Festival du court métrage d’Angoulême

Court… mais digne d’un grand film!

 

Tout au long de cet article , seront présentées des informations diverses et variées pour vous faire découvrir ce qu’est le festival du court métrage d’Angoulême et ainsi vous annoncer le palmarès et ses nombreux gagnants.

Cette année, à Angoulême, le Festival du court métrage est revenu. Au compteur, 13 ans de présence dans le paysage culturel angoumoisin qui nous fait découvrir des films en tout genre: des films émouvants, ainsi que d’autres dénonçant une cause importante pour faire réfléchir le spectateur.

En avril, s’est déroulée la 14éme édition : elle a débuté le 6, 7 et s’est finie le 8 avril 2017. Elle a eu lieu principalement au cinéma de la Cité mais aussi à l’Alpha, au Nil, à la Maison des Peuples et de la Paix et au bar la Souris Verte. Ce festival est une compétition de films d’écoles, de films indépendants, de films de la Région Nouvelle-Aquitaine ainsi que de plusieurs séries spéciales. On y trouve également différentes expositions.

http://www.photo.rmn.fr/​Cinématographe Lumière © Paris, Bibliothèque nationale de France (BnF)

Angoulême s’est mise dans l’ambiance avant l’heure : l’Alpha ( la grande médiathèque ) propose de mettre à l’honneur le festival du court métrage dans leur espace «créer». Cela laisse donc aux visiteurs de quoi patienter en attendant l’ouverture. Pour accéder à ce festival, un site est mis en place et renouvelé chaque année, il détaille diverses informations pratiques, utiles. On y trouve les multiples partenaires de ces trois jours de foule, ainsi que l’affiche de l’événement, mais aussi le programme de ces jours-ci. ( http://www.filmcourtangouleme.com/ )

Cette année, vous ont été proposées trois compétitions : celle des films produits en Région Nouvelle-Aquitaine, celle des films indépendants et pour finir la traditionnelle compétition des films étudiants. Pour en savoir plus, toutes les informations sont disponibles sur le site de l’événement, ( url précédemment ) sur Facebook et Twitter

Au palmarès cette année 2017, des films divers et variés :

Nouvelle-Aquitaine :
Prix du jury : Monsieur Hernst de Vincent Cappello
Prix du public : La fin du dragon de Marina Diaby

Indépendants:
Prix du jury : Jack Line de Stéphane Esse & William Prunck
Prix du public : Paki’s flower de Nas Lazreg

Écoles :
Prix du jury : Ils s’arrêteront de pleuvoir de Jany Kasmi
Prix du public : 69 sec de Laura Nicolas

Ce fut un festival riche en émotions avec de très belles performances. Ces trois jours ont sans doute suscité chez nos nombreux jeunes, de fortes vocations. On espère , que ces scènes hautes en images auront fait réfléchir le plus grand nombre. Il faut remercier le public pour son intense participation à l’élection du palmarès.

Ginouvez Maelly

“E euple aincra”: Une expo étonnante au Frac d’Angoulême!

Du 30 septembre au 17 décembre, le FRAC (Fonds Régional d’ Art Contemporain) a accueilli une exposition créée par deux artistes M.Dector et M. Dupuy.

Dector et Dupuy ont été invités par le FRAC pour réaliser une exposition qui a été entièrement créée pour cette occasion et non extraite de la collection d’art du FRAC.

Les deux artistes ont fait un travail de repérage dans les rues d’Angoulême et de son agglomération pour tirer une inspiration du territoire qui les accueille et pour créer des œuvres originales à présenter. À partir de photographies, ils développent leurs idées qu’ils disposent un peu partout dans les salles.

Qu’est ce que le FRAC ?

Le FRAC, est l’abréviation du Fonds Régional d’Art Contemporain ; il en existe 23 en France dont un en Corse et un sur L’île de la Réunion. Les FRAC existent depuis plus de 30 ans et mettent à notre disposition entre 3 à 4 expositions par an dont la durée est d’environ trois mois. Ils possèdent tous une collection comptant plus de 950 œuvres qu’ils peuvent s’échanger. Si l’un des FRAC a besoin d’une œuvre, les collections sont constamment en mouvement. Ils sont tous indépendants.

Le FRAC accueille des groupes et fait des visites guidées (c’est-à-dire avec des interactions entre le guide et le groupe), c’est pour tout public et les entrées sont gratuites.

Les expositions peuvent être :

– monographiques (comme « Euple Aincra ») : il n’y a qu’un, voire deux artistes présents pour la création de l’exposition

– collectives : on choisit un thème et des œuvres parmi les collections

Le FRAC a aussi le choix de pouvoir changer la disposition de son espace ( ajout de mur, agrandissement ou rétrécissement d’une salle…)

Le FRAC d’Angoulême compte 8 personnes.

Dector & Dupuy, exposition euple aincra, FRAC Poitou-Charentes, © photo Richard Porteau

Pourquoi le titre ?

 

Dector & Dupuy, exposition euple aincra, FRAC Poitou-Charentes, © photo Richard Porteau.

Le nom « Euple aincra » vient d’une œuvre de l’exposition. La vraie source est un tag « Le Peuple Vaincra » qu’ils ont apprécié et qu’ils ont modifié. Dector et Dupuy ont retiré les premières lettres des trois mots formant alors « E Euple Aincra » qui se transformera en « Euple Aincra ».

Cette exposition est destinée à tout public et peut intéresser des personnes vivant à Angoulême, car les œuvres sont prises dans la ville même. Les artistes font une sorte de Street Art en photographiant l’œuvre originale à partir de laquelle ils reproduisent une autre œuvre qui est ensuite intégrée au musée. A voir !

Zoé Fabre, 2nde.

Non à la pauvreté !


Leur professeur de Lettres a proposé aux élèves de 1°ES1 de s’inspirer de l’écriture de deux grands écrivains et tribuns, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo : cherchant à dénoncer le réel pour inspirer ceux qu’on appellerait aujourd’hui “les décideurs” et les inciter à modifier en profondeur la société, nos auteurs ont permis à des élèves de s’enflammer pour des causes majeures.

A vous de juger !

