Le programme EEYP, c’est quoi ?

Symbole du dispositif EEYP

Cette année et pour la première fois depuis la création de ce dispositif appelé EEYP, la France, par l’intermédiaire du partenariat des lycées de Saintes et de Hambourg, a été invitée à participer au programme. Une équipe de 8 élèves, dont moi-même et Tommy Jadeau, ainsi que 2 professeurs sont donc partis, du 13 au 18 février 2020 à Hambourg, profiter de cette opportunité. Voici donc quelques détails de notre voyage!

Le projet EEYP, actif depuis 2008

Le « Erasmian European Youth Parliament » a été crée en 2008 et a eu lieu la première fois à Rotterdam, aux Pays-Bas. Le but est de permettre aux jeunes européens (futurs ou déjà citoyens pour certains), de découvrir un premier aperçu du fonctionnement de l’Union Européenne et surtout des questions qui y sont discutées en ce moment même à Bruxelles ou ailleurs, selon les institutions. L’objectif est de montrer aux jeunes l’influence qu’ils peuvent avoir sur l’UE s’ils s’y investissent et s’y intéressent, votent et sont conscients qu’une telle organisation existe. C’est un programme international éducatif, qui permet d’approfondir ses connaissances et de développer sa capacité à communiquer avec des jeunes d’autres nationalités. Il est important également que ces jeunes arrivent à penser à l’avenir de l’Europe, et à ce que ça pourrait devenir dans quelques années.

8 élèves de 8 lycées de pays européens différents se réunissent au mois de février dans une ville différente chaque année. Cette année, le programme a eu lieu à Hambourg, en Allemagne. Étaient présents : la Roumanie, la Slovaquie, les Pays-Bas, la France (représentée par le lycée Bellevue de Saintes), l’Espagne, la Suisse, La République Tchèque et l’Allemagne (représentée par le lycée partenaire du lycée Bellevue, Grootmoor, de Hambourg). Les élèves sont répartis par comités qui traitent chacun d’une question différente, de manière à ce que chaque élève d’un comité soit de nationalité différente des autres. Chaque année, les questions abordées changent. Cette année, il y avait : Affaires constitutionnelles, Relations de l’UE avec les pays voisins candidats ou non, Affaires étrangères, Environnement, Relations de l’UE avec l’Afrique et Innovation digitale. Chacune de ces questions est très actuelle, elles sont toutes discutées en ce moment même au Parlement Européen, le vrai.

Préparation du projet

Nous avons effectué des séances de travail de 2h par semaine, et du travail personnel de recherches sur nos sujets respectifs.

Sur place

La “city expo”, et donc, ici, la présentation de notre région

Il faut savoir que 4 jours complets sur place, c’est court pour un projet tel que celui-là. Ils étaient donc bien remplis et intenses. Après une présentation de la nationalité de chacun, appelée “city expo”, et la cérémonie d’ouverture, au travail!

Le travail en comité se déroulait sur toute la journée, de 9h le matin à 22h le soir, les pauses étant le repas ou la nuit, dimanche compris. Une après-midi spéciale est réservée au « Meet the Boss », une rencontre avec des professionnels du thème correspondant au comité. Ainsi, pour prendre l’exemple de mon comité sur les affaires constitutionnelles, nous avons eu la visite d’un avocat membre du parti politique social démocrate allemand, et d’un étudiant en droit. Le dernier soir avant l’Assemblée Générale, pour ceux qui s’étaient proposés, il fallait travailler les discours, et ce jusqu’à les avoir terminés, c’est-à-dire minuit pour la plupart.

Voici la scène de l’Assemblée Générale! A droite, le comité interrogé; à gauche, les trois présidents; devant, le pupitre pour les intervenants

L’Assemblée Générale est un événement très particulier et bien plus officiel et protocolaire que ce que l’on peut penser. Le « dress code » est formel donc “costume cravate” pour les hommes et tailleur ou tenue officielle pour les femmes. Cette Assemblée dure 6 heures environ. Les comités passent un par un sur scène et sont interrogés sur les solutions qu’ils ont travaillé pour répondre aux problèmes identifiés.

 

Après un discours d’ouverture du débat, un discours « d’attaque » et un discours de « défense », le débat est enfin ouvert. Les comités restés dans l’assemblée doivent maintenant trouver des éléments incohérents ou sur lesquels ils ne sont pas d’accord, ils se succèdent alors au pupitre, et prennent la parole, après avoir remercié le président pour la leur avoir donné. Le président (qui régit et structure le débat) décide quand la question a été suffisamment ou non discutée, c’est lui (ou elle) qui décide si oui ou non les intervenants peuvent retourner s’asseoir. A la fin, un discours de clôture est effectué, l’hymne européen est joué et un membre du Parlement intervient.

Conclusion et bilan

Le bilan du groupe est plutôt mitigé, en effet, je le dirais plus tard, mais il faut vraiment être intéressé dans ce domaine pour s’y sentir à sa place. Pour certains, cela n’a pas été le cas. Pour d’autres, ce projet a été très enrichissant, ils ont fait beaucoup de progrès en anglais, notamment dans la capacité à tenir un débat ou dans les phrases formelles qui sont intéressantes à connaître.
L’ambiance peut aussi jouer sur le ressenti des participants, or dans les comités elle est parfois très compétitive, ou alors pas du tout, cela dépend des élèves et des « chairs » (chaque comité a deux adultes pour gérer les débats et organiser le travail, ils ont une grande expérience dans le projet EEYP).

A quel « type d’élève » s’adresse ce programme ?

La bonne maîtrise de l’anglais de l’élève est cruciale pour pouvoir participer aux débats et comprendre les échanges. Il est également important d’être intéressé dans la politique ou le droit pour pouvoir tirer de vrais bénéfices, pas seulement en anglais mais aussi en connaissances dans ce domaine. Il ne faut ensuite pas oublier que c’est un voyage « professionnel », donc pas de tourisme, pas de réels échanges enrichissants avec les autres participants (en dehors du comité et sur un autre sujet), et du travail en comité chaque jour. Les pauses sont les repas ou la nuit, comme je l’ai dit plus tôt. Il faut donc être travailleur, impliqué et investi.

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