Slam 3

Le slam qui suit, proposé par une élève de 3e, évoque la Première guerre mondiale. 

14-18, un souvenir présent

Je me souviens de ces 4 longues années

Qui m’ont tant de fois été racontées

4 années où il n’existait que le peur et la souffrance

Où tout le monde était tant investi dans cette guerre intense

L’odeur atroce et imposante de la mort

Au sol, le cadavre d’un soldat devenu robot

Tous ces hommes se ruant sur la terre comme des animaux

Et j’entends encore les coups retentissant dehors

Et puis un jour comme un autre, pour la première fois

Elle a pris ses jambes à son cou

Laissant derrière elle tranchées et croix de bois

Cette guerre qui en a fait pleurer beaucoup

Je me souviens de ces 4 longues années

Qui m’ont tant de fois été racontées

4 années où il n’existait que le peur et la souffrance

Où tout le monde était tant investi dans cette guerre intense

Roxane K.

 

Slam 1

Dans le cadre de leur cours d’éducation musicale, les élèves de 3e ont rédigé un slam (poésie déclamée dans des espaces publics  ou dans un lieu de spectacle, avec ou sans accompagnement musical, selon Wikipédia.). La consigne est d’évoquer le souvenir collectif ou historique d’une guerre, d’une catastrophe, d’un attentat. il peut aussi s’agir d’un souvenir personnel et de mémoire partagée. Certains de ces élèves ont bien voulu publier leur texte sur ce blog. En voici un qui évoque la terrible soirée de l’attentat du Bataclan. 

Une soirée au Bataclan

Je me souviens de ce jour de malheur

Ce vendredi treize de terreur

Depuis ce concert hard rock à Paris

Je dois réapprendre à sourire à la vie

Ces trois hommes armés de l’épaule à la cheville

Ont traumatisé plus d’un parent, plus d’un enfant

Je le revois encore mourant, couvert de sang, en m’implorant

Il chuchotait ” dis-lui que je l’aime, ma fille ! “

Je me sentais enfermée dans le chaos

Entourée de corps, de coups, de cris, de sanglots

Ce lac de sang me donnait envie de vomir

C’est là que j’ai compris que ces terroristes allaient me faire mourir

Je me souviens de ce jour de malheur

Ce vendredi treize de terreur

Depuis ce concert hard rock à Paris

Je dois réapprendre à sourire à la vie

Adèle M., Pauline L.

3B

Dans la Pénombre – Version 2

Le vide, c’est comme un trou noir sans fond, là où rien n’est réel…

Plongée dans le noir, dans le vide. Là où toute lumière s’éclipse et le sombre devient maître des temps

Dans le vide profond…
Très profond.
Peut-être même sans fin, comme un trou noir. Elle ressasse des souvenirs qui lui échappent. Comme du sable qui file entre les doigts.
Ce laps de temps qui semble durer comme une éternité.

Le sol craque, le plafond semble vouloir céder
Mais rien ne tombe, sauf les larmes de la peur, de la panique et elle ne sait quoi.

Son souffle est irrégulier mais son cœur bat. Il bat tellement fort que l’on pourrait le confondre avec le tonnerre.

Tourmentée dans l’inconnu, elle chute comme dans un puits sans fin.
Redoutant l’arrivée…

Elle crie,
Elle crie de tous ses poumons mais…
Elle est seule

Dans la pénombre, rien à distinguer mais tout à penser. A cet instant elle aimerait distinguer de la lumière, une issue…
Seule, seules les ténèbres lui tiennent compagnie
Elle finit par atterrir sur un sol.
Froid.
Glacial même.

Mais elle ne se lève pas.
Elle ne bouge pas,
Elle respire calmement, et ferme les yeux
Elle se laisse alors engloutir par la lumière…

Pauline B.

Dans la Pénombre – Version 1

Plongée dans le vide, là où la lumière s’éclipse et le noir devient maître.

Dans le vide profond

Très profond

Peu- être même sans fin comme un trou noir, elle ressasse ses souvenirs dans ce laps de temps qui semble durer une éternité.

Le sol craque, le plafond semble vouloir céder mais rien ne tombe, sauf les larmes, de la peur, de la panique, et elle ne sait quoi d’autre.

Son souffle est irrégulier mais son cœur bat, il bat tellement fort que l’on pourrait le confondre avec le tonnerre.

Tourmentée dans le sombre, elle chute comme dans un puits sans fin

elle crie, elle crie de tous ses poumons mais…

Elle est seule.

Dans la pénombre rien à distinguer mais tout à penser.

A cet instant, elle aimerait voir de la lumière, une issue, mais seules les ténèbres lui tiennent compagnie

Elle finit par atterrir, sur un sol froid, glacial même.

Elle ne se lève pas.

Elle ne bouge pas.

Elle respire lentement et ferme les yeux.

Elle se laisse engloutir par la lumière

Pauline B.