QCM à correction rapide

13H30 14H20

Peut-on facilement effectuer de nombreuses évaluations formatives ?

– Olivier Aranda, professeur de technologie au collège Jules Supervielle, utilise pour cela l’application “Ping-Pong” et des tablettes iPad.
– François Bayle, professeur de SVT au collège Jean Guiton, utilise des formulaires papier. Les questions sont vidéo-projetées. La correction se fait rapidement par perçage des bandes de papier sur lesquelles les élèves ont entouré les réponses.
– Loïc Chapellier, professeur de mathématiques au Lycée Pilote International Innovant est satisfait de l’application “Socrative”. Il l’utilise avec des tablettes sous Androïd (expérimentation Living Lab).

Pour en savoir plus :
Les pratiques présentées (site pédagogique académique, article en cours de validation)
Sur le site NetPublic : présentation de l’application Socrative
Site officiel de l’application Ping-Pong

Des documents accessibles

13H30 14H20

Cédric Couvrat, conseiller TICE ASH, et Nathan Rochais, lycéen dyspraxique, donnent des exemples de précautions à prendre quand on souhaite produire des documents accessibles au plus grand nombre : des documents faciles à trouver, à transporter, à lire, à comprendre, à utiliser pour des activités pédagogiques, y compris par les élèves qui ont des difficultés de lecture ou de compréhension .

Pour en savoir plus

Réseaux sociaux : les têtes blondes

14H30 15H20

Les enfants sont de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux électroniques (dispositifs de communication ayant pour vocation de créer et maintenir des liens sociaux), tels que Facebook.
Qu’y font-ils ?
Qu’en disent les pédo psychiatres ?
Que peut faire l’école pour accompagner ces nouvelles pratiques ? y a-t-il des activités, des ressources, qui permettent d’apporter aux élèves de 7 à 12 ans des informations et une formation utiles ?

Un exposé d’Eric Deveyneix, conseiller pédagogique TICE en Charente, des échanges d’expériences.

Toute cette problématique est du domaine 2 du B2I.

En Charente on met en place un défi internet départemental concernant un champ disciplinaire (cette année l’histoire) qui propose des situations permettent de valider les items du B2I. Exemple : Un collègue a eu l’idée de reconstituer ce qui aurait pu être le profil et les pages Facebook d’un poilu mettant à jour des informations de son incorporation à sa mort (le poilu Léon Gendre). On peut ainsi faire prendre conscience qu’involontairement des informations stratégiques auraient été dévoilées.

Pour éduquer des enseignants utilisent Twitter dans leur enseignement (école de Burie par exemple). On crée un compte pour la classe (CE2) et cela sert de support pour éduquer à l’usage prudent des médias numériques tout en travaillant l’expression.

L’usage de Snapchat peut être recommandé pour échanger des messages éphémères : l’application a l’avantage d’auto-détruire les messages automatiquement, et donc de limiter les traces qui pourraient être regrettées. Mais il faut avoir conscience qu’il est techniquement possible de conserver certaines de ces photos et d’en détourner l’usage. Rien de ce qui est diffusé via internet n’échappe à cette règle.

L’académie met à disposition des enseignants des outils (blogs …) qui sont d’une grande protection pour les utilisateurs notamment en cas de piratage du site (la fermeture du blog peut être immédiate), et permettent d’initier aux bonnes pratiques de  médias numériques.

L’utilisation du proxy académique est une sécurité de premier niveau indispensable et obligatoire pour les écoles de l’académie. L’accompagnement et la surveillance ne sont pas toujours faciles avec les solutions nomades et l’entrée des appareils personnels connectés, cela rend la nécessité éducative encore plus importante.

Il faut conseiller aux collègues le site Internet sans crainte avec les personnages Vinz et Lou.

Le “permis internet” a été créé par la gendarmerie et une compagnie d’assurance, le discours est alarmiste et non éducatif.

