
Vendredi 6 mars 2026, nous avons rencontré Emmanuelle Nicot. Elle est venue parler de son film, Dalva.
Les élèves de l’option cinéma audiovisuel (CAV) l’ont accueillie avec curiosité. Très vite, quelque chose de simple s’est installé. Elle parlait doucement. Elle cherchait ses mots parfois, comme si chaque phrase devait rester juste. Elle n’était pas là pour expliquer un film. Elle était là pour parler d’une blessure.
L’inceste est une chose dont on parle peu. Il reste souvent enfermé dans le silence, comme une honte qui ne dit pas son nom.
Son film ne crie pas. Il regarde. Il écoute. Il laisse apparaître ce que beaucoup préfèrent ne pas voir. Les élèves ont senti cela. Ils ont compris que le cinéma peut aussi servir à éclairer les zones obscures de nos vies.

Dalva a reçu plus de quarante récompenses et a été traduit dans une quinzaine de pays. Mais ces chiffres comptent peu finalement. Ce qui reste, c’est la sincérité du geste.
Nous avons rencontré une réalisatrice vraie. Une femme attentive aux autres. Une artiste qui croit que le cinéma peut encore briser le silence.
Cette rencontre n’aurait pas été possible sans la présence et l’engagement des responsables de l’Association Eurociné-Cognac qui organise le festival CINEMaCTION ; nous les remercions chaleureusement. Grâce à elles, les élèves ont pu rencontrer cette réalisatrice et échanger librement avec elle.
Pendant un instant, les élèves ont compris que le cinéma n’est pas seulement une image projetée sur un écran. C’est parfois une parole rendue possible.
M. Selleret, professeur de CAV




