Nov 02

Sommes-nous trop nombreux ?

En 2050, il est prévu neuf milliards d’habitants sur la planète. La question qui se pose actuellement est est-ce qu’elle pourra accueillir tous ces Hommes? Pour cela il va falloir modifier nos comportement et en particulier notre mode de consommation. On peut voir également que dans les pays développés en en développement la démographie est faible comparé à celle des pays pauvres. Il y a une baisse de la fécondité dans certains pays riches. Cependant, le nombre de naissances reste important dans le monde. On peut alors parler de « schizophrénie de la population mondiale ». Cela montre donc que cette population ne va pas cesser d’augmenter jusqu’en 2050.

Depuis des années, l’ONU fait des prévisions sur le nombre d’êtres humains sur terre pour les années qui viennent. Mais ces prévisions sont à prendre avec des pincettes, Tout dépend de plusieurs facteurs difficiles à calculer à l’avance. Malgré tout, on considère que le taux de mortalité va encore reculer, En ce qui concerne les naissances, l’ONU prévoit huit scénarios possibles. Les pays les moins riches auront une progression plus forte malgré le recul du taux de natalité qui devrait normalement se stabiliser en 2050. Même si se sont les populations les plus pauvres qui ont le plus de difficultés, on ne sait pas ce qui peut arriver demain. Avec le nombre de bidonvilles en expansion, on peut se demander si avec la population croissante, ces taudis n’augmenteront pas, eux aussi.

De grandes questions se posent sur l’avenir. Y aura -t il assez d’alimentation pour nourrir 80 millions de personnes tout en protégeant l’environnent ? Et y aura t-il assez d’eau ? Les nappes phréatiques sont déjà fortement prélevées, notamment en Inde , par rapport à la capacité de renouvellement. Pour atteindre ce but, il faut tout d’abord modifier les modes d’alimentation et les habitudes alimentaires des pays riches comme en Amérique ou les récoles annuelles ne nourrissent que 2,5 milliard de personnes, et 4 milliards de personne en inde. Si la terre entière vivait comme les Américains, l’environnement serait détruit. Ainsi pour que la terre supporte cet accroissement, il faut changer son mode de vie.

Résumé d’un article d’Alternatives économiques hors-série n°084 – février 2010, « Sommes-nous trop nombreux ?» de Louis Maurin

Annabelle COMIN, Audrey COURAUD, Diane GLEIZES, Cassandre LANGLET

Oct 22

Le procès de l’innovation

Dans le même genre que la vidéo proposée par Camille et Pauline, découvrez les avantages et inconvénients de l’innovation à travers le procès de la société contre l’innovation.

Question subsidiaire : essayez de reconnaître les différents personnages qui sont tous des grands auteurs des sciences sociales.

Oct 20

La prospérité sans croissance?

Est-il nécessaire qu’il y ait de la croissance dans un pays pour assurer le bien être des habitants? Est ce que le PIB est un bon indicateur de la richesse d’un pays?

En effet le PIB ne prend pas en compte les critères de qualité, de durabilité, mais ne s’intéresse qu’aux gains de productivité et à la quantité. Jean Gadrey, professeur émérite à l’université de Lille I, nous exprime son opinion concernant ce sujet dans un hors série d’Alternatives Économiques.

D’après lui, les emplois d’avenir se trouveront dans la solidarité, la proximité, la qualité et la durabilité. Ce professeur opte pour la croissance zéro ou pour la décroissance qui s’axe sur le mieux être plutôt que sur le «plus avoir». Par exemple, l’espérance de vie ne dépend pas que de la richesse d’un pays mais diminue si les habitants de ce pays suivent le mode de vie du modèle productiviste. De même d’après lui, la pression écologique progresse avec le PIB/habitant. Ce seuil était compris entre 10000 et 20000 $ en 2004.

Un rapport britannique propose une liste de secteurs qu’il faudrait améliorer sans parler de frugalité généralisée ou de retour au passé. Par exemple on peut viser davantage de biens et services publics; de logements sociaux de qualités; de biens durables; d’alimentation saine; de commerces et de loisirs de proximité; d’espaces naturels reconquis; d’égalité des revenus et des patrimoines; de solidarité, de coopération et de lien social.

