le vendredi 13 mai, les élèves des classes de CM2, de 6è1 et 6è3 ont rencontré l’auteur du livre « Les orangers de Versailles ».
voici quelques travaux écrits par les élèves suite à cette rencontre :

1/ La rencontre avec Annie Pietri
Vendredi (13) dernier, dans le Centre de Documentation et d’Information, on a rencontré Annie Pietri, l’auteur des « Orangers de Versailles ». Le CDI avait été aménagé pour l’occasion : il y avait une trentaine de chaises de cours (celles où on est mal installé) et une dizaine de fauteuils multicolores (bien moëlleux !). On était là-bas pour poser des questions à l’auteur (est-ce obligé de dire que c’était sur le livre ?!?)
Cétait quand même sympa, même si je suis allergique à la moquette, ça s’est bien passé. C’était la première fois que je rencontrais un auteur (pas trop tôt !). Annie Pietri est une ancienne orthophoniste (elle n’a pas bafouillé un seul mot !). Elle est passionée par Versailles et la vie au temps du Roi Soleil. C’est toujours bien de poser des questions à un auteur, ça permet de savoir des choses qui ne sont pas dites dans le livre. Mme Pietri est une femme très douce et très gentille.
J’ai appris que la mère de Marion existait réellement et la Voisin aussi. J’ai aussi appris que Pyrrhos n’existait pas. J’ai été bouche bée quand j’ai appris que la sclène ou la voiture de la Montespan écrase un homme a réellement existé, c’est affreux ! Cela m’a aussi étonné que le livre soit traduit en américain (car eux, ils ont la Statue de la Liberté et Stephen King). J’ai trouvé marrant que Annie Pietri ait inventé la tradition de mettre les bouteilles dans la terre de Versailles. Je ne savais pas qu’autant de complots se tramaient au temps de Louis XIV (c’est vraiment monstrueux).
Ce que je pense de ce moment au CDI, et bien, c’était bien. Annie Pietri a gentiment répondu à toutes nos questions. Elle nous a même dit ses origines (Corses, Bretonnes et Irlandaises !?!!). Elle nous a expliqué comment elle était rentrée chez Bayard pour publier son livre. Bon, je dois m’arrêter, la suite au prochain numéro !
Elian M.
2/ « A la mort de Marie-Thérèse, en juillet 1683, Marion devint la parfumeuse du Roi Soleil.
Un jour … »
la marquise déchue décida de se venger de Marion. La nuit elle s’infiltra dans Versailles, gagna la chambre de Marion et la tua d’un coup de couteau dans le dos puis s’enfuit par la fenêtre.
Marion fut enterrée dans le carré de la famille royale. A côté de la reine. Marion avait eu un enfant avant sa mort. Il avait trois ans. Le Roi promit de s’en occuper comme le sien …
2011, Paris :
- Maman, au collège j’ai eu des entrées gratuites pour aller visiter le château de Versailles !
- Et bien …, on pourrait aller le visiter dimanche.
Julie habitait avec sa mère dans un appartement de Paris. Elle avait 14 ans. C’était une fille intelligente mais souvent dans les nuages.
Le château était très grand, elle visita d’abord la salle de bal, puis la chambre de Louis XIV, les cuisines et enfin une petite chambre. Sur le panneau, il y avait écrit « chambre de Marion Dutilleul, parfumeuse du Roi ». Julie s’appelait Dutilleul. Elle voulut prévenir sa mère, elle n’était plus là. Elle s’aperçut que dehors il commençait à faire nuit. L’orage tonnait au loin. Elle se demanda ce qu’il se passait car en l’espace de quelques secondes tous les gens avaient disparu. Elle finit par s’endormir, épuisée.
Le lendemain, quand elle se réveilla, le château était rempli de gens. Ils étaient habillés comme les mannequins qu’elle avait vu la veille. Mais ils étaient vivants. Elle vit aussi que les cordes qui protégeaient la pièce n’y étaient plus. Avait-elle remonté le temps jusqu’à l’époque du Roi Louis XIV ?
