Plus on est riche, plus on pollue !

La question de l’écologie, les riches ne se la posent même pas ! Et pourtant ils sont les plus « gros pollueurs ». D’après cet article « d’alternatives économiques » datant de juin 2008,  les riches peuvent se permettre  par leurs moyens financiers de faire des gestes écologiques c’est à dire « consommer plus vert », mais même si certains le font, ces gestes sont imperceptibles face à la forte pollution qu’ils émettent. Un riche a les moyens de tout posséder, une grande maison, une grosse voiture, des loisirs…Alors que le pauvre possède une petite maison, il utilise très souvent les transports en communs ou les déplacements à pieds et ne se permet peu voire pas du tout de loisirs. 

Les enquêtes réalisées autour du degré de pollution des plus riches se basent sur un indicateur nommé « Empreinte Ecologique ». Cet indicateur nous renseigne après des tests sur le nombre d’hectares utilisés pour répondre aux ressources que demande un être humain donné. La limite se situe à 1,7 hectare par habitant, c’est-à-dire « dans un monde où l’on n’utiliserait pas plus de ressources que ce que la nature peut régénérer ».  Malheureusement ce seuil n’est pas respecté, prenons par exemple l’empreinte écologique par habitant au Canada qui est l’une des plus élevée au monde, elle se situe à 7,6 hectares par habitants, il faudrait simplement 4,5 planètes pour répondre aux consommations si tout le monde vivait comme les Canadiens, la France avec une empreinte écologique de 5 Hectares par habitants ne serait qu’à 3 planètes ce qui est déjà beaucoup trop !

De plus une étude approfondie nous montre qu’au Canada l’empreinte écologique du premier décile, soit les 10% les plus pauvres se situe aux environs de 5 hectares par habitants et pour le dernier décile, soit les 10% les plus riches celle-ci atteint les 12,4 hectares, l’étude appuie encore plus sur la différence entre le 9ème décile et le 10ème, l’on passe de 8,9 hectares par habitants à 12,4 hectares. Cela peut s’expliquer par l’acquisition d’engins motorisés qui polluent comme les scooters des mers, les 4×4, les yachts, les jets privés… Les très grandes demeures munies de nombreux appareils électriques gourmands en électricités. La  forte consommation de viande et le gaspillage de nourriture de la part des riches. Plus les populations sont riches, plus les écarts se creusent et plus la pollution des riches se fait sentir.

Concernant l’empreinte écologique, vous pouvez grâce à un test rapide calculer la vôtre >>ici<< . Ce site est très bien fait et vous explique clairement la notion d’empreinte écologique, lisez bien les 2 premières pages (2 terrains de foot = 1 hectare). Ce site nous dit que 3 terrains de foot, soit environs 1,5 hectare sont disponible pour chaque habitant sur la planète Terre et 1,7 Hectare par habitant pour le document précédent « d’alternatives économiques », nous sommes donc tous loin de cette limite.

J’ai fait le test, mon résultat est de 3,46 planètes.

4,01 terrains de foot pour la nourriture

1,92 terrains de foot pour le transport

3,28 terrains de foot pour l’habitation

4 thoughts on “Plus on est riche, plus on pollue !

  1. Pour ma part : 4.45, 3.89 et 2.21, bien que test contestable, comme la plupart de ce genre de tests. Je reconnais la nécessité de cet outil pour éveiller les masses. Toutefois, il occulte de nombreux points qui font que depuis ma campagne, éloigné à 3/4 d’heure de mon emploi (ce qui contribue pour une bonne part à mon indice transport), j’ai de nombreux réflexes responsables tels que le débranchement systématique des appareils qui ne fonctionnent pas, le pied léger sur la route et le recours quasi-systématique au recyclage. En affinant le questionnaire, j’aurais un indice moyen sans doute égal voire inférieur à mes homologues poitevins. Mais cela, le test ne le dit pas.

    La critique : obligée de s’excentrer toujours plus des centres urbains devenus trop chers, la grande “classe moyenne” va augmenter son temps de transport et ses dépenses énergétiques pour rejoindre les pôles d’activités (école, travail, commerces). Au final, son indice moyen de consommation des ressources va exploser tandis que l’habitant du centre-ville, bénéficiant de tous les services (publics ou non) à proximité n’aura pas à rougir de son mode de vie…

    Étude intéressante que celle citée plus haut. Il est à noter pour rappel que la ligne politique (“écologique”) de l’ère Bush aux USA, pour justifier la non participation de la 1ère économie du monde aux efforts de Kyoto, était que les placements financiers rapporteraient de quoi financer les nouvelles technologies de dé-pollution une fois celles-ci inventées.
    En somme, le principal pollueur arguait du fait que les contraintes environnementales que les pays s’imposaient entre eux étaient de nature à freiner la croissance (économie et progrès technique) et donc retardaient d’autant la découverte de technologies vertes qui allaient en plus être coûteuses à mettre en œuvre.
    Le comportement des populations les plus riches est à mettre au même niveau puisqu’elles ont et auront les moyens de s’équiper en ces nouvelles technologies.

    Aussi critiquables soient-ils, des films apocalyptiques comme 2012 illustrent bien ce propos : ce sont les riches qui financent les moyens d’échapper aux aléas climatiques, et donc il est “légitime” qu’ils soient les premiers à en bénéficier. Du point de vue “pollueurs = payeurs”, nous sommes passés à celui qui veut que les financeurs de solutions en soient les principaux bénéficiaires…

    Moralité ?

  2. Hum… 3,81 en ce qui me concerne…
    Et encore, tout comme Cédric, je fais des efforts…
    Mais il est vrai que le questionnaire est plutôt sommaire.

    Merci en tout cas pour le lien.

  3. Il est vrai que ce test est critiquable mais je pense qu’il permet une vraie réflexion sur notre emprunte écologique et son impact sur l’environnement. Chacun réalise qu’il y a des efforts à faire pour la planète, même si il n’est pas possible pour tout le monde de se procurer des panneaux solaires, d’acheter des voitures modernes qui polluent moins ou encore de construire une maison dite “écologique”. Quelques petits efforts tous les jours, en ayant conscience des problèmes qu’engendrent nos sociétés de consommation massive, est déjà une avancée.

  4. C’est un test intéressant qui me donne envie de devenir décroissante illico.
    Par contre, je ne pensais pas que les canadiens polluaient autant, je les croyais tournés vers la préservation de leur nature en se chauffant au bois.

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