Coté politique, pas de décision mais Jean Gadrey met l’accent sur le rassemblement des forces sociales et politiques qui permettrait d’accéder à une soutenabilité écologique et sociale opposée à la croissance verte… En effet, la croissance verte, selon lui, est incompatible avec cette idée car elle repose sur l’hypothèse que la crise écologique pourrait-être surmontée en conservant le principe de l’expansion continue des quantités ou des volumes.
Alternatives Économiques Hors série n°083 décembre 2009

Pertus Harmonie, Penot Thomas, Tournou Pauline

Oct 20

Récession : le retour ?

Le 10 Août dernier, la Fed (Banque centrale des États-Unis) a dressé un bilan du rythme de la reprise économique américaine qui s’améliorait depuis le début de l’année mais qui décroît depuis le mois de Juin. Après une croissance négative en 2009, le début de l’année 2010 s’annonçait meilleur grâce à l’aide budgétaire des États, à une meilleure santé des entreprises et à de meilleurs débouchés économiques.

En revanche, depuis Juin, la destruction des emplois est plus importante que sa création. Le secteur privé, malgré une création de 90000 emplois par mois en moyenne, n’arrive pas à rattraper les 8millions de pertes d’emplois de 2008-2009. Avant la crise, le chômage était à 4%, il demeure aujourd’hui à 9%. De plus, les salaires n’augmentent pas, le prix de l’immobilier est faible et le crédit bancaire diminue. D’autre part, les dépenses des ménages sont insuffisantes ce qui ralentie la demande intérieur.

Aussi, la baisse des prévisions de croissance de la Banque centrale britannique pèse sur la croissance américaine. Par ailleurs, la Chine, quant à elle, a vu son activité économique ralentir.

Les experts du Fonds Monétaire International escomptent une hausse de la croissance pour les pays avancés de 2,4% à 2,6% pour 2011. A en croire les prévisions, le rythme de la reprise devrait ralentir sans que l’économie mondiale rechute dans la récession.

On assiste à un lent désendettement des ménages. Aujourd’hui, les ménages ce sont trop fortement endettés de l’ordre de 80% de leurs revenus dans la zone euro, 120% aux États-Unis et 160% au Royaume-Uni. En effet, ils réduisent leurs achats de logement donc ils épargnent plus, ce qui est néfaste pour l’économie comme le début de la crise de 2008-2009 l’a démontré. Cela peut donc entraîner la déflation au niveau mondial, une baisse généralisée des prix et de l’activité.

De plus, le mauvais choix de politique économique pèse sur la croissance mondiale. Une panique sur la dette des États a créé une surenchère de rigueur budgétaire. Ainsi, le directeur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, ne remontera pas le taux directeur de l’activité économique.

En définitive, on ne peut prévoir à l’avance ce qu’il va arriver; L’économie mondiale peut bien retomber dans la récession, comme se reprendre.

Résumé de l’article, d’Alternatives Economiques n° 294,

septembre 2010 de Christian Chavanieux

TRAPP Gabrielle, MEUNIER Jeanne,

Oct 20

L’ Afrique à l’heure de la croissance

L’ Afrique possède de nombreux facteurs permettant d’accroître sa croissance économique.

D’une part, les migrations internes spectaculaires conduisent à un mouvement de densification important, d’où une importante évolution démographique. D’après l’ONU le continent comptera 70 habitants pas mètre carré en 2050. L’ Afrique fera alors partie des zones les plus peuplées de la planète. D’ autre part la création de vastes marchés intérieurs aux pays ainsi que l’installation de relations de villes-campagnes permettront à ces derniers d’exporter leurs produits à l’étranger et aux villes d’importer leur nourriture du reste de la planète.

De plus, des facteurs conjoncturels, ainsi que la politique économique rentrent en compte, comme l’évolution des cours des matières premières qui va bénéficier aux pays pétroliers et minéraliers, ou aux capacités d’investissement public qui vont permettre de créer des infrastructures. Cependant cette croissance est fragile à cause du niveau de conflictualité et en ce qui concerne le domaine des ressources naturelles.