En savoir plus :

Les twittclasses
Des ressources pour éduquer les élèves de 7/12 ans (le support utilisé lors de l’atelier).
L’avis et les conseils de Serge Tisseron (conférence)

 

Jouer pour apprendre

10H 10H50

Comment s’y prendre pour intégrer des jeux dans les apprentissages ?

Sophie Pierre, professeur d’anglais au collège Descartes à Châtellerault, crée des exercices ludiques avec l’application web “LearningApps”.

Claudia Grillet, professeur de mathématiques au collège Ronsard à Poitiers, fait partie du groupe “animaths”, qui crée des énigmes et des concours pour stimuler l’envie d’apprendre à raisonner et à calculer. Elle a testé le nouveau jeu en ligne “Mathador”, qu’elle utilise en classe avec des tablettes iPad, dans le cadre de l’expérimentation “EduTablettes 86”.
La présentation utilisée lors de l’atelier : Jouer

Un jeu a été mis à disposition des élèves par Julien Pavageau, professeur de mathématiques, sur le site du collège Albert Camus. Les élèves ont été nombreux à utiliser cette occasion d’exercer leur raisonnement.

Pour en savoir plus :
L’application LearningApps (qui est utilisable dans de nombreuses disciplines).
L’application Mathador
L’expérimentation EduTablettes86, site académique

Manuels numériques : un panel

Bernard Usé, du réseau Canopé, évoque les différentes formes de manuels scolaires numériques.

Les manuels sont distribués, soit directement par l’éditeur, soit, le plus souvent, via des bouquets de diffusion dont les principaux sont le CNS et le KNE (qui regroupent respectivement 20 et 31 éditeurs).

Les manuels produits par les communautés d’enseignants ont des modèles économiques originaux : ainsi le Livre Scolaire vend ses manuels papier et donne accès gratuitement à ses manuels numériques, les Clionautes collaborent avec Nathan technique pour un complément au manuel Histoire-géographie Tle Bac Pro, Weblettres collabore avec Le Robert pour les manuels “Passeurs de textes”, Sésamath collabore avec Magnard, Retz et Génération5 pour ses cahiers et manuels, les ebooks du web pédagogique sont disponibles à la vente et le site se rétribue par sa version Premium.

Des points de vigilance

– Les éditeurs proposent des périodes d’essai de spécimen, ou des extraits : il ne faut pas hésiter à tester un manuel avant de l’acquérir. Les centres Canopé disposent d’un accès aux plateformes CNS et KNE à des fins de démonstration, sur PC ou sur tablette. Il est également possible d’y expérimenter les différents moyens d’interagir avec les manuels (TBI, VNI, projection sans fil, etc.).

– Si un problème technique survient (lié à installation sur un réseau local ou un ENT, à une perte de données sur une clé USB, à un problème de DRM…) il est essentiel de se tourner vers l’éditeur, qui a autant intérêt que l’enseignant à ce que les usages soient facilités (pour simplifier la tâche de ses clients, Belin propose de pré-charger sur clé USB les manuels acquis sur la libthèque).

– Dans un contexte encore un peu flou où l’édition cherche un modèle économique viable, il est important de bien comprendre le périmètre de l’usage accordé à l’utilisateur (durée de l’abonnement ou achat de la licence, utilisation par l’enseignant ou l’élève, de tout point internet ou sur certains postes, type de terminal sur lequel le manuel sera utilisable…) et les conditions tarifaires (généralement un tarif “adoptant-prescripteur”, parfois gratuit, est accordé aux établissements équipés d’un certain nombre d’exemplaires papier).

Pour en savoir plus : sur les différents types de manuels numériques, une page du site académique “usages du numérique éducatif”.

Le dossier “manuels numériques” sur le site du ministère (Eduscol).

Un article de Bernard Usé sur le site Canopé académique situe le manuel numérique parmi les ressources pédagogiques éducatives.