Contre la pauvreté

Mes amis,

Je vais vous parler d’un sujet qui m’attriste mais qui est malheureusement présent dans notre vie quotidienne : c’est la pauvreté. Si je vous parle de cela c’est que je viens d’assister à une scène qui m’a particulièrement touchée et bouleversée. J’aimerais la partager avec vous. Là, à l’instant, j’ai vu une femme et son enfant faire l’aumône aux passants. Or, ces derniers ne prêtaient aucune attention autour d’eux. Ils étaient tous obnubilés par leurs occupations. Ils marchaient devant eux sans voir leurs souffrances, leur visage fatigué, le peu de vêtements qui pouvait les réchauffer. Chaque jour des hommes, des femmes, des enfants sont privés de confort. Chaque jour de nouveaux individus se retrouvent sans logement, sans nourriture. Chaque jour des enfants sont obligés de travailler pour aider leurs parents alors que leur place devrait être à l’école. Que deviendront t-il ces enfants, plus tard, s’ils n’ont ni diplômes, ni travail, ni salaire ? La réponse est simple : ils deviendront comme leurs parents, des personnes sans moyens pour pouvoir vivre correctement. Ils seront incités à voler de la nourriture et si nous n’agissons pas, la pauvreté s’étendra.

Alors réveillez- vous ! Car dans notre société, ceux qui ne possèdent pas beaucoup d’argent passent pour des malhonnêtes s’ils ne peuvent pas rembourser leurs dettes, tandis que l’on fait grâce de ces mêmes dettes aux riches, qui ne les payent pas alors qu’ils en ont tous les moyens. Trouvez-vous cela normal de voir ces pauvres personnes qui sont vos semblables dans cette situation misérable ? Vous souciez-vous de savoir s’ils ont faim ou froid ? Non, bien sûr que non, puisque vos richesses vous rendent aveugles. Pour vous, c’est de l’enfer des pauvres que vous faites le paradis des riches car pendant qu’ils souffrent, vous, qu’est ce que vous avez ? Tout ce dont vous avez besoin.

La richesse d’un être humain ne se mesure pas toujours dans les biens qu’il possède, mais à son éducation, à la grandeur de son âme, de son cœur, de sa bonté. Or vous, vous êtes pauvres. Notre société est injuste car nous les hommes, nous sommes sans cœur. Tout ce qui ne nous regarde pas ne nous concerne pas. Si je suis ici, c’est pour vous faire comprendre que la pauvreté est un réel problème dans le pays mais nous pouvons trouver une solution. Nous ne pouvons plus ignorer les drames qui se jouent sous nos yeux.

Alors luttons ensemble mes amis pour plus de justice sociale, parce que plus personne ne devrait résider dans la rue. Mettons en place des lieux pour les soigner, pour leur donner à manger, leur offrir un logement et leur redonner le sourire car ils ont le droit à la protection et non à l’exclusion ! Ne les ignorez plus et peut être qu’un jour, nous et nos prochains verrons un monde meilleur.

Clotilde

Pour l’égalité

Ce pays que nous souhaitions autrefois voir devenir radieux n’est devenu que plus sombre. Ce pays pour lequel nous nous sommes jadis battu, les belles valeurs que nous voulions lui assimiler, nos rêves d’égalité, de fraternité et de liberté ne sont plus qu’un vieux souvenir dont le temps a eu raison. Une fois de plus les plus riches l’emportent sur les plus pauvres, les plus forts abusent des plus faibles. Vous osez arracher leur seul pouvoir à ces pauvres êtres qui travaillent sans relâche pour vous enrichir ? Vous qui n’avez jamais connu ni le travail, ni la précarité. N’importe quel homme aurait envie de s’exprimer si une situation l’épuisait. Et il en en aurait le droit. C’est un droit légitime qui lui a été donné à la naissance. Rappelez-vous, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions », « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme ». Comme vous avez la mémoire courte ! Jusqu’alors, la seule arme de ces condamnés face aux bourreaux était leurs voix toutes réunies. Désormais ils sont sans défense, à la merci de leurs tortionnaires. Ce droit si précieux qui leur donnait un semblant de valeur, la sensation d’être important que vous leur avez impétueusement dérobé. Oui, vous qui tirez de la misère, la richesse dégoûtante qui comble vos caprices grotesques ! Vous avez fait de ces battants pleins d’espoir des Golems dépourvus de libre-arbitre et de parole. Tels des vampires assoiffés de luxe, vous vous réjouissez de l’obscurité dans laquelle vous perpétrez ces atrocités tout en profitant des merveilles qu’elle vous procure sans craindre les préjudices. La vie des misérables travailleurs vous importe peu. C’est vrai, vous avez l’opulence, l’or, les palais, la puissance, la gloire, alors qu’eux n’ont que la misère, les guenilles, la précarité, l’impuissance et la soumission. Vous n’avez rien à envier à ces riens du tout. De plus, pourquoi les laisser perdre leur temps à manifester dehors pour leurs idées alors qu’ils pourraient le passer à vous enrichir, dans vos caveaux sales, sinistres et sombres ? Oui vous êtes mieux qu’eux, vos vies valent mieux que les leurs. Selon vous ils ne représentent rien de plus que des insectes rampants à vos pieds qui une fois écrasés, vous laissent purulents de luxe et somptuosités. N’oubliez pas que vous devez votre confort et votre opulence à ceux qui abandonnent leurs vies pour que vous soyez satisfaits des vôtres. Vous rendez vous bien compte que vous faites partir en fumée leurs seul espoir de compter ? Tout ça pour des kyrielles sordides de biens que vous entassez dans vos châteaux. Gardez bien à l’esprit que les plaisirs futiles ne valent pas le dixième de la vie d’un être humain. Gardez bien à l’esprit qu’aucun Homme n’a plus le droit de vivre qu’un autre. Souvenez-vous que l’on a tous besoin les uns des autres et rappelez-vous que tous autant que nous sommes nous avons droit au respect. Et surtout, n’oubliez jamais que tous les hommes naissent libres et égaux en droit.

Mélissa

DISCOURS SUR LE SMIC UNIVERSEL

Il y a dans notre monde des injustices. Certaines ne concernent que des villages, des villes, d’autres des régions, d’autres des pays et puis il y a celles qui concernent le monde. Notre monde, car nous sommes tous concernés par ces injustices. La loi que je vais évoquer et défendre aujourd’hui va paraître abstraite ou courante pour certaines personnes de cet hémicycle mais elle est en réalité, la base de l’esclavage moderne. Je plaide pour le SMIC Universel.

Comme nous le savons tous, le SMIC est l’abréviation du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance. Pour les personnes déjà perdues, c’est la rémunération légale minimum que doit recevoir un travailleur majeur.

