Quels apprentissages numériques dans i-cart ?

Le numérique pédagogique : un espace et un temps à investir ?

Le numérique, et plus particulièrement le Web 2. 0 (ou Web interactif), permet de diversifier les façons de travailler avec les élèves en proposant de nouveaux espaces de travail (on peut créer des classes virtuelles où inverser la pédagogie  et permettre un accès à des ressources plus pertinent) et en favorisant les temps d’échanges synchrones ou asynchrones pendant lesquels la relation pédagogique peut se prolonger (au-delà du temps relationnel physique) et prendre différentes formes (tutorat, aide de pairs à pairs…).

ENT ou Web 2.0 ?  La plus-value éducative…

L’ENT est pensé comme un espace numérique intermédiaire, plus sécurisé et protégé que les applications du Web 2.0, qui nécessitent souvent la création de comptes (autant de comptes que d’applications) et induisent, par la gratuité des services proposés, des utilisations souvent méconnues et publiques (à ce propos, qui prend réellement le temps de lire les conditions d’utilisation de tel ou tel outil en ligne ?). Les traces (que ce soient des photos ou des commentaires) laissées par chaque utilisateur de ces applications constituent leur identité numérique, celles-ci ne disparaissent pas automatiquement dès que l’on n’utilise plus lesdites applications, et peuvent nuire, à terme, à l’identité numérique.

 

L’ENT, un espace privé et par là même restrictif, c’est vrai,   permet en revanche de s’exercer prudemment et en toute confiance (dans un premier temps)  pour apprendre à devenir un citoyen du Web averti et responsable, et d’envisager une meilleure utilisation des potentialités du web 2.0 dans un second temps. Autrement dit, si l’on considère que s’investir dans l’espace du Web collaboratif s’apprend, alors l’ENT est un outil d’apprentissage indéniable au sein duquel les adultes de l’établissement se positionnent comme des accompagnateurs bienveillants se référant à une charte d’utilisation communément admise.

De nouvelles pratiques pédagogiques à expérimenter avec I-cart

Coopérer, collaborer : ces termes sont abondamment utilisés mais les idées qu’ils recouvrent, quoique proches, divergent. Dans tous les cas, l’activité des élèves et l’intelligence collective sont au cœur du dispositif d’apprentissage.

  • L’apprentissage coopératif est défini au préalable : chacun sait à quoi s’en tenir (rôles, organisation prévue par l’enseignant ou le formateur), et le résultat attendu est connu à l’avance.  Il s’agit d’une collaboration constructive qui correspond davantage à un apprentissage relativement traditionnel.
  • L’apprentissage collaboratif requiert la capacité des acteurs à comprendre le point de vue de l’autre pour progresser. Le résultat n’est pas prévisible, il n’est jamais certain. Cette forme de travail semble plus utile pour les apprentissages non-fondamentaux, qui se prêtent davantage au raisonnement et à la réflexion.
  • Voir la vidéo de JF Cerisier sur la collaboration vs la coopération sur le site de l’ESEN

En somme,  les activités collaboratives tendent à :

  • développer l’esprit d’analyse et l’expression écrite
  • développer des compétences transversales et notamment sociales
  • développer l’autonomie
  • valoriser le travail personnel
  • favoriser des rythmes d’apprentissage différents
  • favoriser la continuité dans l’apprentissage
  • favoriser l’engagement au groupe, la motivation
  • renforcer l’assimilation des connaissances en les liant à des expériences concrètes
  • optimiser la communication entre enseignants et élèves

Quelques usages pédagogiques d’i-cart :

 

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