Télévision et vidéos en classe

11H 12H

Christophe Hilairet, professeur d’histoire géographie au Lycée Pilote International Innovant, a évoqué comment il intègre des émissions dans ses cours, en s’aidant parfois du logiciel Captvty, qui existe en version portable (utilisable depuis une clef usb).
Plus d’une vingtaine de chaines peuvent ainsi être utilisées.
Le logiciel permet de sélectionner des émissions par type pour les enregistrer. Cela permet d’utiliser les “Jalons pour l’Histoire du temps présent” (INA) ou “Lesite.tv” (France télévision), qui ne peuvent pas être utilisés en streaming au lycée par manque de débit.
Pour prendre des vidéos sur Youtube il utilise Video DownloadHelper ou Fluvore.com, par lequel on peut se contenter de télécharger le son en format MP3.

Kdenlive sous Linux a été montré : c’est un logiciel de montage vidéo simple et efficace.

Il a montré comment il utilise des ressources en classe provenant de Edugéo, du CNES, du Louvre, de Lesite.tv, du site “Histoire par l’image“, notamment à partir de la plateforme gratuite Eduthèque (mise à disposition des enseignants par le ministère). Pour les “Jalons de l’Histoire” Eduthèque propose 100 vidéos sur les 1500 qui existent sur le site.
L’inscription doit être faite  par adresse mail académique.

 

 

Dialogues entre écrans et vidéo projecteurs

15H30 16H30
Les appareils permettant de produire des documents numériques se multiplient dans certaines classes.
Il peut s’avérer utile de projeter au groupe un document qui est dans un premier temps visible uniquement sur l’écran d’un des ordinateurs de la salle, d’un ordinateur portable, d’un netbook, d’une tablette.

– Olivier Aranda, professeur de technologie au collège Jules Supervielle à Bressuire, utilise une tablette iPad, et un boitier Apple TV. Le collège a fait une demande d’équipement complémentaire et utilise depuis 2 ans 25 tablettes et une dizaine d’Apple TV. L’écran d’une tablette peut ainsi être vidéo projeté.
L’établissement expérimente aussi Air server, qui utilise le PC à la place d’un Apple TV. Le coût est de 4$ par poste. Cette solution est compatible avec tous les systèmes d’exploitation et ne nécessite du coup pas de vidéoprojecteur avec prise HDMI (contrairement à l’Apple TV).

En savoir plus sur la gestion autonome d’iPad en classe, sur le site de l’académie de Nice.
Applications Reflection et Airserver présentées sur le site Canopé de Dijon.

– Christophe Hilairet, professeur d’histoire géographie au Lycée Pilote Innovant International, projette l’écran des tablettes testées dans l’établissement (sous Androïd) grâce à un boitier Miracast.
Cette solution est moins coûteuse, mais propose aussi moins de service. Le boitier intègre son propre service WIFI et ne nécessite pas de connexion internet : celle-ci est fourni par le WIFI de la tablette. Il est compatible avec une grande partie des systèmes d’exploitation notamment Android avec une version minimum de 4.2.2.

Quelques solutions qui permettent de vidéo projeter l’écran d’un des ordinateurs de la salle informatique : ITALC (libre), VNC, Tkontrole.

 

Collaborer entre professeurs

14H30 15H20

Quels outils numériques facilitent le travail en commun et l’entraide entre enseignants ?

Nicolas Faure, référent pour les usages pédagogiques numériques à l’EREA Anne Frank, partage des documents avec ses collègues via Dropbox et met à disposition des enseignants un document sur Google Drive pour le recueil et le suivi des demandes d’assistance ou de formation, ainsi qu’un agenda partagé.
Pour le partage d’informations au sujet des élèves des documents numériques pluriannuels sont stockés sur le serveur de l’établissement, accessible par internet (environnement numérique i-Cart).

Isabelle Kesler, documentaliste au lycée Maurice Genevoix, échange avec d’autres documentalistes dans le cadre du Mooc “Doc TICE” organisé par l’académie de Besançon. Leurs travaux de groupe à distance visent le croisement de regards sur des scénarios pédagogiques.