Nous, européens et habitants de l’hémisphère Nord, sommes pratiquants du SMIC. Mais il y a, dans l’autre partie du globe, de nombreux pays où celui-ci n’existe pas. Et c’est pour ces pays que je me bats.

En effet, des millions et des millions de travailleurs travaillent dans des conditions misérables et sont sous payés, lorsqu’ils sont payés … Ils sont sous payés car, dans leur pays, il n’y a pas de loi contre ça, ou bien ce sont des dictatures qui ferment les yeux sur des entreprises exploitantes car elles même le font.

Le SMIC Universel permettra une égalité pour tous les travailleurs de ce monde, il permettra de rendre la vie meilleure à ces millions de personnes et il permettra d’aboutir à la fin d’une ère pessimiste sur la notion du travail. Car oui, les multinationales et tous les gens qui exploitent ces personnes ruinées, sont les génies du mal ! Ils créent votre satisfaction, votre bonheur d’avoir un bien et leurs richesses avec le Mal.

C’est grâce à notre loi que nous allons aider ces personnes et faire évoluer le monde car celle-ci est essentielle face aux évolutions du travail : elle permet de combattre l’esclavage moderne.

Depuis le moment où j’ai pris la parole et que j’ai communiqué le sujet de notre loi, vous vous demandez tous de combien elle sera. C’est un point important, la rémunération du SMIC Universel ! Comme nous le savons, nous ne pouvons pas faire passer une rémunération nulle à une rémunération d’un cadre supérieur. Mais je fixerai néanmoins cette somme à 150 dollars par mois. Il est bien entendu qu’elle ne s’appliquera qu’aux pays qui n’ont pas instauré le SMIC et où le coût de la vie est faible.

Je parle bien aujourd’hui d’une idée car les faits arriveront en aval, mais le plus important est d’exprimer et de partager ces idées car ce sont avec elles que nous allons contribuer à un monde meilleur, à une ère nouvelle.

Maintenant, c’est à vous de prendre la décision. Qu’y a-t-il de plus grave pour vous que de ne pas voter pour cette loi ?

Discours prononcé au siège de l’ONU, NY.

  P.H

Non au libre port des armes


Leur professeur de Lettres a proposé aux élèves de 1°ES1 de s’inspirer de l’écriture de deux grands écrivains et tribuns, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo : cherchant à dénoncer le réel pour inspirer ceux qu’on appellerait aujourd’hui “les décideurs” et les inciter à modifier en profondeur la société, nos auteurs ont permis à des élèves de s’enflammer pour des causes majeures.

A vous de juger !

Le port d’armes

 Mesdames et Messieurs
Vous, qui faites des lois sans jamais penser aux conséquences ! Vous pensez qu’autoriser le port d’armes réduira le nombre de criminels ? Vous pensez que cette loi va permettre notre sécurité et celle du peuple ? Eh bien non ! Mes criminels pourront tuer n’importe qui sous prétexte que c’est de la légitime défense ! En autorisant le port d’armes, vous ne faites qu’augmenter les risques, vous ne faites que détruire la vie de gens innocents ! Etes-vous conscients ?

Ils n’osent pas me répondre, ils n’osent même pas me regarder, ils sont ignorants, lâches et incapables d’assumer qu’ils ont tort ! Vous devez annuler cette loi pour éviter tout risque de rébellion ! Imaginez, tout un peuple armé face aux forces de l’ordre, vous déclencheriez une apocalypse, une IIIème guerre mondiale. Nous pensons qu’il y a trop d’armes en circulation, aujourd’hui, il y a 88 armes pour 100 habitants. Vous imaginez le nombre d’enfants qui peut avoir accès à ces armes et déclencher des accidents mortels en pensant jouer ? Si on s’arme pour se sentir en sécurité et que d’autres personnes ont aussi le droit de circuler avec une arme, pensez-vous que nous sommes réellement en sécurité ? Les armes doivent être uniquement réservées à des personnes qualifiées, et non pas à des inconnus. Je ne cesserai de répéter que je ne laisserai rien ni personne mettre en cause ma décision ! Vous, qui voulez déchirer cette Terre, l’Homme a le droit de vivre librement et ne pas être contraint de vivre enfermé dans la peur de mourir. En effet, la peur de mourir ne fait pas de ce pays un lieu paisible. Pensez-vous à ces enfants qui pourraient être pris de panique à chaque fois qu’ils voient une arme, à ces femmes qui entendraient des tirs et des cris à cause de ces armes ?
Je suis ici aujourd’hui, mais je ne serai peut-être plus là demain. Pendant que vous êtes assis confortablement, en sirotant vos cocktails, à vous préoccuper de ce que vous allez manger ce soir, il y a des gens qui sont terrifiés à l’idée qu’ils ne sont plus en sécurité ! Cette loi n’aboutira qu’à la destruction totale de ce peuple ! Nous refusons que ce monde soit anéanti à cause de votre loi. Je termine ce discours avec un dernier argument : les armes ne me dérangent pas, mais c’est l’individu qui l’a en possession qui me dérange. Les armes à feu sont des objets qui ont été faits pour tuer, que vous soyez pour ou contre, elles vont toujours tuer !

 

Féthi

Pour l’éducation des filles, partout dans le monde

Leur professeur de Lettres a proposé aux élèves de 1°ES1 de s’inspirer de l’écriture de deux grands écrivains et tribuns, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo : cherchant à dénoncer le réel pour inspirer ceux qu’on appellerait aujourd’hui “les décideurs” et les inciter à modifier en profondeur la société, nos auteurs ont permis à des élèves de s’enflammer pour des causes majeures.

A vous de juger !

Discours pour une loi pour l’éducation des filles

Pourquoi être une fille dans certains pays peut être un frein à l’accès a l’éducation…. ?

