Diminution environnementale engendré par l’activité humaine (info WWF)

En 1969, l’homme marchait sur la lune. Rien ne semblait devoir stopper la formidable progression de l’humanité vers la prospérité.

Pourtant, à l’entrée de ce troisième millénaire, un nouveau défi apparaît, engendré par notre consommation effrénée des ressources naturelles.

 

Les forces économiques mondiales qui provoquent, peu à peu, la destruction de la diversité biologique et des milieux naturels ne prennent que très exceptionnellement en compte les limites biologiques de la planète.

Depuis les années 70, nous avons dépassé la capacité de charge de la planète et vivons en ” sur-régime “.

Résultat : une diminution spectaculaire de 30% des ressources naturelles de la planète en 30 ans : les écosystèmes forestiers ont été réduits de 12%,

ceux d’eau douce de 50%,

et enfin, les écosystèmes marins de 30%.

-FORÊTS

 

” 250 000 hectares de forêts tropicales disparaissent chaque semaine ”

 

 

 

 

 

Maillons essentiels de la chaîne de la vie, les forêts jouent un rôle crucial dans le cycle de l’eau et la régulation des climats. Elles comptent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus utiles de la planète, abritant plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Pourtant, leur dégradation se poursuit à un rythme effréné. Chaque semaine, c’est près de 250 000 hectares de forêts tropicales qui se volatilisent. Or, on estime que 20% des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère proviennent de la déforestation. Et c’est à une exploitation forestière peu respectueuse de la nature et de l’homme, souvent illégale, ainsi qu’à des coupes sauvages pour installer des plantations industrielles, telles que le palmier à huile et le soja, qu’il faut imputer l’hémorragie des forêts et des milliers d’espèces qu’elles hébergent.

 

Si en France les forêts augmentent en surface depuis la fin du 19ème siècle, à l’heure actuelle, seul 1% de ces écosystèmes est suffisamment protégé au nom de l’inestimable biodiversité qu’il abrite. En métropole française, plus de 200 espèces forestières sont menacées de disparition ou fortement fragilisées. Une situation préoccupante qui s’explique par l’application obstinée d’un modèle de gestion ayant tendance à uniformiser les milieux au détriment de la variété faunistique et floristique.. Par ailleurs, les besoins croissants de l’homme vis-à-vis de produits en bois papier, mais aussi en produits contenant de l’huile de palme ou en viandes nourries au soja, lorsqu’ils n’ont pas de garanties environnementales, contribuent également à la disparition accélérée de la biodiversité et à la déstabilisation du climat.

 

Pour enrayer ce processus de dégradation et redonner toute sa place à la forêt, le WWF-France développe des actions dans des écorégions prioritaires .

-EAUX DOUCES

« L’or bleu, aussi rare que précieux »

 

70 % de la surface de la planète est couverte par les océans mais seulement 3% de l’eau sur terre est douce, dont 88 % sont stockés dans les glaces des pôles. L’humanité ne peut accéder facilement qu’à 0,3% de l’or bleu, indispensable à sa survie.

Sans compter que cette eau douce est répartie de façon très inégale selon les pays. 23 d’entre eux s’accaparent les 2/3 des ressources mondiales tandis que dans 26 autres, 250 millions d’habitants souffrent de pénuries graves.

Les cours d’eau ne représentent que 0,001 % environ du volume total de l’eau douce sur terre.

 

Ressource naturelle fragile, l’eau est la base de toute forme de vie . Habitat, « aliment », outil de production, moyen de transport et bien marchand, elle est tout cela à la fois.

On en tire profit pour différents usages qui sont interdépendants :

pour le bon fonctionnement de tous les écosystèmes (animaux et végétaux)

pour la boire et pour l’assainissement

pour la production animale , la pêche, la pisciculture, l’agriculture pluviale ou irriguée de denrées alimentaires, de fourrages et de plantes fibreuses

pour l’industrie, pour la production d’énergie et comme moyen de transport.

En mouvement perpétuel au travers du « cycle de l’eau » , les écosystèmes d’eau douce (eaux courantes, zones humides, grands lacs, glaciers et calottes polaires) sont la clé du bon état de cette ressource. Ils rendent de nombreux services écologiques, donc économiques, tels que l’épuration de l’eau, son stockage, la régulation des inondations, la production de nourriture, la conservation de la biodiversité ainsi que des fonctions récréatives.

” Un joyau en péril “

Des menaces grandissantes pèsent sur les ressources en eau douce. La croissance démographique, l’intensification des activités économiques et l’amélioration générale du niveau de vie se sont traduits par un renforcement de la concurrence pour cette ressource limitée et par l’intensification des conflits d’usages au détriment des écosystèmes.

La préoccupation des hommes pour leur environnement est relativement nouvelle. Jusqu’au tout récent sursaut de conscience qui nous agite aujourd’hui, l’humanité a usé de la nature, allègrement et sans compter, aménageant largement les cours d’eau, rejetant sans scrupules effluents et déchets et drainant sans complexe et de façon systématique les zones humides.