Pour en savoir plus

Des tutoriels en classe

Les documents numériques qui montrent en image un mode opératoire sont très utilisés dans la prise en main de logiciels ou d’outils. Certains enseignants en créent aussi pour aider les élèves qui peinent à réaliser une tâche, une opération.

Objectifs : optimiser la correction des exercices, qui est toujours chronophage. Développer l’autonomie, faciliter l’appropriation des savoirs.

Claudia Grillet, professeur de mathématiques au collège Ronsard, utilise dans le cadre de l’expérimentation Edutablettes-86 des tablettes iPad. Les pratiques montrées dans l’atelier concernent 27 élèves de 6ème tous dotés d’une tablette, qu’ils n’utilisent que dans le collège ou en sortie scolaire.

Quand elle corrige un exercice, elle peut enregistrer en vidéo (application Educréation) la démonstration sur la copie d’un élève. En effet la trace écrite n’est pas suffisante pour certains élèves, qui peinent en lecture. Beaucoup de choses passent  par l’oral. Il est donc intéressant de pouvoir mettre à disposition une explication enregistrée.

Claudia a aussi testé la création de tutoriels par les élèves à l’aide de la caméra intégrée à la tablette. Après que chacun ait fait une série d’exercices ils sont mis par groupe de trois : un pour la caméra, un pour la trace écrite et un pour l’explication orale.

Constats : Les élèves sont très concentrés sur ce qu’ils font. Le fait de créer une ressource qui sera visualisée par la classe les amène à s’impliquer totalement dans la réussite de la tâche.

L’application Educréation permet de créer ces aides et de les stocker sur internet, dans un espace dédié. La démonstration peut ainsi être mise à disposition de tous les élèves butant sur la même difficulté, en leur envoyant le lien vers la correction enregistrée.
Un équivalent sans espace de stockage est utilisable sous iOS et sous Androïd, et permet des exports en différents formats : Explain everything. Claudia l’utilise aussi et stocke les tutoriels réalisés sur Youtube, site de partage de vidéos. Explain everything présente un atout supplémentaire : la video peut être retravaillée avec un petit banc de montage qui permet notamment des découpages. En cas d’erreur lors de la conception on peut revenir en arrière et refaire seulement une partie de la vidéo.

Parfois l’enseignante génère un QR code (opération très rapide, différents logiciels sont mis à disposition sur le web) qu’elle met à disposition des élèves. Un QR code peut mener à un tutoriel trouvé sur le web ou à un “coup de pouce” réalisé par le professeur (un simple texte par exemple). Quand un besoin de remédiation est repéré lors de travaux pratiques le professeur peut ainsi recommander à un élève d’aller chercher l’aide mise à disposition sur tel ou tel élément.

Avec d’autres élèves (comme les 3ème, non munis de tablettes) l’idée a été de faire construire par des élèves volontaires leur propre livre de l’année (recueil de démonstrations) en utilisant le logiciel du TBI (ActivInspire en l’occurrence).
Ce genre d’activité engendre une dynamique dans la classe et les élèves ont un autre regard sur leur travail.

Les participants de l’atelier ont vu dans la mise à disposition de tutoriels l’opportunité d’apporter une aide pertinente aux élèves dyslexiques.

Claudia recommande de rester raisonnable dans le temps consacré à la création de documents d’aide : il en existe beaucoup sur le web. On aimerait souvent refaire ce qui a été produit par d’autres enseignants, mais quand on décide de créer cela prend beaucoup de temps. Mieux vaut réutiliser ce qui existe en acceptant les imperfections, et se contenter de produire ce qui correspond à un souci très particulier.

Pour en savoir plus :
– Le support de la présentation : Tutoriels en classe,
– l’application Educréation et les applications similaires, présentées en février 2013 sur le site de l’Ecole Numérique,
les applications proposées sur un Ipad