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Classé dans (Le jeudi, c'est cinéma !) par la Vieille Garde le 26-02-2012

Depuis qu’un de mes anciens élèves de terminale littéraire me fit découvrir le monde merveilleux de Miyazaki, c’est toujours avec beaucoup d’émotion que je me rends aux projections des nouvelles productions. Emotion protéiforme, celle de se souvenir d’une personne qu’on apprécie, celle de se souvenir d’une époque où l’on était bien  plus jeune, celle de se souvenir des autres dessins-animés vus auparavant, celle de se laisser bercer par les images et par la musique. Si en plus cela se produit au début des vacances, temps propice au développement de la nostalgie, c’est un maelström émotionnel qui vous submerge.

De fait, ce fut encore une fois une très belle production. Certes, je me suis senti très vieux au milieu de tous ces enfants, mais cela en valait la peine. L’histoire est fort belle, une histoire d’amour entre lycéens, mais ce que j’aime toujours dans ces dessins-animés, c’est ce Japon des années 60 qui sort de la guerre, qui a son passé encore à fleur de peau, j’ai noté cette très belle phrase “ceux qui sont trop tournés vers l’avenir sont sans avenir s’ils ne savent pas regarder le passé”. Ce film avec son côté désuet, sa préservation des traditions et des valeurs, ses querelles des anciens et des modernes me convient pleinement par cet aspect là aussi, je suis une fois encore sorti ému. Pour l’anecdote, ladite lycéenne étudie les Thibault, qui, chez les zélèves, en connait l’auteur?

Peu importe, seule la beauté et la poésie des images, de l’histoire et de la bande-son compte, il faut savoir, parfois, oublier le travail.