Archives de catégorie : Mises en Oeuvre Nationales

« Ma salle de classe ? C’est Helsinki !”

Les ambassadeurs nationaux du projet Future Classroom Lab se retrouvent deux fois par an dans un double objectif : mutualiser, enrichir leur travaux respectifs d’inspirations venues des 15 pays membres et poursuivre une mission commune de développement du projet. Après leur participation remarquée à la conférence européenne EMINENT17, c’est la Finlande qui a été choisie pour accueillir la rencontre « de printemps » (- 17°C quand même en arrivant dans la capitale Helsinki !) les 1, 2 mars 2018.

Les pays représentés : Autriche, Belgique, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Hongrie, Malte, Norvège, Portugal, Espagne.

Partages et stratégie commune, +1 pour le Portugal !

Chaque ambassadeur a pu présenter le contexte national dans lequel se déroule le projet FCL, ses missions construites avec son ministère de l’Éducation (rappelons qu’en France, le projet FCL est soutenu par la Direction du Numérique pour l’Éducation) mais aussi les avancées obtenues sur le développement du réseau des ambassadeurs académiques (un terme plutôt franco-français mais c’est l’idée), sur la communication à différentes audiences ou encore l’émergence de « laboratoires pédagogiques » FCL.

Évidemment, les avancées sont très différentes selon les pays mais citons tout de même au moins le Portugal et ses 36 FCL répartis sur tout le pays, ses 20 ambassadeurs déchargés d’enseignement à 50% pour accompagner le développement de ces learning labs grâce à la méthodologie du « Toolkit » (qui d’ailleurs est sur le point de se refaire une beauté, nous en reparlerons !). Il faut dire que, suite à une récente réforme, le Portugal s’est doté d’outils d’autonomie pédagogique intéressants, à l’échelle de l’établissement : 25% de l’emploi du temps des élèves est, dans le contenu comme dans la forme, au libre choix de l’équipe pédagogique menée par le chef d’établissement, réduisant de fait l’appétit, décris comme ogresque (« s’il est permis de risquer un mot pour rendre une idée juste », comme dirait Balzac) des anciens programmes. Cela laisse ainsi de la place à divers projets identifiés comme pertinents au regard du contexte de l’établissement, comme par exemple la création d’un espace d’innovation pédagogique et l’aménagement des espaces et des temps scolaires.

Étude auprès des chefs d’établissement portugais sur la raison d’être de ces laboratoires pédagogiques – résultats : en première position, ce sont des lieux de promotion des nouvelles façons d’enseigner et d’apprendre

Faire se côtoyer à l’École ce qui marche… et ce qui marche mieux !

Bien sûr le moment le plus attendu par les participants était la visite de deux écoles primaires, à l’opposé l’une de l’autre, dans la proche banlieue d’Helsinki.

 Lauttasaari School

Après avoir chaussé les mondialement connues chaussons bleus de protection (et oui, les enfants enlève leur chaussures pour… mieux apprendre, selon une étude britannique !) La directrice de la Lauttasaari School nous accueille dans ce qui leur sert de gymnase mais aussi de lieu de rassemblement (manifestations, spectacles,…). Nous comprenons que cette partie de l’école est en fait une annexion récente d’espaces de bureaux, pour faire face à l’expansion rapide de la population dans ce quartier populaire proche du centre de la capitale.

Dans ce contexte, le nécessaire réaménagement des espaces pour en faire un lieu d’éducation, a permis (grâce à de bonnes décisions que l’on appelle toutes et tous de nos vœux dans le projet FCL) une réflexion collective d’enseignants, de parents, d’élèves, de designers et de représentants des pouvoirs publics, sur la façon dont l’environnement peut soutenir le nouveau curriculum mis en place en Finlande. Ce dernier a en effet récemment intégré le phenomena-based learning, une pédagogie transdisciplinaire dans laquelle l’approche holistique des phénomènes du monde réel constitue le point de départ des apprentissages.