C’est la question que je pose à cette assemblée. Tout le monde devrait avoir accès à la scolarisation et l’apprentissage. Néanmoins, dans certains pays où le taux de pauvreté est très élevé, de nombreuses familles n’ont pas la possibilité d’envoyer tous leurs enfants à l’école et désignent souvent le garçon, et gardent les petites filles à la maison. Cette situation est très grave car ces petites filles n’auront pas la chance d’apprendre à lire et écrire. Cela conduit à la dramatique conclusion que les deux tiers des personnes analphabètes dans le monde sont des femmes. Comment pourront-elles à l’âge adulte, être libres, se défendre et devenir indépendantes ? De plus, il ne faut pas oublier que dans quelques régions du monde les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école sous peine de subir des menaces, des agressions et des violences. Par ailleurs de nombreuses femmes se battent pour les droits à l’éducation, telle Malala. En 2016 une telle situation est déplorable à une époque où l’éducation est un enjeu important, la société va devoir trouver une solution afin que toutes ces petites filles puissent aller à l’école. Or il est très triste qu’environ 39 millions de filles ne soient pas scolarisées dans le monde, car leur apprentissage n’est toujours pas considéré comme prioritaire. Cela permettrait pourtant d’empêcher des faits tels que le mariage très jeune… C’est pour cela que la société doit lutter pour leurs droits. Pourtant des études montrent que les filles qui étudient plus de 7 ans se marient plus tard (4 ans après ) et ont moins d’enfants. Éduquer les jeunes filles présente de nombreux avantages car pour une augmentation de scolarisation de 10%, le PIB d’un pays connaît une croissance de 3%. Il est donc légitime de dire que les société doivent prendre conscience de l’impact de l’éducation des filles sur un pays. Dans ces conditions il est révoltant de savoir que dans de nombreux pays, les filles et les femmes ont peu de chance d’avoir un métier qui leur permettrait l’indépendance économique. C’est pourquoi cette cause fait partie des objectifs du millénaire pour le développement et doit absolument être mené jusqu’au bout. Sans éducation, sans apprentissage, elles ne peuvent pas changer les choses, améliorer leur situation et sortir de la pauvreté. Des femmes instruites améliorent le pays et aideront les générations futures à s’instruire à leur tour.

En conclusion à cette prise de parole engagée, on peut dire que la société doit reconnaître le droit à l’éducation des petites filles.

Saka

Non à l’homophobie

Leur professeur de Lettres a proposé aux élèves de 1°ES1 de s’inspirer de l’écriture de deux grands écrivains et tribuns, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo : cherchant à dénoncer le réel pour inspirer ceux qu’on appellerait aujourd’hui “les décideurs” et les inciter à modifier en profondeur la société, nos auteurs ont permis à des élèves de s’enflammer pour des causes majeures.

A vous de juger !

Contre l’homophobie

Je m’appelle Siporah MBOCK II, je suis franco-camerounaise, et j’en suis très fière. Je suis fière de mon nom, fière de mes origines, et aussi fière de ce magnifique pays peuplé tout de même de 22 millions d’habitants qu’on appelle “Cameroun”. Néanmoins, je ne suis pas fière de tout ce qui le constitue à savoir son homophobie, qui y est très présente.

Voici l’article 347 bis relatif à l’homosexualité du Code pénal : “Est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 20 000 à 200 000 francs (CFA) toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe.” J’aurais voulu dire que cet article est illégal car ajouté en 1972 par le président Ahmadou AHIDJO au Code pénal sans l’approbation des parlementaires, mais qu’est-ce que la légalité ? L’esclavage était légal, l’Apartheid était légal, la légalité est une affaire de pouvoir et non de justice, car même si cette cette loi était légale, elle n’en serait pas plus juste. Cela m’attriste quand je pense à Roger Jean-Claude MBEDE, décédé le 10 janvier 2014 alors qu’il avait été condamné à 3 ans de prison pour homosexualité après avoir envoyé par SMS “Je suis très amoureux de toi” à un autre homme. Coupable d’être lui même, coupable d’avoir aimé, tel était son crime. C’est terrible !

Comment une nation qui, au cours de son histoire, a subi l’oppression parce que ses habitants étaient soi disant “des corps tout noirs sans aucune âme “ et qu’ils étaient trop différents pour être considérés comme des humains, peut-elle opprimer des gens pour leur identité sexuelle? Je ne comprends pas. Être homosexuel, c’est comme notre couleur de peau, c’est notre nature et on ne peut pas la changer. Malheureusement, le destin de certains homosexuels au Cameroun ne s’arrête pas à la prison, parfois il est encore plus tragique.

Il s’agit là d’une sordide affaire que je vais vous raconter. Il s’appellait Eric LEMBEMBE, était un militant camerounais des droits de l’Homme, et actif dans la défense des droits LGBT. Il a été torturé puis tué à son domicile en juillet 2013. “On lui a tiré la langue avec une tenaille, crevé les yeux, brisé les membres, et son corps a été entièrement brûlé au fer à repasser, jusqu’à la plante des pieds”. A ce crime odieux, s’ajoute le fait que la police et la justice camerounaise manquent de volonté à faire connaître la vérité.

Moi qui suis si fière du Cameroun, j’ai honte. Honte de cette mentalité, honte de cette violence. Néanmoins je suis persuadée que comme beaucoup de pays, les mentalités changeront, elles sont déjà en train de changer. Je ne veux plus avoir honte de toi, “ô Cameroun berceau de nos ancêtres”, tant que nous vivrons, il y aura de l’espoir.

Siporah

Égalité pour tous

Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, pierre fondatrice des républiques française.Alors qu’il vous paraîtrait insensé de rétablir l’esclavage, que la simple idée de remettre en place la peine de mort devrait vous offusquer et qu’imaginer interdire et punir à nouveau l’avortement devrait vous sembler absurde, vous songez sérieusement et sincèrement à interdire et annuler le mariage homosexuel ainsi que toutes les avancées sociales qui vont avec, bafouant des années de lutte pour l’égalité et reniant cet article fondateur qu’est l’article 1er.

Je sais bien que certaines personnes dans cet hémicycle souhaiteraient à la fois voir disparaître mariage homosexuel, avortement et interdiction de tuer au nom de la justice, et j’aurais voulu ne pas avoir à réagir devant ces gens qui attisent la haine comme un feu dévorant notre société, mais il est désormais nécessaire de répondre à ces atteintes à l’équilibre de notre pays. Après les conflits qui sont apparus suite à l’adoption de cette loi, vous désirez animer à nouveau la rage des partisans de l’immobilisme social.

Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; et vous espérez balayer d’un revers de main une loi qui fit faire un grand pas en avant à notre société en retard sur ce point avec les autres pays européens et qui permit à tous les couples de la France du XIX° siècle d’être reconnus devant la loi, au même niveau, sans être limités au PACS ? Vous voulez ressusciter des conflits français qui, s’ils perdurent, causeront des dégâts dans notre société égaux à ceux d’une guerre sur notre population ?

