mettait en avant, afin de mieux percevoir l’adéquation avec la musique.

Pour moi qui ne suis pas un véritable amateur de ce type de musique, ce fut malgré tout un agréable moment et l’occasion d’une découverte culturelle que je ne regrette pas du tout. Saluons à nouveau la qualité des spectacles proposés (je n’ai pu voir le groupe mister valaire auquel le dernier numéro de Phosphore consacre un article, et le déplore) et leur salutaire éclectisme qui s’allie fort bien à d’autres spectacles plus classiques mais qui attirent aussi des artistes internationaux, telle Natalie Dessay, le 2 août, ou bien le festival des claviers en Poitou. Que de richesses culturelles à vivre, voir, entendre, sachons en profiter.

Juil
29
Classé dans (Le Torchon en vacances) par la Vieille Garde le 29-07-2011

Il n s’agit pas pour moi de faire ici l’apologie du collège de Saint Gervais les Trois Clochers (dont tout le monde sait qu’il n’en a en fait qu’un, les 2 autres étant ceux d’Avrigny et Saint martin de Quinlieu, aujourd’hui disparus, bref) qui porte ce nom, mais de présenter ledit Maurice Bedel, en ce vendredi jour de citation littéraire.

Parti de bon matin à bicyclette (tiens, ça me dit quelque chose…) je me suis rendu en la proche localité de Thuré qui, décidemment, recèle bien des richesses. On nous y a présenté, rapidement, et en présence d’un journaliste de la NR (tiens, ils existent, ils se déplacent?) la vie et l’oeuvre de Maurice Bedel (1883-1954), enfant adoptif du pays. Ce parisien, issu d’un milieu bourgeois et cultivé entreprit des études à la fois littéraires et scientifiques, ce fut un touche à tout culturel, mais c’est bien une thèse de médecine en psychiatrie qu’il soutint en 1911. Dès 1910 il avait entrepris la rédaction de son journal intime qui, étudié, nous permet de mieux comprendre cet homme.

Les hasards de l’existence lui firent épouser une demoiselle de Thuré, demoiselle de bonne famille, ce qui leur permit de tenir salon tant à Paris qu’en leur propriété poitevine, liant des contacts avec les hôtes de la Plante par exemple (vous notez la pertinence des liens, d’un article à l’autre!). Lors de la première guerre mondiale, engagé dans les chasseurs alpins, il eut des contacts avec des Norvégiens engagés volontaires, par la suite, le gouvernement de ce pays lui demanda de faire des achats d’oeuvres de grands peintres français, lesquelles ornent donc les murs du musée d’Oslo actuellement, fichtre, l’influence du Poitou ne se dément pas.

Suspecté d’un certain antisémitisme et d’une relative xénophobie, fasciné, comme beaucoup à cette époque, par le fascisme et le nazisme qu’il désirait comprendre, il changea du tout au tout en découvrant à Châtllerault un homme portant l’étoile jaune. Ce changement donna lieu à la production de textes qui furent détruits en 1940 par les Allemands dans sa résidence parisienne. Ils semblaient peu apprécier le revirement de ce germanophile qui, en 1937 s’était rendu en Italie et en Allemagne afin de voir vraiment ce qui se déroulait dans ces deux pays.

Ce prix Goncourt de 1927 est peu connu actuellement. Pour les Poitevins il l’est surtout en raison de sa Géographie de mille hectares puis de son Histoire de mille hectares (disponibles au fond ancien de la bibliothèque de Châtellerault, au château). Dans ces deux ouvrages, en un style poétique, très XIXème, parfois pompeux, il décrit les paysages et la vie des habitants des environs. Il est vrai que, pour qui aime ce coin de France, il est très plaisant à lire, bien que marqué culturellement et historiquement. Mort lors d’un retour d’un voyage en Orient il est enterré au cimetierre de Montparnasse, à Paris.

Cet auteur mériterait à coup sûr une redécouverte. Je ne sais si son oeuvre qui eut un temps son heure de gloire est susceptible de traverser les siècles et de bien vieillir, mais, pour les deux ouvrages cités, elle a le grand avantage de ressusciter, aux yeux de ceux qui aiment les environs, en une langue qui reste agréable, une époque qui l’était tout autant et est désormais, c’est à craindre, irrémédiablement perdue.

Juil
29

façade sud, XIXème.