Une douzaine d’enseignants, parmi les quarante que compte l’école, se sont ainsi portés volontaires pour mettre en œuvre une pédagogie innovante dans ces nouveaux espaces (bien sûr, l’objet de cet article est bien de préciser ce court moment de novlangue que la lectrice ou le lecteur avertis n’auront pas manqué d’identifier) :

  • Les « classes » (ou groupes), constituées par niveau scolaire homogène, ont un très fort effectif, autour de 50 élèves, mais sont attribuées à deux enseignant.e.s aidé.e.s d’adultes (assistant.e, stagiaire,…) qui co-conçoivent et co-animent l’ensemble des activités scolaires de l’année pour le grand groupe.  Les espaces ont été conçus en conséquences : larges et attenants. Il n’y a pas de couloir à proprement parler et chaque grand groupe se voit attribuer trois espaces, ouverts, confortables, complexes et souples, à l’intérieur desquels il vit « comme à la maison », selon une programmation à la semaine imaginée par la micro-équipe enseignante.
Pendant qu’une partie de la double classe travaille sur une application d’apprentissage ludique des mathématiques…

… l’autre partie revient, toute fraîche d’une séance de hockey dans la cour.

Tutorat individuel pendant que le grand groupe est sous la responsabilité de l’autre enseignante. Cela sent la remédiation…

  • La technologie est peu visible, la visionneuse fait un tabac pour partager simplement les travaux « analogiques », peu de vidéoprojecteurs, aucun interactifs, des laptops mis à disposition par l’école si les élèves (et leurs parents) ne veulent ou ne peuvent pas apporter leur matériel (#CBYOD – Choose (not) to Bring your Own Device). Cependant cette technologie discrète et intégrée a clairement permis, dans le moment d’école dont j’ai été témoin, l’autonomie d’une partie des élèves, libérant les enseignantes pour l’accueil, l’organisation de la tâche collective suivante et le moment de médiation individuelle. 
  • N’étant pas un spécialiste du primaire, je ne peux me prononcer sur les méthodes pédagogiques employées mais ce que l’on ressent au contact des enfants, c’est un écosystème bienveillant et chaleureux, proche de la maison idéale (que sûrement tous les élèves n’ont pas) et un immense terrain de jeu offert aux élèves comme aux enseignants engagés, pour l’apprentissage par la recherche, les projets et les approches holistiques de problèmes (ou de phénomènes pour reprendre le terme mis en avant par le nouveau curriculum finlandais). 

Dans ces espaces ouverts, les grands casiers – jouent à la fois le rôle de dressing, de cloisons et de balise, pour indiquer à chaque élève qu’il possède – et appartient à – un lieu précis. 

il y a-t-il un meilleur espace de travail que le sol pour avoir une vision d’ensemble de tous ces journaux ?

Enfin, comme je l’ai dit, nous avons visité la partie récente de l’école, dans laquelle les cours sont organisés en co-intervention par des enseignants volontaires. Cela signifie que les ¾ de l’école ne bénéficie pas (encore) de ces aménagements, ni nécessairement de ces méthodes pédagogiques. Pour autant, selon la directrice de l’école, de nombreux échanges ont lieu lors du conseil d’école et les meilleures idées (pédagogiques, éducatives ou matérielles) sont diffusées assez naturellement dans la partie de l’école plus classique, qui le devient par conséquent de moins en moins. C’est ainsi que se côtoient au sein de la même école, des initiatives dont l’efficacité a été validée par la communauté éducative (ce qui marche) et des expérimentations grandeur nature pour améliorer encore l’enseignement (ce qui pourrait marcher encore mieux).

« Ma salle de classe ? C’est Helsinki ! »

« Helsinki is my classroom ». Ce slogan nous a été proposé à l’entrée de la Kalatasama School, la seconde école qu’il nous a été offert de visiter. Nous sommes accueillis dans la salle des profs, que dis-je la salle des personnels, ou peut-être mieux, la salle des adultes de la maison. Cette dernière, qui, fut-elle un salon de thé ou un restaurant, n’en aurait pas à rougir, est destinée en effet aussi bien aux professeurs, qu’aux personnels non enseignant ou encore aux « opérateurs locaux ». On y vient pour se détendre, discuter, se restaurer… Mais pas pour travailler, non, il y a des espaces pour ça, voyons !