Aujourd’hui quelques pays africains s’en sortent ( Mozambique , Ghana …) car ces pays sont ancrés dans un dynamisme économique, mais cependant ça ne veut pas dire que cela va durer. En revanche, pour essayer de conserver ce dynamisme, une politique stable est indispensable aux pays intégrés mais aussi orientée vers la promotion des intérêts privés locaux. Ces pays vont ensuite investir dans leurs infrastructures et auront un bon taux d’épargne et d’investissement.

En ce qui concerne le réchauffement climatique, l’Afrique est touchée surtout dans la zone intertropicale, comme cette zone connait la pauvreté, les conséquences sont sans précédent. Il y a aussi le problème de la montée des eaux dans les zones côtières , l’immense conurbation entre Abidjan et Largos se trouve sous le niveau de la mer, sur un système lagunaire quasi continu. Dans 50 ans cet espace comptera 3 fois plus de personnes, ce qui pose donc un problème. De plus, le sol d’Afrique va se retrouver lessivé et il va donc falloir des politiques publiques d’adaptation extrêmement rigoureuse et onéreuses que les pays vont devoir financer. Des investissements seront bons pour la croissance mais d’autre non.

Enfin, l’Afrique exploite peu son potentiel hydroélectrique car seul le Kenya exploite la géothermie alors qu’il pourrait lui même exporter de l’électricité. L’ Afrique possède aussi de grandes capacités en ce qui concerne l’énergie verte, mais ayant un déficit d’investissement, elle ne peut aboutir à son projet à cause essentiellement des politiques locales puisque les tarifs sont mal adaptés et les conditions juridiques d’investissement mal déterminées.

Résumé de l’article d’Alternatives Économiques n°293 – juillet 2010

M. Yanaël, D. Julie, S. Chanel

    Oct 20

    Ecole : Un système très inégalitaire.

    Dans cet article, François Dubet et Marie Duru-Bella, deux sociologues français, tentent de trouver des solutions afin de réduire les inégalités au sein de l’école.

    Tout d’abord, François Dubet nous explique que les attentes que l’on porte sur l’école sont très importantes et que l’on attend tellement que l’on est le plus souvent déçu… En effet, il remarque notamment un lien entre les enfants socialement avantagés et de bons résultats scolaires. Or ce la ne fait que renforcer les inégalités.

    Ces deux sociologues proposent alors plusieurs solutions dont l’amélioration de la qualité de l’enseignement et des infrastructures des établissements les plus faibles. En plus de cela, Marie Duru-Bella propose un mixage des niveaux. En effet, elle explique que la scolarisation d’élèves d’un niveau supérieur et d’élèves de niveau plus faibles permet à ces derniers de progresser.

    Les deux sociologues français mettent aussi en évidence dans cet article, le fait que certains autres pays ont réussi à massifier l’école sans toutefois la rendre plus inégalitaire. Cela dépend du modèle scolaire. Par exemple, en France, les devoirs sont tous les mêmes quel que soit le niveau de l’élève alors que si l’on faisait des devoirs individuels, cela permettrait, d’après Marie Duru-Bella, à chacun de progresser à son rythme.

    François Dubet démontre alors que pour moins d’inégalités à la fin du système scolaires, il faut que l’enseignement ainsi que l’offre soit meilleure dès les premiers pas dans ce système. C’est pour cela qu’il faut une meilleure qualité dans ce premier cycle. En plus de cela, ce sociologue nous dit qu’il faudrait favoriser l’enseignement professionnel. Cependant, en France, ce système est dévalorisé par le monde du travail malgré le fait que la moitié de la population active provienne de ce système.

    Ensuite, le sociologue français nous explique qu’en France la société «  ne joue que le match scolaire ». En d’autres termes, la société française n’est jugée que par rapport à son parcours scolaire. François Dubet nous fait alors comprendre que si il y avait d’autres système, cela pourrait faire valoir des qualités que l’école ne sait pas valoriser.

    Pour finir, cet entretien nous montre le plus puissant des facteurs de la compétition scolaire. En effet, les pays possédant peu d’inégalités sociales sont ceux où tout le monde a une place sur le marché du travail. Cela signifie donc que le taux de chômage fait facteur d’inégalités. Or, en France, ce dernier est élevé.

