Gérard de Nerval (1808-1855)
AUTEUR: Mélissa Lagrange
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El desdichado ( 1854 )
« Je suis le ténébreux,-le Veuf,-l’Inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie:
Ma seule Étoile est morte,-et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie (…) »
Gérard de NERVAL
Gérard LABRUNIE a pris pour pseudonyme Gérard de NERVAL. C’est un poète français né le 22 mai 1808 à la capitale française où d’ailleurs il est décédé le 26 janvier 1855. De NERVAL est connu pour ses poèmes mais aussi pour ses livres ( Les filles du feu, recueil de nouvelles comme Sylvie et de sonnets comme Les chimères ).
Gérard de NERVAL, fils d’Étienne LABRUNIE et de Marie-Antoinette Laurent. Le 29 novembre 1810, De NERVAL est en deuil de sa mère. Peu de temps après, son père est nommé médecin militaire adjoint à la Grande Armée en 1808, son fils De NERVAL est élevé jusqu’en 1814 par son Grand oncle maternel.
Il entre au collège en 1822 et devient ami avec Théophile Gautier qui deviendra lui aussi poète entre autre. De NERVAL écrit son premier recueil poétique en classe de première (1823-1824)
Pythagore ( pas de date précisée )
« Homme, libre penseur! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l’univers est absent.
Respecte dans la bête un esprit agissant:
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d’amour dans le métal repose;
“Tout est sensible!” Et tout sur ton être est puissant.
Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t’épie:
A la matière même un verbe est attaché…
Ne la fais pas servir à quelque usage impie
Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché;
Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres! »
Gérard de NERVAL