Les caractéristiques architecturales de l’école répondent – là encore – à des priorités pédagogiques :

  • Des espaces d’apprentissage ouverts et flexibles : on retrouve d’ailleurs les différents types d’espaces mentionnés par la designeuse Rosan Bosch ou le projet Archicl@sse (dans son diaporama disponible sur Eduscol) : feu de camp, forum, point d ‘eau, cave,… 
  • Un bâtiment intelligent (smart) et éducatif : les câbles, tuyaux et autres machineries sont visibles… et schématisés sur les murs du rare couloir, comme une nouvelle occasion d’apprendre,
  • L’apprentissage par les phénomènes (ou Phenomenon based learning, voir plus haut),
  • Le rôle actif des élèves dans les apprentissages, 

  • La coopération, le « travailler ensemble »,

  • L’enseignement inclusif (un concept à creuser…).

Espace central autour duquel les activités pédagogiques s’organisent. Des salles plus « classiques » sont réparties tout autour pour des travaux de groupe et des activités calmes nécessitant de la concentration.

Toute l’école travaille ensemble. Les enseignants développent, comme dans la première école, des méthodes d’enseignement par deux ou trois. Il leur est alors plus naturel de demander à leurs élèves de coopérer… Seule une porte sépare le groupe des 1st Year (la première année de primaire) de la partie maternelle. Cela permet de sensibiliser les plus petits et de mener des projets communs maternelle-primaire.

La vision de l’école sur l’usage du numérique ? Elle tient en trois (bonnes) idées :

  • apprendre et résoudre des problèmes ensemble,

  • individualiser l’éducation et le développement des enfants,

  • s’approprier son apprentissage. 

Autour des espaces centraux qui peuvent accueillir une cinquantaine d’élèves, se répartissent différentes salles plus modestes pour des travaux plus calme ou en petits groupes.

A la question bien légitime posée par une collègue ambassadrice « mais les enfants ne partent-ils pas dans tous les sens avec tous ces espaces et toutes ces opportunités ? », le directeur a répondu : « ici les enfants n’ont pas connu d’autres salles de classe, avec les tables et les chaises en rang devant le tableau, c’est leur environnement naturel pour apprendre et ils apprennent aussi à s’y comporter de façon respectueuse et efficace… »

Si, lors de cette visite, il n’a nullement été question de comparaisons internationales (qui est un métier en soi, faut-il le rappeler ?), cette immersion brève dans une éducation finlandaise authentique vient nourrir le projet Future Classroom Lab en proposant des « tranches d’écoles en action » ou l’on voit en quelques coups d’œil et échanges avec le terrain, s’articuler culture nationale, choix politiques, organisations locales, créativité des encadrants et beauté d’apprendre.

Mais après tout, si les finlandais donnent le sentiment de marcher sur l’eau en terme d’éducation, c’est peut-être aussi parce que leurs rivières sont gelées une bonne partie de l’année !

6 raisons de créer un laboratoire pédagogique dans un établissement scolaire

Changer la forme scolaire pour l’adapter aux exigences du 21ème siècle demande une réponse à l’échelle de l’écosystème éducatif. Le concept de laboratoire pédagogique FCL tient dans sa capacité à rassembler tous les acteurs de cet écosystème. Voici 6 raisons de s’engager avec sa communauté éducative, dans la création d’un laboratoire pédagogique FCL.

Raison n° 1 : permettre de questionner les postures

  • Un laboratoire pédagogique est un espace d’apprentissage co-construit par la communauté éducative. Cela peut être une salle, un ensemble d’espaces ou même tout un établissement scolaire comme la Vittra School de Stockholm, projet mené par Rosan Bosch. Ainsi, dans son processus même de création, fait d’ateliers inspirés par le Design Thinking, le laboratoire pédagogique change les postures des acteurs (élèves, parents, enseignants, cadres, professionnels,…), ébranle les certitudes et les représentations et contribue à l’évolution des mentalités.