En 1810, le château a été construit, sans le premier étage, qui, lui, a été construit ensuite en 1875 par l’arrière grand-père de l’actuelle châtelaine, pour les enfants, car la famille s’était agrandie.  Ce château est du 19ème siècle, de style  néo classique, c’est à dire Louis XVI. Le type de pierre utilisée dans ce château est le tuffeau, pris dans les carrières en-dessous du château. A  là place de cette carrière il y a maintenant une cave qui servait autrefois à  entreposer le vin qui était fabriqué par le châtelain, il y avait plusieurs hectares de vignes sur la propriété. Le phylloxéra (maladie de la vigne) a décimé celle-ci au début du 20 ème siècle, c’est pour cela qu’aujourd’hui la production de vin s’est arrêtée.  On  trouve également aux alentours de la cave un four à pain qui a été restauré par les actuels propriétaires.

J’ai également vu l’entrée des souterrains du château qui vont, selon les plans, jusqu’à Scorbé-Clairvaux. Dans ces souterrains nous avons remarqué un étrange bassin de pierre haut qui servait à la conservation de la nourriture  pour les bêtes et pour les habitants du château.

Ce sont les actuels propriétaires qui ont ouvert quatre chambres d’hôtes au premier étage du château, car ils ne sont plus que tous les deux dans cette maison d’ une vingtaine de pièces.

Manon.

Juil
29
Classé dans (La citation des vacances) par la Vieille Garde le 29-07-2011

A ceux qui s’interrogent encore (et surtout en cette période de vacances, qui ne saurait se résumer à un temps d’oisiveté),  sur les bienfaits de la lecture et la nécessité de se cultiver, je souhaite faire partager cette citation de Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, plus connu sous ce seul patronyme:

“je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé”.

Il y a là quelque chose de beau, de rassurant, d’effrayant peut-être aussi, si l’on tombait dans un quelconque excès. Cette citation m’est revenue en pensant à une scène d’un film que j’apprécie beaucoup: Les chansons d’amour. On y voit une jeune fille à l’enterrement de sa soeur tout à coup se précipiter nerveusement sur un livre et lire. Cherche-t-elle dans les mots d’un autre de quoi expliquer sa douleur, de quoi la comprendre, de quoi l’oublier? Les livres, comme la musique, certaines oeuvres d’art, odeurs ou paysages, sont liés à des moments de notre vie de manière évidente, lisez Proust et cette sublimissime Recherche du temsp perdu. Ils peuvent nous consoler, non en tant que livres naturellement, mais car la pensée et les émotions qu’ils véhiculent nous peuvent faire du bien. Je sais prendre plaisir à relire certains textes en fonction de mon humeur. Ils sont source de réflexion ou d’appaisement.

Peuvent-ils aider à surmonter tous les chagrins? Je pense que cela dépend de la personne. Un livre de portée religieuse pourrait consoler un individu, croyant, de la perte d’un proche, en lui ouvrant des perspectives de réflexion ou d’espérance. Cependant, le même livre ne servirait de rien à un individu non-croyant auquel les propos tenus ne sembleraient être qu’obscurantisme et inepties. Livre et lecteur doivent donc s’accorder et de cet accord découle assurément un bien-être.

Lisez donc, peut importe si ce sont des romans, de la poésie, du théâtre, de la philosophie ou des bandes dessinées, il faut lire pour s’ouvrir et découvrir, non seulement au collège, mais aussi en vacances! Il en va de votre équilibre et de votre bien-être! Peut-être faudrait-il d’ailleurs songer, au vu des bienfaits rencontrés,  à faire rembourser les livres par la Sécurité Sociale, plus que les médicaments? 

Juil
27

façade Est, XIXème

Aujourd’hui je me suis rendue au château de la Plante, qui se situe à Thuré, pour le visiter.  Nous avons pu visiter les souterrains et les jardins de ce château. Nous avons également vu un four à pain en état de marche et un endroit qui se situait sous le château qui servait de cave.

Ce château a été construit en 1810 par monsieur Barbotin, l’ancêtre des propriétaires actuels. Il y a un terrain  d’environ 10 hectares dans le parc du château. Maintenant, il sert de chambre d’hôtes,  il y a une douzaine de chambres, avec 4 chambres d’hôtes qui peuvent accueillir jusqu’à 4 personnes. Nous avons pu visiter une partie des souterrains qui servaient à garder le vin. On pouvait supposer que les souterrains allaient  jusqu’à Scorbé-Clairvaux.