Elle décida de marcher un peu dans les couloirs du château. Elle rencontra une fille rousse qui lui demanda :
- tu es nouvelle ici ?
- Heu…, je suis arrivée hier.
- Ha ! Tu es rentrée au service de la marquise ?
- Non, je visitais le château avec ma mère. Quand tout d’un coup, les gens ont disparu. Il a commencé à faire nuit alors je me suis endormie…
- Mmm… comment t’appelles-tu ?
- Julie Dutilleul.
- Ho ! Tu fais partie de la famille de Marion ?
- Non pas du tout !
- Pourtant tu as le même nom !
- Mais en quelle année sommes-nous ?
- Comment ?! Mais en 1674 !
- Ahhh ! Mais hier nous étions en 2011 !
- Heu…, ça m’étonnerait beaucoup …
la jeune fille s’éloigna, confuse, en direction des cuisines. Julie partit en direction des chambres. Il flottait une odeur pestilentielle à cet étage. Ne s’occupant pas de la puanteur, elle réfléchissait. Comment aurait-elle pu passer de 2011 à 1674 ? A moins de posséder une machine à remonter le temps, cet exploit est impossible à accomplir. Elle aperçut une personne dans une chambre. Bizarrement, elle lui ressemblait. Elle s’approcha.
- Bonjour !
La fille sursauta étonnée.
- Qui es-tu ?
- Je m’appelle Julie Dutilleul.
- Dutilleul ! Tu portes le même nom que moi ! Et d’où viens-tu ?
- Je viens de Paris.
- Paris ? Tu viens d’entrer au service de …
- Non ! Et moi qui espérais trouver quelqu’un de sensé ici …
- Mais je suis tout à fait sérieuse !
- Alors pourquoi tout le monde dit que nous sommes en 1674 ?
- Mais ceci est vrai !
- Pourtant hier nous étions en 2011.
- Tu as dû boire un verre de trop !
- Mais je ne comprends pas, hier j’étais avec ma mère en train de visiter le château et les gens se sont volatilisés. Ensuite je me suis endormie.
- Bon ! Je vais essayer de faire croire à la marquise que tu es ma soeur et que tu veux devenir sa servante. Après je verrai ce que je peux faire pour toi !
- Merci.
La marquise accepta à condition que Julie fasse partie de ses occupées.
En 1683, Julie apprit le décès de la reine. Marion était entrée à son service depuis peu. Julie s’inquiétait pour sa « soeur » : elle savait que Marion avait déjoué le plan de la Montespan, elle savait aussi que la marquise se vengerait.
Athénaïs avait perdu la tête après que le Roi se fut séparé d’elle. Une nuit Julie entendit la marquise parler seule. Elle disait qu’elle tuerait Marion, ce soir, d’un coup de couteau dans le dos. Julie se demandait ce qu’elle allait faire. Il fallait prévenir quelqu’un mais qui ? Le soir même, elle n’avait prévenu personne, mais elle avait un plan …
Elle se rendit à Versailles avant la marquise et dit à Marion :
- Cette nuit, je dormirai dans ton lit et toi tu me remplaceras en veillant sur le sommeil de la marquise.
Julie s’installa comme prévu dans le lit de Marion et fit semblant de dormir. La marquise arriva peu de temps après et ne s’apercevant pas qu’on l’avait trompée, tua Julie et s’enfuit par la fenêtre.
Julie se réveilla. La lumière l’éblouit. Une personne s’approcha d’elle.
- Hé bien, jeune fille, tu es restée là toute la nuit !?
- Heu…, oui je crois.
Le garde rit et Julie aussi. Des policiers arrivèrent et la ramenèrent auprès de sa mère.
- Julie, je t’ai cherchée partout !
- Pardon maman.
Elle rentra chez elle avec sa mère et jura sur la tête de Marion qu’elle écrirait un roman sur son aventure !
Mayana C.