Raison n° 2 : développer les compétences du 21ème siècle

  • Un laboratoire pédagogique est un lieu de développement, d’analyse et de promotion des pédagogies actives dans lequel l’élève est, à divers niveaux appréciables par l’enseignant, acteur de ses apprentissages. La finalité de ces pédagogies étant la mise en valeur et le développement des compétences du 21ème siècle (parole d’élèves ici !).

Raison(s) n° 3 : expérimenter, se tromper, apprendre

  • Un laboratoire pédagogique est un espace d’expérimentation, dans lequel le droit à l’erreur est affiché au dessus de l’entrée. Un droit à l’erreur qui est la base de tout apprentissage pour l’élève mais aussi un droit à l’erreur pédagogique pour l’enseignant.

Raison n° 4 : partager les pratiques pédagogiques, apprendre ensemble

Raison n° 5 : s’ouvrir à l’écosystème éducatif

  • Un laboratoire pédagogique est un lieu de rencontre de l’écosystème éducatif : élèves, parents, enseignants, cadres de l’éducation, chercheurs, professionnels, pouvoirs publics.

Raison n° 6 : emporter avec soi le meilleur, transférer

  • Enfin, c’est le lieu de tous les transferts :
    • transferts d’aménagement, de mobiliers, éprouvés avec succès, vers les autres espaces,
    • transferts de technologies, évaluées comme pertinentes, vers d’autres situations d’apprentissage (cours, travail personnel, à distance…).
    • transferts de scénarios, à travers, entre les disciplines : un arpentage en Français peut devenir une clé de la réussite pour la compréhension de la radioactivité en Physique-Chimie (exemple vécu au LP2I),
    • transferts de postures, telles que le lâcher-prise pour l’enseignant ou encore l’empowerment chez les élèves,
    • transfert de la perception des actes d’apprendre et d’enseigner.

Un projet de laboratoire pédagogique ?

Si vous souhaitez vous engager vers une labellisation de votre laboratoire, vous pouvez compléter ce questionnaire en ligne, en concertation avec votre communauté d’usagers.

Pour obtenir un accompagnement vers la création d’un Future Classroom Lab, rejoignez le réseau FCL !

Ce que pensent les élèves des « laboratoires pédagogiques » FCL

Avec le soutien de la Direction du Numérique pour l’Education, Xavier Garnier est parti à la rencontre des élèves dans trois des laboratoires pédagogiques membres du réseau Future Classroom Lab de European Schoolnet.

La question posée aux élèves : « Ces nouveaux espaces d’apprentissage permettent-ils de mieux développer les compétences du 21ème siècle ? ». Rude question ! Mais les élèves ont des réponses très pertinentes… Est-ce le premier signe d’un véritable impact de ces espaces et des scénarii pédagogiques qui s’y déroulent, sur la communication, la collaboration, la résolution de problèmes réels, l’autorégulation, la co-construction des connaissances,… ?

Cette vidéo a notamment été diffusée lors d’une table ronde à la conférence européenne EMINENT2017. A nouveau un grand merci aux acteurs mentionnés en fin de vidéo !

Rencontre de Printemps des FCL Lead Ambassadors à European Schoolnet

Volet 1 – Tour d’Europe des Réalisations Future Classroom Lab

La rencontre bi-annuelle des Lead Ambassadeurs du projet Future Classroom Lab s’est tenue les 31/03 et 1/04 au Lab de European Schoolnet (EUN) dans un contexte très particulier suite aux attentats perpétrés dans la station de métro Maelbeek située à quelques mètres de là. Le choix avait été fait de maintenir la rencontre, en partie pour rappeler que la vie et particulièrement ses projets tournés vers l’avenir et porteurs d’espoir comme le FCL, doivent continuer. La fermeture partielle de l’aéroport a cependant contraint certains ambassadeurs de renoncer à venir.

bruxelles032016Dans le Laboratoire de la classe du futur, trois nouveaux pays rejoignent le réseau : la Hongrie, la Turquie et la Slovaquie. Cela porte le nombre de pays impliqués dans le projet Future Classroom Lab au nombre de 17 !