J’ai trouvé la visite un peu courte, et j’aurais préféré pouvoir visiter le château.

Juil
25
Classé dans (Le jeudi, c'est cinéma !) par la Vieille Garde le 25-07-2011

La fin de la série est déjà presqu’ancienne, sur le papier. Sur la pellicule, le dernier opus des aventures du sorcier qui me ressemble tant, est quant à lui sorti le 13 juillet sur nos écrans français et c’est ce soir que je me suis rendu au cinéma pour voir ledit film qui, fort heureusement, est tout simplement en 2D lors de certaines séances. Quelques jours d’attente et de patience, entre la sortie en salle et hier soir, destinés à laisser passer les grandes foules.

Raté! Encore du monde, trop de monde, beaucoup trop! Je me suis habitué, 4 ans durant, au luxe de ma salle déserte tous les dimanches soir et rien n’y fait, avoir du monde devant moi m’insupporte. Notez que j’ai des raisons: les chuchotis audibles 4 rangs plus loin, les portables qui s’allument alors qu’il est stupide de savoir l’heure, sauf à vouloir sortir avant et encore faut-il savoir l’heure pour le faire? J’ajoute le pop-corn, qui a inventé cela, qui a eu cette idée folle, un sourd assurément, ou quequ’un qui voulait tuer le cinéma! Hier soir ce fut calamiteux et non seulement nombre de ceux qui mangent du pop-corn sont aussi discrets qu’un brontosaure dans une cabine téléphonique mais aussi particulièrement sales, au vu de ce qui restait sur leur siège à la fin de la séance. Bref, je m’irrite et m’égare tout à la fois.

Si je fais abstraction, mais tout le monde a compris que ce n’est pas possible, si je faisais donc abstraction de ces parasites auditifs et visuels, je dirais que le film était bien conduit et intéressant dans sa retranscription du livre. Je me suis laissé prendre au jeu des émotions, enfin, un peu. Quelques moments d’humour glissés presque subtilement au milieu des aspects dramatiques ou amoureux restent de bons points de repère. Quant au spectacle, forcément, les moyens suivent.

C’est donc la fin de la saga. Je ne suis pas déçu, elle m’a procuré de bons moments et il paraît que tout a une fin, en dehors de l’univers et de la bêtise humaine, ce que je confirme, ainsi qu’aimait à le dire Albert Einstein. Attendez donc encore un peu, et allez le voir, ce sera un bon moment,  il est toujours si plaisant d”écouter seul et en silence, au sein de la foule, comme dissocié du monde,  un film puis d’en discourir longuement ensuite.

 

Juil
24
Classé dans (Torchon gastronomie) par Manon le 24-07-2011

A ma grande surprise, lundi soir, en regardant à la télévision Un dîner presque parfait, j’ai eu la surprise de voir madame Goncalves qui participait au jeu. J’ai été très surprise. Je ne m’attendais pas à voir mon ancienne professeure d’anglais de cinquième. Je n’ai pas l’habitude de regarder Un dîner presque parfait à la télévision mais quand j’ai su que c’était une personne que je connaissais, j’ai eu envie de le regarder.

Elle nous a présenté son repas mardi soir. J’étais  très surprise de savoir qu’elle avait obtenu une note de 6,8.  A partir de mercredi soir, j’ai eu peur que quelqu’un d’autre ait une meilleure note qu’elle. Et, hier soir en attendant les résultats de la semaine, j’ai vu que la meilleure note était attribuée à ma professeur d’anglais de cinquième. J’ai été très contente pour elle.

Je la félicite pour ce merveilleux résultat et je suis très contente pour elle.

 

Juil
23
Classé dans (Le Torchon en vacances) par la Vieille Garde le 23-07-2011

Hier soir, en l’église saint Jean-Baptiste, la Laytmer school de Londres donnait un concert. Cet orchestre et choeur de chambre, héritier d’une tradition née en 1624, titulaire de très nombreux prix européens, honorait notre cité au cours de sa tournée annuelle estivale. Quel plaisir de voir des individus des deux sexes, issus de tous les peuples de l’empire réunis sous le même uniforme, la même direction et permettant par leur communion à une identique passion musicale qu’une symphonie s’élève sous ces voutes gothiques, grâce à un art qui sait bien que seule l’union des noires et des blanches permet la naissance du beau et de l’harmonieux.