Si tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, vous devez aussi savoir, très chers collègues, que l’État est séparé de l’Église depuis 1905. Or cette aversion pour l’homosexualité ne provient que d’une seule source, la Bible. Et comme la fontaine de Mimir fur corrompu par l’anneau des Nibelung, ce texte fut corrompu par ses interprétations inexactes et orientées, rendant l’homosexualité pêché. C’est donc sous de bas-instincts religieux et dépassés, et sous la peur que la France subisse le même sort que Sodome et Gomorrhe que vous osez remettre en cause cette loi moderne et indispensable.

Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits et tous les hommes doivent donc avoir le droit de se marier, de fonder une famille, d’avoir des enfants et de les voir grandir. Tenteriez vous d’empêcher un mariage parce que les mariés sont noirs ? Il doit en être de même pour deux personnes du même sexe. Oseriez vous empêcher un couple stérile d’adopter ? Il doit en être de même pour deux personnes du même sexe. L’État n’a en aucun cas le droit de choisir qui peut se marier, s’aimer, ou même se détester. Et l’argument que le mariage civil n’est pas une reconnaissance d’amour mais l’inscription de la filiation dans une institution fiable est absurde, on marie bien des personnes âgées qui ne sont pourtant plus en capacité de procréer ! Vous avancez aussi que ce mariage amène fatalement à l’adoption, je dirais plutôt heureusement ; et qu’un enfant doit avoir un père et une mère sous peine de grandir différemment, mais comment font les enfants orphelins ? Et quand bien même, les couples homosexuels hommes ne fréquentent pas que des hommes et les couples homosexuels femmes ne fréquentent pas que des femmes… Vous assurez vouloir préserver les enfants des moqueries dues à leur parents, mais comment les mentalités pourraient-elles changer si rien ne bouge ? Enfin vous expliquez que ces adoptions ne seraient que des caprices, mais comment pouvez qualifier cela de caprice quand des couples attendent des années durant pour pouvoir éduquer et voir grandir leurs enfants ? Je pense moi que ces couples auront bien plus d’amour à donner que les parents hétérosexuels qui se séparent chaque année laissant des enfants déchirés et perdus entre leur père et leur mère.

Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, qu’il soient femmes, noirs, juifs ou homosexuels.

Anonyme

Discours en faveur du mariage pour tous

Depuis l’enfance, nous sommes rangés dans des cases, on formate nos pensées, on nous apprend à vivre selon de soi disant normes ; mais que faites-vous de votre propre opinion ? N’êtes vous pas capables de remettre en cause les doctrines qui vous parviennent ? Permettez-moi de vous rappeler quelques principaux fondements de notre République: « Liberté, Egalité, Fraternité ». Je crois savoir que ces quelques mots ne vous sont pas inconnus. La liberté… la liberté d’aller à l’encontre des diktats, la liberté de tomber amoureux d’une âme et non pas d’un sexe comme le voudrait si bien notre société, la liberté d’officialiser une relation et de l’exposer au grand jour comme bon vous semble. L’amour n’est-il pas censé réunir les peuples ? C’est un océan de paix ouvert à quiconque désire y plonger. Faut-il maintenant se préparer à y rencontrer requins comme dauphins, se piquer à oursin comme méduses… ? Mais c’est de ces épreuves que naît la satisfaction d’une union sincère et libre.

La société veut l’égalité et c’est de l’égalité que naît la société. Le mariage pour tous est avant toute chose une étape de la lutte contre les injustices et les discriminations, n’êtes-vous pas de cet avis ? De plus, quels changements cela va-t-il réellement engendrer dans vos misérables conventions ? Aucun, je vous l’assure ! Il est simplement question d’une ouverture d’esprit qui semble échapper à certains d’entre vous. Le bonheur d’un couple, les sourires d’un couple, peu importe le sexe de chacun, n’est il pas en mesure d’ensoleiller vos âmes nuageuses ? Il paraîtrait que cette réticence relève d’une certaine homophobie ou confonds-je peut-être avec une bêtise profonde ? Que penser… Les enfants me dites-vous ? Je n’entrevois aucun problème dans le fait que deux personnes du même sexe adoptent et élèvent un enfant. Pourquoi ne bénéficieraient-ils pas des mêmes droits qu’un couple hétérosexuel ? Ecoutez donc : nombre d’enfants vivent dans de piteuses conditions de vie, vivent parfois dans une terrible pauvreté, souffrent de violences physiques ou morales, voire les deux à la fois. Ne croyez-vous pas que ces petits méritent mieux ? Laissez donc ces hommes et ces femmes apporter un peu de joie, de bonheur, d’amour, de bien-être dans le cœur vide et appauvri de ces quelques enfants.

A vous désormais de comprendre et d’intégrer la tolérance, et d’ouvrir votre esprit à un nouveau monde, de liberté, d’égalité, de fraternité.

Liza

Contre la Loi Travail

Leur professeur de Lettres a proposé aux élèves de 1°ES1 de s’inspirer de l’écriture de deux grands écrivains et tribuns, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo : cherchant à dénoncer le réel pour inspirer ceux qu’on appellerait aujourd’hui “les décideurs” et les inciter à modifier en profondeur la société, nos auteurs ont permis à des élèves de s’enflammer pour des causes majeures.

A vous de juger !

La loi travail

Quelle idée a bien pu vous venir à l’esprit lorsque vous avez présenté la loi El Khomri ? Nous ne sommes pas des machines ! Comment avez vous pu imaginer rallonger les journées de travail jusqu’à 12h ? Comment avez vous pu imaginer que faciliter les licenciements soit une bonne chose pour le marché du travail ? Comment avez vous pu imaginer qu’il soit possible qu’un citoyen français passe d’une semaine de trente-cinq heures à une semaine de soixante heures dans certains cas? Comment est-il possible de penser que moins rémunérer les heures supplémentaires soit une bonne idée ? Cette loi n’est qu’une forme d’esclavagisme moderne amputant le salarié français de tous ses droit, le rendant soumis à la volonté des patrons. De mon point de vue cette loi est une sorte de machine à voyager dans le temps, oui ! Nous revenons petit à petit vers le passé, là où le salarié n’était qu’un corps sans âme, une marionnette manipulée par le patronat. Toutes ces années de combat pour de meilleures conditions de travail pour au final tout détruire en une seule loi ! Redescendez des hautes sphères du pouvoir ! Travaillez ! Voyez comme le travail de certains peut être pénible ! Ainsi vous réaliserez que ce que vous êtes en train de leur imposer est inhumain !