Au programme, la présentation des différents rapports d’activité des ambassadeurs, l’information autour des différents projets de EUN qui pourraient intéresser les pays membre et la définition de pistes de travail européennes, principalement en terme d’amélioration des ressources disponibles : la méthodologie du « Toolkit » et l’accompagnement des initiatives de création de FC Labs ou Laboratoires Pédagogiques, comme certains commencent à émerger en France : La Salle @ctif dans l’académie de Rouen, l’espace ECLA dans l’académie de Lyon et lauréat de la journée de l’innovation 2016 ou encore le projet FCLP2I dans l’académie de Poitiers.

NDLR : Si le lecteur connait une initiative de ce type, qu’il n’hésite pas à contacter le projet FCL en France (fcl.c@gmx.fr).

Rapports d’activité des ambassadeurs

En présentiel ou à distance, chaque participant a pu témoigner des avancées obtenues dans son pays. Sont rassemblés ci-dessous les points-clés des actions menées dans quelques pays partenaires et qui peuvent éclairer le contexte français d’une façon ou d’une autre :

NORVÈGE

norvegeDeux Laboratoires Pédagogiques (FCL… ou [je lance ici l’acronyme de] LabPé) coexistent sur des modèles différents et complémentaires. Le premier est un concept de « FCL in a Box », un LabPé mobile que l’équipe FCL transporte d’école en école pour animer des ateliers. Le second est un espace du même type que le FCL de EUN. Les thèmes de prédilection de ces ateliers tournent autour du phénomène de Gamification, l’apprentissage par les jeux, pas forcéments sérieux… Jørund Høie Skaug a par exemple récemment partagé un journal de recherche Well Played passionnant traitant ce sujet de façon approfondie et orginale.

L’introduction de la programmation dans le curriculum (pour ne pas dire le programme…) constitue une nouveauté dans ce pays et un MOOC sur ce thème est en développement. Il s’inspirera – intelligemment – du MOOC de EUN Academy :  « Coding and Programming ».

PORTUGAL

portugalLe travail effectué dans ce pays est faramineux. Déjà bien investi dans le projet i-TEC, il a pu s’appuyer à la fois sur un réseau existant d’enseignants versés à la méthodologie du Toolkit et sur une forte volonté ministérielle de développer ces LabPé ou FCL.

Démonstration en quelques chiffres : 44 formations ont été réalisées en 2015 par 8 ambassadeurs, 8 FCL ont été construits et 30 sont en projet…

DANEMARK

DanemarkAu Danemark, le travail se concentre autour d’un immense projet. Après de nombreuses réflexions, et inspirations – notamment du modèle de Compétences du 21ème Siècle de l’ITL Research – et un prototype de FCL de 75 m^2, le challenge est de changer d’échelle et de créer au sein de la tour Carlsberg de Copenhague, le FCL le plus grand d’Europe : 1200 m2 dédié à l’innovation pédagogique !

ESPAGNE

EspagneL’Espagne a constitué son réseau d’ambassadeurs FCL. La particularité de l’action dans ce pays réside dans le financement dont dispose le réseau des ambassadeurs afin de leur permettre successivement de participer à un workshop au FCL de EUN à Bruxelles. C’est définitivement une belle manière à la fois de récompenser ces enseignants engagés et de leur permettre de monter en expertise. Une idée que l’on pourra chercher à reproduire en France…

FINLANDE

FinlandePas moins de 27 projets de LabPé sont en gestation. L’inclusion de StartUp dans le schéma du réseau FCL Norvégien est forcément une très bonne idée à suivre.

Par ailleurs, l’ambassadeur bénéfice d’un financement important pour lui permettre de se déplacer dans de nombreux lieux d’innovation, dont l’événement Australien New Generation Learning Space Design à Melbourne la semaine passée. On a pu ainsi découvrir que l’état des réflexions sur les espaces physiques d’apprentissage à l’heure du Numérique y est très avancé. Nous ferions bien de garder un œil sur ces contrées qui, si elle sont lointaines, n’engagent pas moins des projets extrêmement innovants.

