Corrida, de Cabrel (par Margot)

Corrida

Depuis le temps que je patiente

Dans cette chambre noire

J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante

Au bout du couloir

Quelqu’un a touché le verrou

Et j’ai plongé vers le grand jour

J’ai vu les fanfares, les barrières

Et les gens autour 

 

Dans les premier moments j’ai cru

Qu’il fallait seulement se défendre 

Mais cette place est sans issue

Je commence à comprendre

Ils ont refermé derrière moi

Ils ont eu peur que je recule

Je vais bien finir par l’avoir 

Cette danseuse ridicule 

Est-ce que se monde est sérieux 

Est-ce que se monde est sérieux 

 

Andalousie, je me souviens

Les prairies bordées de cactus 

Je vais pas trembler devant

Ce pantin, ce minus

Je vais l’attraper, lui et son chapeau 

Les faire tourner comme un soleil 

Ce la femme du torero 

Dormira sur ses deux oreilles 

Est-ce que se monde est sérieux 

Est-ce que se monde est sérieux 

J’en ai poursuivi des fantômes 

Presque touché leurs ballerines  

Ils ont frappé fort dans mon cou 

Pour que je m’incline 

Ils sortent d’où ces acrobates

Avec leur costumes de papier 

J’ai jamais appris à me battre 

Contre des poupées 

 

Sentir le sable sous ma tête 

C’est fou comme ça peut faire du bien 

J’ai prié pour que tout s’arrête 

Andalousie, je me souviens

Je les entends rire comme je râle 

Je les vois danser comme je succombe 

Je pensais pas qu’on puisse autant

S’amuser autour d’une tombe

Est-ce que ce monde est sérieux

Est-ce que ce monde est sérieux