QCM à correction rapide

13H30 14H20

Peut-on facilement effectuer de nombreuses évaluations formatives ?

– Olivier Aranda, professeur de technologie au collège Jules Supervielle, utilise pour cela l’application “Ping-Pong” et des tablettes iPad.
– François Bayle, professeur de SVT au collège Jean Guiton, utilise des formulaires papier. Les questions sont vidéo-projetées. La correction se fait rapidement par perçage des bandes de papier sur lesquelles les élèves ont entouré les réponses.
– Loïc Chapellier, professeur de mathématiques au Lycée Pilote International Innovant est satisfait de l’application “Socrative”. Il l’utilise avec des tablettes sous Androïd (expérimentation Living Lab).

Pour en savoir plus :
Les pratiques présentées (site pédagogique académique, article en cours de validation)
Sur le site NetPublic : présentation de l’application Socrative
Site officiel de l’application Ping-Pong

Jouer pour apprendre

10H 10H50

Comment s’y prendre pour intégrer des jeux dans les apprentissages ?

Sophie Pierre, professeur d’anglais au collège Descartes à Châtellerault, crée des exercices ludiques avec l’application web “LearningApps”.

Claudia Grillet, professeur de mathématiques au collège Ronsard à Poitiers, fait partie du groupe “animaths”, qui crée des énigmes et des concours pour stimuler l’envie d’apprendre à raisonner et à calculer. Elle a testé le nouveau jeu en ligne “Mathador”, qu’elle utilise en classe avec des tablettes iPad, dans le cadre de l’expérimentation “EduTablettes 86”.
La présentation utilisée lors de l’atelier : Jouer

Un jeu a été mis à disposition des élèves par Julien Pavageau, professeur de mathématiques, sur le site du collège Albert Camus. Les élèves ont été nombreux à utiliser cette occasion d’exercer leur raisonnement.

Pour en savoir plus :
L’application LearningApps (qui est utilisable dans de nombreuses disciplines).
L’application Mathador
L’expérimentation EduTablettes86, site académique

Photographier en cours

On peut de plus en plus facilement photographier (des résultats d’expériences scientifiques, des schémas, des sauts en hauteur, des travaux d’élèves…). Ces photos peuvent être exploitées en classe ou après la classe. Pour quoi faire ? comment s’y prendre ? Trois témoignages.

– Stéphan Chauveau, professeur de sciences physiques au Lycée Jean Monnet, laisse les élèves utiliser leurs téléphones, pour photographier le résultat de leurs manipulations et expériences. Ces images sont parfois intégrées ensuite à un document, notamment au carnet de bord de travaux personnels.
Des photographies ont aussi été réalisées à l’occasion de sorties géologiques, puis retravaillées afin de faire apparaître des plans de coupe.
L’objectif est notamment de développer les compétences en usage des TICE.
Cet enseignant estime important cependant de ne pas substituer ces pratiques à la réalisation de schémas scientifiques.
Des échanges ont eu lieu lors de l’atelier sur les risques pris par un enseignant quand il laisse les élèves utiliser leur matériel personnel dans le cadre des cours (voir lien ci-dessous).

– Géraldine Héquette, professeur de sciences physiques au collège Antoine Delafont, met à disposition des élèves des outils (selon les cas webcam, visualiseur, appareil photo). Les photos réalisées en cours permettent par exemple de mettre en avant les propriétés d’un liquide.
Elle apprend aux élèves à citer l’origine des images qu’ils utilisent dans leurs travaux, en leur fournissant un diaporama dans lequel des notes apportent des conseils en méthodologie. Ceci est fait en lien avec les items du B2I (Brevet Informatique et Internet).

Elle photographie aussi à l’aide d’une visualiseuse l’énoncé d’un exercice sur le manuel, et/ou le travail fait par certains élèves. Par l’intermédiaire d’un logiciel de tableau blanc interactif, elle peut afficher, surligner, découper pour mettre en avant les parties intéressantes de ces clichés, pour faciliter les apprentissages.Elle les met parfois à disposition du groupe via l’environnement numérique de travail (i-Cart).

