Mar 04

Critique de “Sans toit ni loi”

Dans le cadre de “Lycéens au cinéma” ,nous avons visionné le film dramatique français Sans toit ni loi, réalisé par Agnès Varda en 1985. Il retrace sous la forme d’un “documentaire”, les dernières semaines de la vie de Mona, jouée par Sandrine Bonnaire. C’est une vagabonde solitaire qui a tout quitté pour fuir une société dont elle n’accepte pas les lois et le fonctionnement. Comme le titre nous l’indique, la notion de liberté totale est très présente dans le film. La première séquence est celle où l’on découvre le corps de  Mona, sans vie, dans un fossé. Cette séquence du début est accompagnée de la même musique, mélancolique et grinçante, que lors des douze travellings de Mona tout au long du film.                                   Les scènes qui relatent le parcours de cette stoppeuse sont sous forme de retours en arrière, entrecoupés de témoignages, ceux des différentes personnes qu’elle a croisée sur sa route.Ces personnes l’ont repoussé pour certaines ou au contraire ont chercher à l’aider, comme une personne en particulier, Mme Landier,une planatologue, jouée par Macha Meril. Pour incarner le rôle des témoins, Agnès Varda a engagé des comédiens amateurs qui jouent leurs propres rôles. On se rend compte que tout au long du film de nombreux indices nous indiquent l’issue fatidique du trajet de Mona.

Connaissant déjà la fin du film dès la première scène, le reste m’a paru très long et quelque peu ennuyeux, le scénario ne permettant aucun suspense ou rebondissement . Egalement, je trouve que le film manquait beaucoup de rythme. Certaines scènes et le comportement de Mona étaient, à mon sens, assez vulgaires et déplacés.

Néanmoins, l’histoire est très touchante. Même avec un mauvais caractère comme le sien, “l’héroïne” du film devient vite attachante. La voir s’enfoncer ainsi de plus en plus dans la misère, seule et sans famille, et mourir misérablement sans que personne ne cherche à savoir pourquoi et dans quelles circonstances, est très révoltant. Avoir pu transmettre ces émotions là et provoquer une prise de conscience à travers le personnage de Mona, c’est ce j’ai réellement apprécié dans ce film.

Sans toit ni loi est un film que je pourrais conseiller aux amateurs de films engagés, ou à ceux qui s’intéressent aux problèmes de la société. Ce film est donc adapté à un public assez grand, cependant les plus jeunes ne pourront percevoir toute la subtilité des scènes. Egalement, certaines séquences pourraient ne pas convenir au jeune publique.

 

 

 

 

Jan 08

La nuit du chasseur

La nuit du chasseur est un  film original, tantôt drôle, tantôt un peu enfantin, tantôt plus sérieux. Selon son âge, la compréhension générale du film n’est pas la même. Pour les plus jeunes, il serait intérressant de le voir pour son aspect proche du conte, avec les deux héros qui se cachent du méchant, avec l’intervention ensuite des adjuvents et une situation finale heureuse. Néanmoins,certaines scènes risquent de ne pas être adaptées aux plus jeunes (la découverte du cadavre de la mère, etc..). Pour les plus grands, le film ne s’arrête pas à un simple conte. En étant plus attentif, on remarque q’il y a une notion religieuse importante dans ce film et de nombreuses allusions au christianisme. Il décrit également, comment certaines personnes, facilement manipulables, au fond génereuses et bonnes, peuvent être conduits à faire du mal, comme les Spoons qui, au début, acceuillent Powell à bras ouvert et à la fin, demandent à ce qu’il se fassent lyncher sans pitié.