ISRAEL

Israel Israel 2

La Beta-School, ouverte en Juin 2015, à déjà accueilli une centaine de partenaires professionnels, davantage encore de chefs d’établissements, un demi millier d’élèves et presque autant d’enseignants. C’est un usage très équilibré qui est proposé du Laboratoire entre activités pédagogiques, événements, formations et démonstrations.

FRANCE

La présentation est sur Slideshare !

 

« Les Experts » – Le premier FCL scénario en France est sorti !

Construit à partir des formations réalisées autour du LP2I de Jaunay-Clan et Canopé National de Janvier à Juin 2015, le scénario « Les Experts » est en vidéo sur Youtube !

Si vous souhaitez partager vos expériences et voir les premières mises en œuvre concrètes, vous pouvez me contacter : xavier-damien-g.garnier@ac-poitiers.fr.

Pour plus d’échanges, rejoignez le groupe eTwinning en contactant : contact@etwinning.fr.

Licence Creative Commons
Future Classroom Scénario - Les Experts de European Schoolnet - FCL en France est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://www.youtube.com/watch?v=Aub_8YS8IOg.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://blogpeda.ac-poitiers.fr/fclf/.

Rencontre du FCL avec le groupe Archicl@sse à l’UGAP

Vendredi 3 juillet 2015. Autour de la table, 3 membre de l’UGAP dont le directeur, 4 membres du groupe Archicl@ss dont Anne Bedel qui dirige le groupe au Ministère (DNEA3) et les 4 designers Lauréats du concours Jean Prouvé (concevoir le mobilier scolaire de demain).

L’objet de la rencontre était de discuter de la compatibilité des produits lauréats avec les nouvelles formes de pédagogie active intégrant le numérique.

Evidemment le projet Future Classroom Lab trouve ici des interlocuteurs privilégiés, à même de proposer des solutions en terme de mobilier pour les « Future Classrooms », notamment celle du lycée de Civray (86) ou encore celle qui se met en place au LP2I (86).

  • Lauréat de la catégorie « Ecole Primaire » : Unqui Designers

1 2

Le groupe a noté une grande pertinence des tables à 2 roulettes, à la fois mobiles (déplaçable par les élèves) et « fixe » une fois posées. Les chaises, plus classiques, ont été pensées en terme d’ergonomie. Cette modularité permet de s’adapter à différentes situations d’apprentissage. Le groupe a été, comme face aux autres projets, particulièrement attentifs aux possibilités de collaboration qu’offraient les mobiliers conçus. Des conseils ont été proposés dans ce sens aux designers qui ont pris note !

  • Lauréats de la catégorie « Collège » : Prism Design Studio

3 4

A l’inverse du Lauréat précédent, ce sont les chaises qui ont retenu l’intérêt des participants avec cette ingénieuse idée d’un dossier inclinable afin d’offrir un support, pour tablette par exemple, et permettre des interactions plus fortes entre les élèves. La situation plutôt classique, à gauche de la salle de classe dans le modèle ci-dessus, laisse place à d’avantage d’échanges, de confrontation, voire de mobilité lorsque les chaises sont utilisées seules avec leur dossier horizontal.

  • Lauréats de la catégorie lycée :

Ce sont 2 Lauréats ex-aequo qui ont successivement présenté leur conception. A les découvrir, on comprend pourquoi on n’a pu les départager ! Une est très audacieuse et ouverte à de nombreux usages dont certains sûrement encore à inventer. L’autre est minutieuse, pensée dans l’air du temps, proche de la vague « Node » de Steelcase et intégrant de nombreuses contraintes pour des postures nouvelles liées au numériques et à la modularité que demande les compétences du 21ème siècle.

  • Pierre-Louis Gerlier Design

5
6

Le mobilier est fait de trois modules, une armature, un tabouret « à double assise » et une tablette amovible pour créer (au moins) 4 configurations.