– Loïc Chapellier, professeur de mathématiques au Lycée Pilote Innovant International, utilise en classe des tablettes sous Androïd, dans le cadre de l’expérimentation “Living cloud”. Il photographie avec une tablette notamment des copies d’élèves et des écrans, pour exploiter les travaux au vidéo projecteur.

Ces photographies sont partagées via Dropbox avec une connexion wifi. L’intérêt de cet outil de partage (qui existe en version gratuite) est notamment d’être notifié quand une nouvelle image est stockée ou modifiée. Les élèves se sont inscrits avec leur adresse mail à ce service après explication des conditions d’utilisation.

Pour en savoir plus sur l’expérimentation Living cloud : le blog de l’expérimentation au LP2I.

Sur le cloud computing, un article du CDDP de l’Aveyron.

Sur le fait de laisser les élèves utiliser leur smartphone en classe, un dossier sur le site de l’académie de Toulouse.

Sur l’usage d’une webcam pour photographier en classe, un article sur le site de mathématiques.

Sur l’usage de la photographie de copies associé à l’annotation avec un logiciel de tableau numérique, un article sur le site “usage du numérique éducatif”.

Apportez vos appareils personnels

13H30 14H20

Est-il possible de laisser les élèves utiliser en classe leur téléphone ou ordinateur portable ou leur tablette ?
Comment transférer dans un dossier partagé avec le reste de la classe les fichiers qu’ils produisent ?

Pascal Godard, professeur de technologie au collège de Ménigoute, utilise en classe sa propre tablette et un media center sous Android, qui lui permet de piloter un tableau numérique interactif et le poste de vidéo projection.
Il crée quand il en a besoin pour une activité une passerelle avec une CPL wifi, dont les élèves profitent. Ils peuvent ainsi faire des photos, des relevés, et utiliser des sites web. Il ne laisse le wifi actif que pendant les moments où c’est utile.

Joël Coutable est professeur de SVT au lycée Pilote International Innovant. Dans le cadre de l’expérimentation “Living Cloud” Il laisse les élèves choisir leur outil de prises de notes (papier, ordinateur, tablette), et leur permet d’avoir recours à internet pendant la classe.

Sur le thème du BYOD (Bring YourOwn Device, équivalent français AVAN Apportez vos Appareils Numériques) quelques articles récents :

– Usages et difficultés repérés par des enseignants de SVT lors d’une expérimentation “mobilité” menée dans plusieurs académies, pôle numérique de l’académie de Créteil.

– Le wifi en classe, résumé des précautions à prendre sur le site de l’académie de Grenoble.

– smarphones en classe, un dossier avec scénarios pédagogiques sur le site de l’académie de Toulouse (avril 2013).

– Créer une connexion wi-fi dans un gymnase, sur le site EPS de l’académie de Créteil (mai 2014).

Dialogues entre écrans et vidéo projecteurs

15H30 16H30
Les appareils permettant de produire des documents numériques se multiplient dans certaines classes.
Il peut s’avérer utile de projeter au groupe un document qui est dans un premier temps visible uniquement sur l’écran d’un des ordinateurs de la salle, d’un ordinateur portable, d’un netbook, d’une tablette.

– Olivier Aranda, professeur de technologie au collège Jules Supervielle à Bressuire, utilise une tablette iPad, et un boitier Apple TV. Le collège a fait une demande d’équipement complémentaire et utilise depuis 2 ans 25 tablettes et une dizaine d’Apple TV. L’écran d’une tablette peut ainsi être vidéo projeté.
L’établissement expérimente aussi Air server, qui utilise le PC à la place d’un Apple TV. Le coût est de 4$ par poste. Cette solution est compatible avec tous les systèmes d’exploitation et ne nécessite du coup pas de vidéoprojecteur avec prise HDMI (contrairement à l’Apple TV).

En savoir plus sur la gestion autonome d’iPad en classe, sur le site de l’académie de Nice.
Applications Reflection et Airserver présentées sur le site Canopé de Dijon.

– Christophe Hilairet, professeur d’histoire géographie au Lycée Pilote Innovant International, projette l’écran des tablettes testées dans l’établissement (sous Androïd) grâce à un boitier Miracast.
Cette solution est moins coûteuse, mais propose aussi moins de service. Le boitier intègre son propre service WIFI et ne nécessite pas de connexion internet : celle-ci est fourni par le WIFI de la tablette. Il est compatible avec une grande partie des systèmes d’exploitation notamment Android avec une version minimum de 4.2.2.