    On peut donc conclure, qu’en France, il existe des nombreuses inégalités dans le système scolaire. Le système français manque en effet d’une organisation qui pourrait  limiter les écarts. Cependant, plusieurs solutions sont disponibles. Notamment lorsque l’on regarde d’autres pays… Mais quel sera le futur système scolaire français… ? Seul l’avenir nous le dira….

    Auteurs : François Dubet et Maire Duru-Bella

    Source : Alternatives économiques n°294 – septembre 2010

    Guillaume René

    Jordane Zicry

    Oct 13

    Tel père tel fils

    Le changement de position sociale au cours de la vie d’un individu ou ascenseur social ou mobilité sociale est moins rapide et peut aboutir à un déclassement ( c’est à dire le sentiment de ne pas avoir la place dans la société par rapport à sa formation).

    En effet, la crise a rappelé que le déclassement est de plus en plus fréquent et les promotions sociales moins nombreuses et plus longues à obtenir

    Dans un premier temps, l’ascenseur social fonctionne toujours ; même si la montée du chômage dans les années 1970 a ralenti la promotion sociale (par rapport aux Trente Glorieuses, la forte croissance permettait une amélioration conséquente des emplois et des salaires que la récession économique d’aujourd’hui ne permet plus) même s’il s’accompagne de déclassements plus fréquents.

    Malgré la crise économique mondiale de 2008, les emplois qualifiés, eux, ne cessent d’augmenter : depuis 1982, le nombre de cadres supérieurs à augmenter de 135% soit 2,4 millions d’occupés de plus de 26 ans. Cette augmentation a été telle que la part des cadre supérieurs dans l’ensemble de la société a été multipliée par 2.

    La probabilité de devenir cadres s’est donc accentuée. C’est pourquoi les inégalités de classes sociales se sont réduites.

    La société française évolue plus rapidement depuis environ 30 ans. Effectivement les fils de cadres ont plus de chances de devenir à leur tour cadre. Mais au XXIe siècle, le recrutement s’effectue dans toutes les classes sociales. Environ 24% deviennent des cadres supérieurs en ayant un patriarche dans ce domaine mais aussi 23% de cadres ont un père ouvrier.

    Ainsi, entre 1977 et 1983, l’égalité des chances entre catégories sociales est passée de 37% à 43% pour les hommes âgés de 40 à 59 ans mais s’est ensuite réduite à 40% de 1993 à 2003. Mais l’INSEE montre cependant que les inégalités entre classes sociales restent bien marquées puisqu’en tirant au sort un enfant de cadre supérieur et un enfant d’ouvrier, ce premier possède 80% de chances d’occuper la même position sociale que son père contrairement à l’enfant d’ouvrier.

    De manière générale, l’ascenseur social n’est pas bloqué : ce qui entretient cette idée est en fait la frustration subjective de nombreux salariés de ne pas être mieux reconnus par rapport à leur formation; en effet, le niveau moyen de la main d’œuvre a fortement augmenté depuis 30 ans : alors qu’en 1982 sur 100 français 14,7% des 25-49 ans étaient à Bac+2, ils sont 35,2% en 2008.

    Ainsi on peut comprendre que le diplôme est un facteur de plus en plus important dans la mobilité sociale d’où le fait que les nouvelles générations s’investissent de plus en plus dans les études ( soutien psychologique, financier) en particulier dans les milieux les plus favorisés.

    Cet investissement explique la frustration de ne pas occuper la place qui leur est dû quand la réussite sociale n’est pas proportionnelle à l’investissement.

    Le baccalauréat ne permet plus aux nouvelles générations d’accéder aux mêmes places que leurs parents avec le même diplôme car le niveau scolaire et la part des bacheliers ont tous les deux augmentés : en 1950, 5% de la population française sont titulaires du baccalauréat contre 2/3 aujourd’hui.

    Cependant, souhaiter une société où la réussite sociale serait possible pour tous peut paraître utopique car elle développerait un fort esprit de compétition dont résulterait des inégalités très importantes; même si la réussite sociale serait simple et rapide, le déclassement serait encore plus répandu.

    Pour conclure, il faut donc s’interroger sur les classements scolaires qui engendreraient ce sentiment de déclassement.

    – Résumé d’un article d’Alternatives économiques hors-série n°084 – février 2010, “tel père, tel fils” de Louis Maurin

    Camille LABRUE, Alice DELMON, Alexa DELAVEAU.