Grand Off d’Angoulême : deuxième journée, entre justice, création et humanité
Vendredi matin.
La fatigue commence à se faire sentir… mais l’excitation, elle, est toujours là.
La journée démarre dans les rues piétonnes d’Angoulême. Les élèves de CHABD — 6e, 5e et 4e — remontent ensemble la rue piétonne avant de se séparer pour deux expériences très différentes, mais tout aussi marquantes.
Une matinée au cœur de la justice
Les 6e et 5e prennent la direction du Palais de justice.
Entourés de leurs professeurs, ils découvrent concrètement les métiers judiciaires grâce à la rencontre avec une juge, une avocate et une procureure.
Dans le tribunal judiciaire, elles parlent de leur quotidien, de leurs responsabilités, de leurs choix de carrière. Les élèves posent énormément de questions : sur les études, sur les affaires, sur les décisions difficiles. Cette curiosité plaît beaucoup aux intervenantes, très pédagogues, diplomates et accessibles.
Puis vient le moment le plus marquant :
Les élèves enfilent les robes… et rejouent un procès.
Avocats de la défense, procureurs, juges, victimes, accusés : chacun prend son rôle très au sérieux, souvent avec humour. La juge et la procureure soufflent parfois quelques pistes, accompagnent, rassurent.
« Madame, vous avez déjà vu un avocat en Crocs ? »
Non. Et visiblement, c’était une première pour tout le monde.
Ce temps au tribunal prend encore plus de sens avec la participation au concours Dessine-moi ta justice, autour du thème des gens de justice. Les élèves découvrent l’exposition des planches réalisées.
Et la belle surprise arrive en fin de journée :
Des élèves de CHABD 5e remportent la troisième place.
Fierté immense. Sourires XXL.
Créer malgré tout : l’atelier des 4e
Pendant ce temps, les 4e vivent un moment très fort autour du dessin.Ils assistent d’abord à la vidéo d’une artiste palestinienne qui, malgré le conflit, continue de
dessiner au charbon sur sa tente et d’animer des ateliers pour les enfants.
Ensuite, ils participent à un atelier de dessin d’1h30 avec un dessinateur palestinien, accompagné d’une interprète traduisant de l’arabe vers l’anglais.
Malgré la distance, malgré la langue, la création circule. Les élèves adorent.
Le moment est dense, touchant, marquant.
Retrouvailles, pique-nique et petites merveilles humaines.
Tout le monde se retrouve ensuite sur le parvis du musée de la bande dessinée pour déjeuner. Et là, deux moments inattendus rappellent que les sorties scolaires sont aussi des aventures humaines.
D’abord, une autrice à vélo chute.
Un élève se précipite spontanément pour l’aider, ramasser ses affaires, l’accompagner.
En retour, elle lui dessine une BD et lui fait des dédicaces.
Bonheur absolu. Un peu plus loin, des élèves qui avaient peu à manger se voient offrir des cornets de frites par des food trucks.
Surprise. Gentillesse. Sourires.
Un après-midi suspendu au Vaisseau Moebius
L’après-midi, direction le Vaisseau Moebius pour une conférence autour du Douanier Rousseau, animée par un scénariste et un dessinateur.
Le moment où le dessin se crée en direct fascine tout le monde.
Le temps semble ralentir.
Il y a quelque chose de poétique, presque hors du monde.
Les élèves participent, observent, questionnent.
Un vrai moment de transmission artistique.
Et pour finir…
Une marche express pour rentrer au collège dans les temps.
Des sacs plus lourds.
Des têtes pleines.
Des souvenirs déjà ancrés.














































































































































De spectateurs, ils sont rapidement devenus acteurs de cette sortie. Ils ont pu croquer des planches qui leur plaisaient avant de commencer un atelier sur le thème du super-héros. Le but : reprendre les traits d’un personnage emblématique de comics pour le refaire “à leur manière”.