Quelques solutions qui permettent de vidéo projeter l’écran d’un des ordinateurs de la salle informatique : ITALC (libre), VNC, Tkontrole.

 

Des tutoriels en classe

Les documents numériques qui montrent en image un mode opératoire sont très utilisés dans la prise en main de logiciels ou d’outils. Certains enseignants en créent aussi pour aider les élèves qui peinent à réaliser une tâche, une opération.

Objectifs : optimiser la correction des exercices, qui est toujours chronophage. Développer l’autonomie, faciliter l’appropriation des savoirs.

Claudia Grillet, professeur de mathématiques au collège Ronsard, utilise dans le cadre de l’expérimentation Edutablettes-86 des tablettes iPad. Les pratiques montrées dans l’atelier concernent 27 élèves de 6ème tous dotés d’une tablette, qu’ils n’utilisent que dans le collège ou en sortie scolaire.

Quand elle corrige un exercice, elle peut enregistrer en vidéo (application Educréation) la démonstration sur la copie d’un élève. En effet la trace écrite n’est pas suffisante pour certains élèves, qui peinent en lecture. Beaucoup de choses passent  par l’oral. Il est donc intéressant de pouvoir mettre à disposition une explication enregistrée.

Claudia a aussi testé la création de tutoriels par les élèves à l’aide de la caméra intégrée à la tablette. Après que chacun ait fait une série d’exercices ils sont mis par groupe de trois : un pour la caméra, un pour la trace écrite et un pour l’explication orale.

Constats : Les élèves sont très concentrés sur ce qu’ils font. Le fait de créer une ressource qui sera visualisée par la classe les amène à s’impliquer totalement dans la réussite de la tâche.

L’application Educréation permet de créer ces aides et de les stocker sur internet, dans un espace dédié. La démonstration peut ainsi être mise à disposition de tous les élèves butant sur la même difficulté, en leur envoyant le lien vers la correction enregistrée.
Un équivalent sans espace de stockage est utilisable sous iOS et sous Androïd, et permet des exports en différents formats : Explain everything. Claudia l’utilise aussi et stocke les tutoriels réalisés sur Youtube, site de partage de vidéos. Explain everything présente un atout supplémentaire : la video peut être retravaillée avec un petit banc de montage qui permet notamment des découpages. En cas d’erreur lors de la conception on peut revenir en arrière et refaire seulement une partie de la vidéo.

Parfois l’enseignante génère un QR code (opération très rapide, différents logiciels sont mis à disposition sur le web) qu’elle met à disposition des élèves. Un QR code peut mener à un tutoriel trouvé sur le web ou à un “coup de pouce” réalisé par le professeur (un simple texte par exemple). Quand un besoin de remédiation est repéré lors de travaux pratiques le professeur peut ainsi recommander à un élève d’aller chercher l’aide mise à disposition sur tel ou tel élément.

Avec d’autres élèves (comme les 3ème, non munis de tablettes) l’idée a été de faire construire par des élèves volontaires leur propre livre de l’année (recueil de démonstrations) en utilisant le logiciel du TBI (ActivInspire en l’occurrence).
Ce genre d’activité engendre une dynamique dans la classe et les élèves ont un autre regard sur leur travail.

Les participants de l’atelier ont vu dans la mise à disposition de tutoriels l’opportunité d’apporter une aide pertinente aux élèves dyslexiques.

Claudia recommande de rester raisonnable dans le temps consacré à la création de documents d’aide : il en existe beaucoup sur le web. On aimerait souvent refaire ce qui a été produit par d’autres enseignants, mais quand on décide de créer cela prend beaucoup de temps. Mieux vaut réutiliser ce qui existe en acceptant les imperfections, et se contenter de produire ce qui correspond à un souci très particulier.

Pour en savoir plus :
– Le support de la présentation : Tutoriels en classe,
– l’application Educréation et les applications similaires, présentées en février 2013 sur le site de l’Ecole Numérique,
les applications proposées sur un Ipad