Cela dit, il existe quelque chose de bien plus scandaleux que cette loi, la façon de l’obtenir ! La démocratie ne devait-elle pas être le gouvernement du peuple ? Alors qu’en est-il lorsque la France entière s’oppose à vous et que vous optez pour un passage en force à grand coup de 49-3 qui n’est au final qu’un énième abus de pouvoir de votre part, vous qui bafouez une fois de plus des années de lutte pour un pouvoir plus juste. Quiconque poserait ses yeux sur vous qui êtes assis sur vos sièges de velours ne verrait que la monarchie qui autrefois se moquait bien du peuple .

Cette loi et la façon de l’obtenir sont toutes deux de graves insultes lancées au visage de nos ancêtres s’étant battus pour une vie meilleure. Il n’est pas trop tard, vous pouvez encore changer les chose. Écoutez le peuple faisant gronder nos villes de sa colère ! Retirez cette loi qui pénalisera un bon nombre de génération après nous. Si vous avez ne serait-ce qu’une once d’empathie envers l’Homme dans le malheur, réfléchissez-y.

Dylan

Contre la loi El Khomri

Je m’adresse à vous ou, devrais-je dire, nous nous adressons à vous, en ce jour de novembre 2016. Parlons de cette loi, la loi El Khomri, passée par l’article 49-3, de force. Est-ce une bonne chose d’augmenter la durée du temps de travail, de la faire passer de 48 heures par semaine à 60 heures par semaine ? Non je ne pense pas. Peut-être que la facilité de licenciement, si les ouvriers refusent cet accord, est une bonne chose ? Non plus, je ne crois pas. Pensez-vous sûrement qu’en plus d’augmenter la durée du travail, sans augmenter le salaire des employés, cela allait contribuer à la baisse du chômage ? Non, aujourd’hui  nous  travaillons pour gagner de l’argent, plus tard nous travaillerons pourquoi ? Pour être payés 35heures alors que nous avons travaillé 60 heures ? Je vais vous dire pourquoi nous travaillerons plus tard… plus tard nous travaillerons pour rien, oui  pour rien. En contrepartie, libéraliser le travail n’est pas une mauvaise chose, mais mettre des plafonds aux prud’hommes et créer des licenciements pour causes de difficultés économiques, n’aideront en aucun cas à permettre la baisse du chômage. De plus, mettre en place un salaire fixe associé à des horaires modulables, cela risquerait de créer des excès chez les employeurs, mais que dis-je, cela ne vous concerne pas, vous n’y accordez aucune importance aujourd’hui et vous n’y accorderez aucune importance demain. Réformer ne veut pas dire tout donner aux patrons ! Certes, les conditions de licenciement sont assouplies et parallèlement les indemnités prud’homales sont limitées, mais qui vérifiera que les conditions de licenciement sont réellement respectées ? Qui négociera le temps de travail dans les petites et moyennes  entreprises ? Qui vérifiera et comment, que les heures supplémentaires sont effectuées sur la base du volontariat ? Qui ? Egalement, concernant les salariés, qu’ils fassent des heures supplémentaires n’est pas une mauvais chose de temps en temps, mais si c’est pour payer beaucoup plus d’impôts c’est inutile. Il serait donc préférable de garder les 35 heures de travail avec éventuellement  un battement  valable jusqu’à 48 heures, c’est largement suffisant. Nous pensons que les salariés préféreraient avoir une vie de famille, une vraie. Je m’adresse à vous, nous nous adressons à vous, vous qui nous écoutez, vous devant moi : c’est une réforme aberrante… Où se trouvent les intérêts du salarié, dans la diminution de son salaire peut-être ? Que dis-je, dans l’augmentation de sa durée de temps de travail sûrement ? Pensez-vous aux conséquences de cette loi, à l’application de cette loi, pensez-vous réellement que vous ayez eu une bonne idée là d’établir, de mettre en fonction une loi qui ne favorise en aucun cas la baisse du sujet qui fâche de nos jours : le chômage ? C’est une loi que vous cherchez à faire passer le plus rapidement possible, sans même réfléchir, sans même faire d’études approfondies au préalable. De plus, c’est une loi sur laquelle vous reculez, vous tergiversez, pour au final la modifier de telle sorte qu’elle ne représentera plus grand chose. Vous rendez vous compte ? En plein milieu d’une négociation sur le chômage, et surtout avec une communication défaillante, il n’y avait pas pire scénario que de présenter ce texte.

Anonyme

Hommes et Femmes : tous égaux !

Leur professeur de Lettres a proposé aux élèves de 1°ES1 de s’inspirer de l’écriture de deux grands écrivains et tribuns, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo : cherchant à dénoncer le réel pour inspirer ceux qu’on appellerait aujourd’hui “les décideurs” et les inciter à modifier en profondeur la société, nos auteurs ont permis à des élèves de s’enflammer pour des causes majeures.

A vous de juger !

L’égalité hommes-femmes ?

A l’heure d’aujourd’hui les institutions, médias, livres, films nous poussent à croire en l’existence de légalité entre les hommes et les femmes. Laissez-moi vous dire que cette égalité au vingtième siècle est aussi réelle que celle d’un homme tout vêtu de rouge parcourant le monde en traîneau afin de distribuer des cadeaux. Tout le monde souhaite y croire mais chacun sait ce qu’il en est. Alors, je vous le dis, non , il n’existe pas d’égalité en quelque domaine que ce soit et il ny en aura pas tant que les stéréotypes auront la vie dure. Tant que Camille devra aimer le rose et Lucas le bleu. Tant que les petites filles se verront offrir des dînettes pour jouer à la femme au foyer comme maman alors que les petits garçons seront pilotes de courses, scientifiques et aventuriers comme papa. Tant que le terme « fillette » aura une connotation péjorative. Tant que être « une » au lieu de « un » fera de nous des êtres fragiles, dociles, émotifs aux yeux des autres. Un membre du sexe faible. Tant qu’il y aura justement un sexe faible supposant alors qu’il y a un sexe fort. Tant que des qualités comme l’intrépidité, le charisme, l’autorité, le sang-froid seront naturellement attribuées aux mâles. Tant que étant « une » nous devrons plus nous inquiéter de rentrer tard le soir qu’en étant « un ».Tant qu’il y aura encore des personnes pour penser que la place d’une femme est derrière les fourneaux et que celle d’un homme est de ramener du gibier. Tant que les femmes seront considérées comme des trophées, des objets pour accompagner l’exposition d’une voiture ou même exhibées au bras d’un homme. Tant qu’il y aura des métiers destinés aux hommes et d’autres aux femmes. Devons-nous être belles et nous taire ? Devons-nous être obligatoirement des femmes au foyer ? Devons-nous obéissance autre que celle que chacun doit à ses rêves ? Devons-nous obligatoirement être détentrices d’un instinct maternel ? Devons-nous toujours endosser à nous seules la responsabilité d’éduquer car nous y sommes prédisposées ? Devons-nous gagner moins en possédant les mêmes compétences pour un même travail avec pour seule raison que nous avons moins de poils au menton ? Devons-nous être arrêtées par un plafond de verre dans quelque carrière que ce soit ? Non ! Nous sommes importantes, nous sommes fortes, nous sommes charismatiques, nous sommes responsables. Nous savons être autoritaires. Nous sommes intrépides. Nous sommes beaucoup de choses mais sûrement pas faibles. Alors je suis pour une loi qui permettra enfin cette égalité entre les hommes et les femmes : par-delà nos distinctions nous avons surtout des ressemblances. Ne soyez plus de simples spectateurs ! Ne soyez pas ceux qui suivent juste le courant. Cessez donc d’attendre que le monde fasse pour vous ce que vous devriez faire vous-même. Je suis pour une loi, pour l’égalité, et vous le devriez aussi.  

