Jouer pour apprendre

10H 10H50

Comment s’y prendre pour intégrer des jeux dans les apprentissages ?

Sophie Pierre, professeur d’anglais au collège Descartes à Châtellerault, crée des exercices ludiques avec l’application web “LearningApps”.

Claudia Grillet, professeur de mathématiques au collège Ronsard à Poitiers, fait partie du groupe “animaths”, qui crée des énigmes et des concours pour stimuler l’envie d’apprendre à raisonner et à calculer. Elle a testé le nouveau jeu en ligne “Mathador”, qu’elle utilise en classe avec des tablettes iPad, dans le cadre de l’expérimentation “EduTablettes 86”.
La présentation utilisée lors de l’atelier : Jouer

Un jeu a été mis à disposition des élèves par Julien Pavageau, professeur de mathématiques, sur le site du collège Albert Camus. Les élèves ont été nombreux à utiliser cette occasion d’exercer leur raisonnement.

Pour en savoir plus :
L’application LearningApps (qui est utilisable dans de nombreuses disciplines).
L’application Mathador
L’expérimentation EduTablettes86, site académique

Entraide entre élèves

10H 10H50

Peut-on donner aux élèves l’habitude de s’entraider, pour réduire la fracture numérique et installer un climat solidaire ?

Au collège du Jardin des Plantes à Poitiers, Hélène Lebot fait utiliser le logiciel libre Audacity pour travailler l’anglais. Elle invite les élèves à préparer ensemble les évaluations, pour que les plus habiles aident les autres à créer et enregistrer au bon endroit un fichier audio, et pour qu’ils se stimulent mutuellement dans l’apprentissage de l’anglais.

Au collège Antoine Delafont à Montmoreau, les enseignants veillent à ce que les élèves soient régulièrement amenés à collaborer et à s’entraider notamment lors des séances d’accompagnement éducatif. Géraldine Héquette a évoqué des exemples vécus.

Compte-rendu provisoire.

 

Créer un livre

Certains logiciels permettent de créer avec les élèves un document numérique illustré, qui pourra se feuilleter comme un livre.

Sophie Pierre, professeur d’anglais au collège Descartes, utilise Didapages pour créer des livres numériques, illustrée d’images, de croquis, d’animations flash, de sons, de vidéos. Certains comportent des activités interactives.

Cet outil est utilisé aussi bien dans les écoles, les collèges et les lycées : les élèves s’approprient facilement les outils d’édition, qui leur permettent de créer par exemple des mots croisés ou des présentations animées.

Il existe plusieurs versions du logiciel. Didapages 1 est gratuit et permet de se familiariser avec la logique du logiciel. Il existe de nombreux tutoriels pour apprendre à l’utiliser. Il est cependant plus limité que les autres versions.

Le témoin a choisi après ce 1er essai d’utiliser Didapages 2 standard. Elle l’utilise avec les élèves (création de contes illustrés, de compte-rendus de sortie…) et pour les élèves (création d’exercices d’entrainement ou pour faciliter la compréhension). Cette version payante peut être testée sur le site officiel.

Pour créer des activités comportant des enregistrements sonores, elle utilise des logiciels qui transforment un texte en voix (text-to-speech), tels que Acapela ou Ivona.

Pour en savoir plus :
Une carte mentale sur Didapages proposée sur le site de l’académie de la Martinique,
un tutoriel réalisé par Philippe Thielleux
,
des exemples de scénarios pédagogiques pour le primaire,
un exemple de scénario d’usage en 6ème (dictionnaire et défilé de poèmes),une liste d’autres logiciels permettant de créer des livres (Calaméo…).

 

 

Des tutoriels en classe

Les documents numériques qui montrent en image un mode opératoire sont très utilisés dans la prise en main de logiciels ou d’outils. Certains enseignants en créent aussi pour aider les élèves qui peinent à réaliser une tâche, une opération.

Objectifs : optimiser la correction des exercices, qui est toujours chronophage. Développer l’autonomie, faciliter l’appropriation des savoirs.

Claudia Grillet, professeur de mathématiques au collège Ronsard, utilise dans le cadre de l’expérimentation Edutablettes-86 des tablettes iPad. Les pratiques montrées dans l’atelier concernent 27 élèves de 6ème tous dotés d’une tablette, qu’ils n’utilisent que dans le collège ou en sortie scolaire.

Quand elle corrige un exercice, elle peut enregistrer en vidéo (application Educréation) la démonstration sur la copie d’un élève. En effet la trace écrite n’est pas suffisante pour certains élèves, qui peinent en lecture. Beaucoup de choses passent  par l’oral. Il est donc intéressant de pouvoir mettre à disposition une explication enregistrée.

Claudia a aussi testé la création de tutoriels par les élèves à l’aide de la caméra intégrée à la tablette. Après que chacun ait fait une série d’exercices ils sont mis par groupe de trois : un pour la caméra, un pour la trace écrite et un pour l’explication orale.

Constats : Les élèves sont très concentrés sur ce qu’ils font. Le fait de créer une ressource qui sera visualisée par la classe les amène à s’impliquer totalement dans la réussite de la tâche.

L’application Educréation permet de créer ces aides et de les stocker sur internet, dans un espace dédié. La démonstration peut ainsi être mise à disposition de tous les élèves butant sur la même difficulté, en leur envoyant le lien vers la correction enregistrée.
Un équivalent sans espace de stockage est utilisable sous iOS et sous Androïd, et permet des exports en différents formats : Explain everything. Claudia l’utilise aussi et stocke les tutoriels réalisés sur Youtube, site de partage de vidéos. Explain everything présente un atout supplémentaire : la video peut être retravaillée avec un petit banc de montage qui permet notamment des découpages. En cas d’erreur lors de la conception on peut revenir en arrière et refaire seulement une partie de la vidéo.

Parfois l’enseignante génère un QR code (opération très rapide, différents logiciels sont mis à disposition sur le web) qu’elle met à disposition des élèves. Un QR code peut mener à un tutoriel trouvé sur le web ou à un “coup de pouce” réalisé par le professeur (un simple texte par exemple). Quand un besoin de remédiation est repéré lors de travaux pratiques le professeur peut ainsi recommander à un élève d’aller chercher l’aide mise à disposition sur tel ou tel élément.

Avec d’autres élèves (comme les 3ème, non munis de tablettes) l’idée a été de faire construire par des élèves volontaires leur propre livre de l’année (recueil de démonstrations) en utilisant le logiciel du TBI (ActivInspire en l’occurrence).
Ce genre d’activité engendre une dynamique dans la classe et les élèves ont un autre regard sur leur travail.

Les participants de l’atelier ont vu dans la mise à disposition de tutoriels l’opportunité d’apporter une aide pertinente aux élèves dyslexiques.

Claudia recommande de rester raisonnable dans le temps consacré à la création de documents d’aide : il en existe beaucoup sur le web. On aimerait souvent refaire ce qui a été produit par d’autres enseignants, mais quand on décide de créer cela prend beaucoup de temps. Mieux vaut réutiliser ce qui existe en acceptant les imperfections, et se contenter de produire ce qui correspond à un souci très particulier.

Pour en savoir plus :
– Le support de la présentation : Tutoriels en classe,
– l’application Educréation et les applications similaires, présentées en février 2013 sur le site de l’Ecole Numérique,
les applications proposées sur un Ipad