29. septembre 2014 · Commentaires fermés sur Le poirier Poireau, arbre témoin de notre territoire thénezéen · Catégories: Club Nature, Eco-délégués

Genèse du projet

En 2009, le collège Jean de La Fontaine et la commune de Thénezay organisaient leur 3e journée Natur’Agir pour le développement durable sur le thème onusien de l’époque : les forêts. L’association Les Croqueurs de pommes avait tenu un stand sur la biodiversité des arbres fruitiers et un habitant de La Boissière, petit lieu-dit à côté de Thénezay, M. Michel Martin, avait fait la promotion d’une espèce endémique de poirier (fiche essence) donnant une poire d’hiver : la poire Poireau ou poire à Poireau selon les dénominations locales.

L’opération « l’arbre témoin de nos territoires » nous a donc donné l’idée cette année de travailler vraiment sur cet arbre qui est encore très répandu dans nos haies ou en arbre isolé, au fond des jardins. Cet arbre de haute tige que plus personne ne plante donne des fruits que de moins en moins de gens consomment car elles sont dures, sont trop hautes à cueillir et s’abiment en tombant, profitant désormais davantage à la faune sauvage qu’aux hommes…

Initiation sensible à la poire Poireau…

Nous avons proposé le projet à 14 élèves éco-délégués et/ou membres du Club Nature.

La première approche a été, au mois de janvier, une  séance de dégustation de cette poire sous 3 formes : crue, cuite dans un fond d’eau, cuite dans du vin avec un peu d’épices et de sucre de canne. Il a paru évident que, bien que déjà bien avancée dans son mûrissement et donc pas désagréable à consommer, la poire crue semblait dure, granuleuse et astringente. La poire cuite a fait l’unanimité, rappelant l’abricot – dans sa texture fondante et sa couleur un peu rosée – à certains élèves.

Il nous a semblé que cette approche de la biodiversité locale pouvait avoir plusieurs portes d’entrée : la gastronomie, l’enquête familiale et de voisinage, la géographie locale et l’arboriculture. Toutes les étapes de notre étude sont décrites en pièce jointe dans le tableau de bord.

Le recensement des poiriers Poireau

Tous les élèves ont réalisé une enquête de voisinage. Cela nous a permis après les vacances de février de réaliser un recensement sous la forme d’un document de travail pourvu d’une localisation très précise mais non diffusée car les propriétaires n’ont pas été consultés pour leur accord. Un élève avait apporté des photos qu’il avait prises et certains sont allés voir sur Google Earth pour vérifier l’adresse des poiriers qu’ils avaient vus. Nous avons largement utilisé le recensement que M. Martin avait réalisé sur sa localité, recensement qu’il nous avait communiqué dès le début de l’opération.

L’aboutissement de ce recensement a été la réalisation par deux élèves d’un diaporama avec une carte et des hyperliens sur certains poiriers photographiés.

La recette du chef !

Un élève qui se destine aux métiers de bouche avait accepté la mission suivante : réaliser une recette de son choix à partir de la poire Poireau. Il a choisi une glace qu’il a réalisée pendant qu’un de ses camarades prenait des photos puis fait tester et approuver ! Hélas, la disparition des dernières poires à partir d’avril ne nous a pas permis de refaire la recette pour que toute l’équipe puisse goûter… Il a réalisé un diaporama de cette recette.

Le greffage et la rencontre avec un spécialiste

Nous avons eu la chance d’accueillir un membre de l’association Les Croqueurs de pommes de la Vienne, M. Gilles Auriault, qui est venu rencontrer les élèves pour répondre à leurs questions sur le poirier Poireau et leur parler de la greffe. Le clou de son intervention fut le greffage d’un greffon de poirier Poireau qu’il réalisa sur un porte-greffe de poirier sauvage. Nous espérons bien pouvoir planter ce poirier à l’automne dans l’espace nature du collège ! Un élève a réalisé un document sur le greffage et ses techniques. Une autre a réalisé l’interview de M. Auriault.

 

Tous nos remerciements à MM. Martin et Auriault des Croqueurs de pomme ainsi qu’à M. Riou professeur de SVT, pour leur expertise. Merci aux heureux possesseurs de poiriers Poireau pour nous avoir ouvert la porte de leur jardin, de leur ouche (*) ou de leur palisse (*) ! Bravo aux élèves pour être allés au bout de l’étude ! Et longue vie aux poiriers Poireau…

(*) en patois : petit pré attenant à une ferme / haie

 

L. Bourdarias, professeur de SPC et co-animateur du Club Nature, M. Courtecuisse, professeur documentaliste et co-animatrice du Club Nature, A. Dessons, enseignante d’histoire-géographie, pilote de l’Agenda 21 et référente des éco-délégués, C. Pain, agent technique du collège et co-animateur-fondateur du Club Nature.

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