Anonyme 

Egalité dans le monde du travail

Ces hommes et ces femmes étudient et ont des diplômes en toute égalité pour qu’au final le salaire brise cette même égalité ? Celle-ci étant pourtant un principe fondamental de notre société. Demandez à ces patrons, demandez leurs pourquoi ces femmes qui se lèvent tôt le matin pour travailler n’auraient pas le droit à un salaire équivalent à l’homme exerçant le même travail qu’elles? 

​Devrions-nous alors vous remercier de ce bonus monsieur le patron? Nous disons : non ! Cette femme assise à côté de moi et donnant son énergie à  son travail, tout en étant punie d’être femme, serait-elle inférieure monsieur le patron? Que l’on soit homme ou femme nous ne pouvons l’accepter. Ce que vous faites porte un nom monsieur le patron, ce que vous faites peut être cause de difficultés financières pour beaucoup de femmes. « Discrimination au travail », voilà comment nous appelons ce que vous faites monsieur le patron. Je m’indigne pour qu’aujourd’hui personne ne voie son salaire se restreindre à cause de votre mentalité sexiste. Alors sous peine d’être une personne de couleur nous n’aurions pas les mêmes droits ? Sous peine d’aimer une personne du même sexe nous n’aurions pas les mêmes capacités égales à celle de nos collègues ? Sous peine d’être une femme vous n’auriez pas le droit à un salaire égal ?

Revoyez donc vos principes monsieur le patron. Cette femme qui rentre tard d’un dur travail doit être obligée de se priver, afin d’au moins pouvoir subvenir à ses besoins. Ce salaire qui restreint ne convient en aucun cas à celui qu’elle devrait percevoir. Trouvez-vous ça normal ? Pourquoi étudier toutes ces années pour ne pas avoir au final le mérite de notre travail ? Nous ne pouvons pas accepter dans notre société de telles inégalités. Le salaire devrait correspondre au travail exercé, voila donc le droit que la société doit reconnaître à tout individu, comme elle a pu reconnaître le droit de vote des femmes.

Scotty

L’égalité hommes / femmes

Messieurs les Présidents,

Mesdames et messieurs les Députés,

Madame la Présidente de la Délégation aux droits des femmes.

Il y a bien longtemps maintenant que les femmes se battent pour une égalité avec les hommes.

Certes au fil du temps, elles on pu acquérir des droits, qui nous semblent légitimes aujourd’hui, mais qui ne l’étaient pas autrefois. Comme par exemple le droit de vote des femmes, qui a voté il n’y a même pas un siècle, en 1944.

Mais bien qu’étant une grande évolution pour la cause féminine, et que les mentalités aient évolué avec le temps, les inégalités hommes – femmes sont encore bien présentes dans notre société.

Souvenez-vous de ces héroïques pionnières des droits des femmes qui n’ont pas un seul instant cessé d’exiger, haut et fort, leur dignité, leur légitimité, leur liberté, leurs droits à l’égalité devant la loi des hommes, au nom d’une République qui oublie, et exclu volontairement les femmes.

Naître fille, demain en France, ne doit pas être un problème face aux opportunités de la vie, ni entraver la liberté de choisir son propre destin, et de réaliser son existence selon son mérite, ses capacités, ses envies et son travail.

Notre nation est composée à parts égales d’hommes et de femmes, nous nous devons de faire comprendre à tout le monde que nous sommes bel et bien, toutes et tous, des citoyens égaux en droit, ainsi que le veut notre constitution, et que l’exigent nos valeurs de notre République.

Et il est temps de passer d’une égalité écrite, à une égalité dans les faits.

Faut-il faire une loi pour que les lois deviennent réalité ?

Faut-il renforcer les sanctions quand elles existent déjà ?

Apparemment oui.

Il faut créer de nouveaux mécanismes de régulation, quand cela est possible, il faut que l’égalité devienne incontournable.

Aujourd’hui n’est pas la première fois, et certainement pas la dernière, où vous serez amenés a faire face, et à faire des lois sur l’égalité des hommes et des femmes, à protéger les femmes des discriminations, des inégalités encore, et des violences dont elles sont victimes, en tant que femmes, parce qu’elles sont des femmes.

Nous avons réussi petit à petit, à accéder aux droits qui sont tous légitimes à nos yeux, il est temps d’accélérer notre route. Et pour cela, il faut avancer pour ne pas reculer.

Et c’est cela le combat pour les droits des femmes, et cela dans tous les domaines de la vie.

Alors, pouvez-vous me dire pourquoi, en 2016, au jour d’aujourd’hui, nous constatons encore des disparités, dans le monde du travail, dans la vie professionnelle ?

Par exemple au niveau du salaire, les femmes sont payées 23,5 % de moins que les hommes.

Cela ne vous choque t-il pas ? Qu’une femme ayant réalisé les même études soit moins qu’un homme ?

En plus d’être sous payées, et non mises en valeur, elles subissent également du harcèlement sexuel. Une femme sur cinq affirme avoir connu cette situation.

Il est maintenant temps de réagir.

Une interdiction de discrimination à l’embauche doit être mise en place et encadrée.