Le groupe a particulièrement apprécié la prise en compte de postures différentes selon la tâche. Si l’on réalise un travail de rédaction, d’analyse ou de conception, la table sera horizontale, s’il l’on adopte une attitude plus reculée, « consultative », le plan pourra être légèrement incliné pour facilité la lecture ou la prise de note par exemple. Il est clair que nombre d’usages peuvent être fait de cette modularité, et si l’on a pu noté un éventuel danger quand à la tablette qui se détache (les craintes ont été bien prises en compte et même en partie levées), il a également été évoqué de ne pas imposer une configuration aux élèves mais de les laisser adopter la posture qu’ils souhaitent en fonction de la tâche qu’ils réalisent. Evidemment cela demande un accompagnement à l’autonomie. Ce mobilier semble par ailleurs bien adapté à de nouveaux espaces modulables en université (Bibliothèques Universitaires par exemple). On pourra consulter à ce propos l’étude détaillée et extrêmement intéressante de l’université de Laval au Québec.

Dans une « Future Classroom » organisée en zones d’apprentissage, on pourrait ainsi, utiliser différentes configurations du produit selon les zones (Configuration 1 et 3 pour Present, Configuration 4 pour Create…) ou laisser différentes configurations co-exister. Les usages diront !

  • SOFY (Pierre Abello Design)

Nous avons ici certainement la future chaise « Node » Française ! Elle permet une modularité très simple avec des atouts importants pour l’utilisateur comme un plateau suffisamment large (50*33 cm) pour un ordinateur ou pour un ensemble tablette-papier-crayon pour un usage pédagogique de fait hybride. Les roulettes ont laissé place à un roulement central pour déplacer facilement la chaise sans avoir l’effet « fauteuil roulant » que certains peuvent reprocher aux chaises « Node ». La modularité ne signifiant pas forcement de « tout faire de sa chaise »… Là encore les configurations de classes possibles sont nombreuses et pour certaines, encore à inventer.

7 8

Du concept à la réalité ?

Le projet Jean Prouvet mené par le Ministère avec l’UGAP a pour objectif la commercialisation de ces 4 produits, possiblement à la rentrée 2016 !

Evidement les espaces liés au projet Future Classroom Lab sont des lieux privilégiés pour accueillir ces mobiliers scolaires de demain.

Cependant, 5000 intentions de commande seront nécessaires pour qu’un de ces mobiliers puisse être produit et commercialisé. Il est à noté que dans le cahier des charges du projet, le prix du produit conçu doit s’établir dans une fourchette située entre 150 et 170 euros.

Les personnes intéressées sont ainsi invitées à prendre contact avec l’antenne UGAP la plus proche et bien évidemment, le réseau FCL se fera l’écho des demandes sur ce type de matériel. En effet, si le mobilier de demain ne peut être aujourd’hui dans toutes les salles de classe, il semble indispensable qu’il réponde aux besoins des équipes pédagogiques, dans le cadre de nouveaux scénarios prenant en compte à la fois les nouvelles formes d’apprentissage des élèves et les compétences dites du 21ème siècle à développer chez les élèves et les enseignants…

Votre « Classe de Demain » sur le réseau Tackk

Le réseau Tackk permet de présenter une idée ou un projet et de faire participer le monde entier !tackk

Venez jeter un oeil à la Future Classroom de Bruxelles et participez de vos commentaires, peut-être avez-vous, vous aussi des éléments de la Classe de Demain à porté d’appareil photo ? Rejoignez la page https://tackk.com/fclf !

 

Un groupe Future Classroom Lab France sur Viaeduc

Un groupe FCL France est créé sur le réseau professionnel enseignant Viaeduc. Rejoignez-nous !

http://viaeduc.fr/group/1161

viaeduc fcl

Rencontre des Ambassadeurs FCL à Bruxelles les 23-24 mars 2015

ambassadors

Cette rencontre des ambassadeurs fait suite aux ateliers de lancement du projet FCL Ambassadors de novembre 2014. Les échanges ont été diffusés sur Twitter avec #fcl_eu. 3 points essentiels ont été abordés :

  • La mutualisation des différentes actions nationales engagées par les ambassadeurs
  • L’apport d’experts sur des thèmes bénéficiant au projet FCL.
  • Le partage d’outils de communication et de tendances dans le numérique.

