Moustapha Fall, un géant «ordinaire»

DSCN5095

De par sa taille (2,18m), Moustapha Fall attire les regards sur les parquets de basket. Mais il a une vie en dehors des salles de sport.

Moustapha Fall paraît petit à côté du panier de basket, accroché à cinq mètres de hauteur, dans le patio du Théâtre-Auditorium (Tap) de Poitiers. Et pourtant c’est un géant ! Du haut de ses 21 ans, il mesure 2,18m et chausse du… 49. Son père mesure 1,93m et sa mère 1,80m. Mouss, de son surnom, vit très bien sa grande taille. Le joueur du Poitiers Basket 86 achète ses vêtements dans des magasins spécialisés ou sur Internet. « J’ai toujours été grand, je faisais déjà 1,50m en CE1… » Aujourd’hui, il se fiche pas mal du regard des gens.

Né en région parisienne, à Neuilly-sur-Marne, le basketteur évolue à Poitiers depuis quatre saisons. Quatre ans a cours desquels il a dû se muscler. « J’ai pris à peu près dix kilos par an depuis que je suis arrivé, en mangeant plus et en faisant de la musculation. J’ai fait plusieurs camps avec des séances d’entraînement extrêmes. » Le basket occupe la majeure partie de son temps. Mais, lorsqu’il n’est pas sur le terrain, il rend visite à ses amis et sa famille. Côté loisirs, il écoute du rap, regarde des séries, mais « n’aime pas trop lire ».

Moustapha Fall a un frère et une sœur, qui ne jouent pas au basket et n’atteignent pas sa taille. Son père, lui, est reparti vivre au Sénégal, tandis que sa mère est aide-soignante.

Jade Chatillon et Emmanuelle Goossens

Mouss a pris de la hauteur

Moustapha Fall a battu, hier soir, face à Boulazac (68-67), le record de contres (7) du PB86, jusque-là détenu par Mike Wallace, un ancien joueur américain. Il a même réalisé la meilleure évaluation de sa carrière, avec un total de 27 (16pts, 3rbds). Des records qui lui « font plaisir » sans plus. « Mon but était avant tout de gagner le match, après un début de saison difficile pour l’équipe. » Moustapha estime que le PB86 gagné grâce à son jeu collectif, sa persévérance et sa défense.

Florian Brunet et Bastien Pachet

Le viaduc Léon Blum ouvre fin 2013

Le viaduc Léon Blum est en cours de construction a Poitiers. Il reliera le quartier de Poitiers-ouest au centre-ville à la fin de l’année. Seuls les piéton,les vélos et les transports en commun pourront l’emprunter. Nous avons consacré un dossier à cet ouvrage exceptionnel.

La construction du viaduc Léon Blum a débuté durant l’été 2012 après 9 mois de démolition de l’ancienne passerelle.Le chantier est maintenant dans la dernière ligne droite.Le viaduc doit être ouvert à la fin de l’année.

Directeur général adjoint des services de la Ville et de l’Agglomération,Yves Pétard dirige la mission viaduc et cœur d’agglo.Il nous a exposé les caractéristiques techniques de cette réalisation lancée par Grand Poitiers. Le viaduc Léon Blum permet de relier Poitiers Ouest au centre-ville. Sur ce viaduc seuls les piétons, les vélos et les autobus sont autorisés à la circulation pour faciliter la circulation des transports en commun.

Le viaduc veut s’inscrire dans le paysage avec une architecture esthétique et soignée. Cet ouvrage de 330 mètres de long est soutenu par une armature en acier légère et performante, posée sur des fondations en béton. Les pièces ont été usinées à Venise, puis au bord du lac Léman en Suisse. Au plus fort du chantier, une cinquantaine d’ouvriers travaillaient sur le site. Yves Pétard nous confie qu’il est très fier de ce viaduc.IMGP0190

 

3 Questions à Francis Chalard

Chalard Francis

Francis Chalard est l’adjoint aux finances de la Ville de Poitiers. Le projet, il le connait bien.

Pourquoi avoir construit un nouveau Viaduc ? Et pourquoi lui avoir donné le nom de Léon Blum ? 

Francis Chalard : L’ancienne passerelle étant dangereuse, elle a dû être fermée. Grand Poitiers a choisi un Viaduc pour la remplacer. Il permettra le passage des piétons, des cyclistes et des transports en commun entre le centre-ville et Poitiers Ouest, dans une continuité de circulation entre le CHU de Poitiers et le Futuroscope, tout en raccourcissant  les distances. Avec le nouvel équipement, on compte  donc sur  une économie de CO². Le nom de Léon Blum a été donné  parce qu’aucune rue ne portait le nom de ce grand homme politique. Cet ouvrage méritait un tel nom.

Qui a financé le Viaduc ? Quel est le coût global ?

30 millions d’euros ont été investis  pour la construction du Viaduc. Le projet est  financé par Grand Poitiers via son budget transport et par des subventions de l’Europe (pour les économies d’énergie), de l’État et de la Région Poitou-Charentes.

Comment le Viaduc va-t-il s’intégrer dans le milieu urbain ?

Cet ouvrage  conçu par l’architecte  Jean-François Blassel, sera connecté au pôle multimodal. Par sa structure métallique légère,  il s’intègre parfaitement dans le tissu urbain marqué notamment par la présence du TAP voisin et son design.

Propos recueillis par Alizéa Bouchenez et Imen Medjahed