Une entreprise ne doit indiquer ni le sexe, ni la situation familiale du candidat recherché dans son offre d’emploi. Le sexe ne doit pas être un critère de recrutement, il ne peut pas invoquer comme refus d’embauche le sexe du candidat, ou une éventuelle grossesse.

Tout au long de la carrière, il y a une obligation d’égalité. Les femmes et les hommes ne doivent pas connaître de traitement différent. Ils ont droit à la formation, à la promotion, aux congés, à la possibilité de mutation, et tous ces événement doivent être décides sans prendre en compte le sexe.

Voici donc quelque exemples sur lesquels il faudrait se pencher, et insister pour une justice et une égalité hommes – femmes.

Merci de votre écoute.

Emma

L’égalité hommes-femmes ?

A l’heure d’aujourd’hui les institutions, médias, livres, films nous poussent à croire en l’existence de l’égalité entre les hommes et les femmes. Laissez-moi vous dire que cette égalité au vingtième siècle est aussi réelle que celle d’un homme tout vêtu de rouge parcourant le monde en traîneau afin de distribuer des cadeaux. Tout le monde souhaite y croire mais chacun sait ce qu’il en est. Alors je vous le dis , non , il n’existe pas d’égalité en quelque domaine que ce soit et il n’y en aura pas tant que les stéréotypes auront la vie dure. Tant que Camille devra aimer le rose et Lucas le bleu. Tant que les petites filles se verront offrir des dînettes pour jouer à la femme au foyer comme maman alors que les petits garçons seront pilotes de course, scientifiques et aventuriers comme papa.Tant que le terme « fillette » aura une connotation péjorative. Tant que être « une » au lieu de « un » fera de nous des êtres fragiles, dociles, émotives aux yeux des autres. Un membre du sexe faible. Tant qu’il y aura justement un sexe faible supposant alors qu’il y a un sexe fort. Tant que des qualités comme l’intrépidité, le charisme, l’autorité, le sang-froid seront naturellement attribuées aux mâles. Tant que, étant « une », nous devrons nous inquiéter de rentrer tard le soir. Tant qu’il y aura encore des personnes pour penser que la place d’une femme est derrière les fourneaux et que celle d’un homme est de ramener du gibier. Tant que les femmes seront considérées comme des trophées, des objets pour accompagner l’exposition d’un voiture ou même exhibées au bras d’un homme. Tant qu’il y aura des métiers destiné aux hommes et d’autres aux femmes. Devons-nous être belles et nous taire ? Devons-nous être obligatoirement des femmes au foyer ? Devons-nous obéissance autre que celle que chacun doit à ses rêves ? Devons-nous obligatoirement être détentrices d’un instinct maternel ? Devons-nous toujours endosser à nous seules la responsabilité d’éduquer car nous y sommes pré-disposées ? Devons-nous gagner moins en possédant les mêmes compétences pour un même travail avec pour seule raison qu’on ait moins de poils au menton ? Devons-nous être arrêtées par un plafond de verre dans quelque carrière que ce soit ? Non ! Nous sommes importantes, nous sommes fortes, nous sommes charismatiques, nous sommes responsables. Nous savons être autoritaires. Nous sommes intrépides. Nous sommes beaucoup de choses mais sûrement pas faibles. Alors je suis pour une loi qui permettra enfin cette égalité entre les hommes et les femmes, par-de-là nos distinctions nous avons surtout des ressemblances. Ne soyez plus de simples spectateurs ! Ne soyez pas ceux qui suivent juste le courant. Cessez donc d’attendre que le monde fasse pour vous ce que vous devriez faire vous-même. Je suis pour une loi, pour l’égalité et vous le devriez aussi.  

Anonyme

Pour l’égalité entre les hommes et les femmes

Malgré de nombreuses tentatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes depuis plus de cent ans et une loi sur l’égalité professionnelle régulièrement actualisée, il existe toujours des inégalités dans le monde du travail que nous ne voyons même plus tant nous sommes habitués à vivre ainsi. Quelle chance qu’une association comme les Glorieuses dénoncent un état de fait : à compter du 7 novembre à 16h34 les femmes dans leur immense générosité travaillent gratuitement jusqu’au 31 décembre. Voilà un fait qui laisse songeur !..Non songeuse car enfin que nous dit cette constatation ? Que les salariés à capacités égales, à compétences égales, à études égales, à investissement égal, à poste égal, à travail égal n’ont pas un salaire égal en fonction de leur sexe. Au pays des Droits de l’Homme, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen s’appliquerait-elle à tous les hommes tant qu’ils ne sont pas des femmes ?

Dès l’embauche, une femme sait qu’elle devra faire ses preuves et même plus qu’un homme, que ses grossesses et enfants seront un frein à l’évolution de sa carrière. La loi a bien mis en place un congé parental qui pourrait être égal entre chaque membre d’un couple mais combien de pères font une pause professionnelle ?

L’inégalité entre les femmes et les hommes est encore plus impressionnante si on considère le traitement fait aux femmes : ce sont elles qui subissent le temps partiel quatre fois plus que les hommes. Ce sont elles qui ont des petites retraites car entre le travail partiel (bien pratique pour mener à bien une vie professionnelle et une vie domestique) ou la vie de mère au foyer, les femmes effectuent une grande part de « labeur » non rémunéré. Ce sont elles qui sont touchées en premier lors d’une crise économique car on estime toujours que les hommes, chefs de famille, doivent conserver leur travail et rapporter l’argent. Comme autrefois, l’homme de Neandertal partait chasser le mammouth laissant sa compagne au campement. Nos lois ne peuvent rien contre les schémas mis en place depuis des milliers d’années dans nos gênes et notre histoire.

Mais nous tenions à vous remercier, vous, les conformistes, les traditionalistes, les machistes, les sexistes, les misogynes, pour avoir eu la très bonne idée de créer la journée de la femme car il est bien connu que nous ne pouvons être à l’honneur seulement le 8 mars ! Non pas que cette journée met encore plus en évidence le problème de l’inégalité entre les femmes et les hommes. Elle rappelle aussi comment, nous, les femmes avons dû nous battre pour obtenir, du moins partiellement, les mêmes droits que les hommes pendant qu’eux ont toujours tout eu sans le moindre petit effort !

Plutôt que de créer des lois qui ne sont pas appliquées, nous devrions éduquer nos fils sans cette mentalité préhistorique qui ferait comprendre à la société que les femmes sont égales aux hommes et méritent les mêmes traitements.

S.C