 

Mutualisation des différentes actions nationales engagées par les ambassadeurs

D’une façon générale, les ambassadeurs ont réussi leur début d’intégration dans les paysages éducatifs nationaux. Selon les pays, l’accent est mis davantage sur la création ou la mise en valeur d’un Future Classroom Lab national ou sur la diffusion de la méthodologie FCL et de sa boîte à outils.

En France les deux actions sont conduites en parallèle localement à travers les rencontre/formations au LP2I.

Voici la présentation pour la France :

L’apport d’experts sur des thèmes bénéficiant au projet FCL.

Les thèmes abordés couvrent un large spectre de l’action des ambassadeurs :

viaeduc fcl

  • European Schoolnet Academy, n’oubliez pas le MOOC sur l’usage créatif des Tablettes.qui commence début Avril 2015 et pour lequel un support sera fourni en français à travers un forum.
  • La Communication Video par Jean-François Raffestin, expert européen en communication. Différentes solutions s’offrent selon que l’on souhaite principalement communiquer ou collaborer. Il est prévu que le projet FCL se diffuse aussi à travers la tenue de Webinaires. Plusieurs solutions sont à l’étude et bien sûr nous communiquerons largement sur de tels événements. Le partage d’outils de communication et de tendances dans le numérique.

Ces outils et pages webs sont rassemblées dans le Padlet suivant :

La session s’est terminée sur une visite virtuelle (solution polycom) du Future Classroom Lab de Bruxelles pour des responsable de « classes de demain » similaires en Europe. En effet EUN a avancé sur le sujet et en plus d’éditer une liste officielle des Future Classroom Lab européens, une série de critère est proposée afin de définir ce que devrait être un tel espace se recommandant du laboratoire de Bruxelles (logo, design…). Voici ces critères :

    • Un espace d’apprentissage flexible qui permet une reconfiguration facile

    • Une mission d’héberger des situations d’apprentissage innovantes issues de nouvelles visions sur la pédagogie, les compétences du 21ème siècle et la contribution des TICE.

    • Un espace qui accueille une variété d’activité : situations de classe, formations mais aussi réunions et rencontres autour de l’éducation.

    • Un lieu qui implique et interconnecte différents acteurs dans une culture d’ouverture.

    • Une communication forte : c’est un moyen important d’impliquer les différents acteurs et d’informer le monde extérieur des activités qui y sont menées.

CA3ZqabUkAATO07

Pour la prochaine rencontre, il est envisagé de se réunir dans un de ces Future Classroom satellite, à Tallinn, Estonie.

Présentation du projet FCL à la Semaine Internationale du LP2I

La semaine internationale du LP2I a été l’occasion pour Markku Lang et Xavier Garnier, respectivement ambassadeurs de Norvège et de France pour le projet Future Classroom Lab, de se retrouver pour présenter le projet et tester le toolkit (les deux premiers volets) avec des enseignants venus de toute l’Europe.

lp2i IMG_5381

Dans le volet 1 (identifier les tendances et les acteurs), les participants ont pu déterminer quelles tendances pourraient être incontournables dans l’éducation dans les années à venir. Le résultats du sondage « allourideas » tiens également compte des votes réalisés lors de la première réunion/formation FCL au LP2I du 16 février 2015 :

top5tendancesaoi

La pédagogie de projet ainsi que l’apprentissage collaboratif tiennent le haut du pavé sur 28 tendances proposées.

Il était intéressant de noter que « l’apprentissage tout au long de la vie » se trouve en queue de peloton dans ce sondage, quand il est tout en haut dans la version européenne du même sondage.

Vous pouvez participer au sondage ci-dessous et infléchir les résultats du groupe LP2I international !

Le volet 2 du toolkit présente un outil pour évaluer le niveau de maturité numérique de son établissement selon 5 dimensions :

  • Le rôle de l’élève
  • Le rôle de l’enseignant
  • Évaluation
  • La capacité de l’école à soutenir l’innovation dans la classe
  • Ressources et Outils

Les participants ont pu tester le niveau de maturité de leur établissement autour du rôle de l’élève.

Plus d’informations et de résultats lors de la prochaine journée de réunion/formation fin mars !