 

Les fleuves et les rivières comptent parmi les milieux ayant le plus souffert des activités de l’homme. 25% des cours d’eau d’Europe occidentale et méridionale sont pollués à un niveau extrême. 50% des zones humides françaises ont disparu au cours des 30 dernières années. Depuis 20 ans, les eaux brutes, c’est à dire les eaux qui n’ont pas été « potabilisées » pour la consommation humaine, se dégradent de façon inquiétante. En cause : une politique agricole productiviste abusant des nitrates et des pesticides, la violation des réglementations en vigueur, un immense laxisme vis-à-vis du respect des seuils de production industrielle autorisés, une police de l’eau déficiente…

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-OCÉANS ET CÔTES

” La mer n’est pas un puits sans fond “

70% de notre planète bleue est recouverte par les océans et les mers.

 Pendant des siècles, l’humanité a considéré que l’océan était une ressource inépuisable, à même de nous nourrir et d’absorber nos déchets sans discontinuer.

 Mais depuis 50 ans, nous mettons la vie des océans en péril par la pêche abusive, la pollution, la transformation des côtes sauvages en agglomération urbaine et industrielle, la destruction des récifs de coraux ou des zones de reproduction dont dépendent les espèces marines, y compris le poisson que nous pêchons. Partout sur le globe, les populations de poissons sont en chute libre.

Sur chaque océan, chaque jour, trop de navires traquent des poissons de moins en moins nombreux, alors qu’ils sont essentiels à la chaîne de la vie dans les océans.

 

-AGRICULTURE

 

L’enquête du WWF « L’agriculture industrielle : le sacrifice de l’eau » : 3 vidéos inédites !

Ces films, d’une durée de 15 minutes chacun, pointent l’engrenage productiviste et industriel dans lequel 40 ans de choix politiques erronés ont enfermé l’agriculture française et les agriculteurs, au prix d’une dégradation dramatique de la ressource en eau.

Ils viennent compléter le rapport du WWF-France « Gestion de l’eau en France et politique agricole : un long scandale d’Etat » ainsi que le témoignage de Bertrand Pouchin, habitant de l’Eure-et-Loir dont la maison a plusieurs fois “bénéficié” de la pulvérisation des pesticides faite dans les champs adjacents.

Retrouvez les 3 films sur notre chaîne YouTube

  • Notre pays est le 1er producteur agricole de l’Union européenne
  • La France est le 2ème importateur mondial de soja et le traitement de ses pollutions agricoles correspondrait à 20 % de la facture d’eau des consommateurs
  • La France est le 3ème plus gros utilisateur de produits phytosanitaires pour son agriculture, après les Pays-Bas et la Belgique
 

Activité séculaire et vitale, c’est l’agriculture qui nous fournit la grande majorité de notre alimentation. Elle façonne les 2/3 du paysage français et contribue à l’entretien d’une biodiversité essentielle lorsque ses pratiques sont respectueuses de l’environnement.

En revanche, le modèle agricole intensif qui s’est développé depuis une cinquantaine d’années en Europe et dans certaines régions du monde, a conduit à des effets dévastateurs – irréversibles pour certains – sur les écosystèmes et la biodiversité. Basé sur la monoculture et le recours aux pesticides et aux engrais chimiques, ce modèle agricole devenu standard est la cause de nombreux problèmes sanitaires et socioéconomiques.

CHANGEMENT CLIMATIQUE

 

ClimateWeek : « Le climat, parlons-en »

 

En ce début de XXIe siècle, marqué par la crise économique et financière, les mutations technologiques et la raréfaction des ressources, chaque pays doit pouvoir définir une stratégie énergétique qui lui permette de répondre dans la durée à ses besoins et de préserver l’environnement en tirant au mieux parti de ses atouts naturels et de ses avantages compétitifs.

Le monde se trouve ainsi engagé dans une période de transition vers de nouveaux modèles énergétiques dont les maîtres-mots seront durabilité des ressources, compétitivité et innocuité des productions d’énergie.

C’est pour tenter de répondre à ces problématiques énergétiques cruciales, que le WWF France organise la 3e édition de la Climate Week du lundi 26 au samedi 31 mars 2012, avec le soutien du Think Tank Terra Nova.

Dans ce cadre et en partenariat avec Terra Nova, le WWF France a le plaisir de vous convier à venir assister à l’ensemble des débats de la Climate Week.

Pré-programme CLIMATEWEEK

TABLES RONDES :

Télécharger le pré-programme

– Lundi 26 mars de 19h00 à 21h00 : Économies des énergies renouvelables et leviers d’investissements

– Mardi 27 mars de 19h00 à 21h00 : Logement, mobilité…la double précarité énergétique ?

– Mercredi 28 mars de 19h00 à 21h00 : Les scénarios énergétiques

– Jeudi 29 mars de 19h00 à 21h00 : Nucléaire. Après l’audit, quel est l’avenir pour le nucléaire ?

– Samedi 31 mars, après-midi: Quelle politique énergétique pour la France en 2020 ?

Invités de marque de cette table ronde, les candidat(e)s déclaré(s) à l’élection présidentielle seront interpellés sur les 12 mesures proposées lors des 4 derniers débats de la ClimateWeek en matière de politique énergétique.

 

Plus de renseignement sur le site du WWF