Les pièces vocales, musicales, ou mixtes abordaient tous les siècles et tous les genres. Nous avons même eu droit à une chanson de Lennon et Mac Cartney ou bien encore à un chant zoulou au cours duquel se trouvaient mêlés des cris d’animaux. Sur le coup je fus surpris, mais, à tout bien y réfléchir, les valses du bal de l’empereur, à Vienne, usent parfois aussi de cet artifice et je dois dire que ce chant zoulou se trouvait fort agréable. Ma seule déception serait liée aux pièces les plus classiques du répertoire, la suite n° 3  de Bach ou la 15ème danse hongroise de Brahms. L’exécution des oeuvres était parfaite, rien à y redire, si ce n’est que tout cela me sembla très académique très léché, très poli, manquant de vivacité, de feu, de passion.

Ce fut malgré tout un très agréable moment et cet échange culturel entre les deux côtés de la Manche est encourageant, nous parviendrons peut-être un jour à oublier la guerre de Cent ans, Jeanne d’Arc, Trafalgar, les chapeaux d’Elisabeth II et la “gelee”.

Juil
22
Classé dans (Le Torchon en vacances) par la Vieille Garde le 22-07-2011

La question pourrait-être, au vu du climat, “aimez-vous Octobre”. Au delà du jeu de mot, il s’avère que ce jour nous avions la possibilité de suivre une visite en ville, sur les pas d’Aimé Octobre, sculpteur,  né à Angles-sur-Anglin, que nous connaissons tous maintenant, qui fut prix de Rome en 1893, c’est à dire qu’il reçut ici une récompense de haut rang, prouvant sa maîtrise technique. Il fut très actif dans son département, le nôtre, c’est pourquoi notre cité lui doit deux monuments aux morts: celui du square Gambetta (parc aux chèvres pour les non-initiés) et celui de la guerre de 1870, en face de l’église saint Jean-Baptiste. Il est cependant aussi intervenu à la Couarde sur Mer, à Angles naturellement, mais encor à Lusignan ou à Poitiers, puisque c’est à lui que nous devons par exemple la poste centrale.

Une fois de plus, il m’est donc possible de rétorquer à ceux qui soutiennent qu’il n’y a rien à voir à Châtellerault, qu’au contraire, il y a beaucoup à voir, mais que, pour cela, il faut savoir regarder. 

Juil
21
Classé dans (La citation des vacances) par la Vieille Garde le 21-07-2011

Tout le monde connaît Alexandre le Grand, non, pas le nôtre, celui de l’Antiquité. Cet homme fut un immense conquérant et finalement un assez fin politique aussi, au IVème siècle av JC. Il avait eu pour précepteur Aristote, ce qui laisse entrevoir l’étendue de ses connaissances. Un jour, à Corinthe,, il se rendit auprès du philosophe Diogène, lequel, tout le monde le sait, ne vivait pas dans un tonneau, puisqu’il n’y en avait pas en Grèce à cette époque, mais dans une grande amphore. Alexandre admirait Diogène, il proclama  en effet “si je n’avais pas été Alexandre, j’aurais voulu être Diogène”, voilà qui fixe les bormes de l’admiration vouée au philosophe à la vie pourtant parfois dérangeante. Aussi, face à cet homme qu’il révère et sûr de sa puissance, Alexandre  propose: “demande moi ce que tu veux”, sous-entendu, naturellement, “et je te le donne”. C’est alors que survint, sans acrimonie aucune, mais uniquement afin de montrer au grand homme qu’il y avait plus grand que lui, peut-être aussi pour faire preuve d’une forme de résistance passive face à celui auquel rien ni personne ne résistait: “ôte-toi de mon soleil”. L’ombre d’Alexandre portait en effet sur l’amphore de Diogène.

J’avoue que la canicule annoncée à grand renfort de statistiques et d’études météorologiques lors des chaleurs de mai et juin fait pour le moment piètre figure. Alors, certes, je ne souhaite pas la mort de 15000 vieillards valétudinaires et cacochymes, certes non, en revanche, je ne serais pas contre le fait que les nuages s’ôtent de mon soleil, afin que je puisse poursuivre mes sorties vélocipédiques non avec des vêtements imperméables, mais avec ce brave Bob que nombre d’entre vous connaissent.