Mai
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Classé dans (Le jeudi, c'est cinéma !) par la Vieille Garde le 11-05-2013

Ce dernier opus de Woody Allen, dans sa série sur les villes, nous fait découvrir, après Barcelone et Paris, Rome: la ville éternelle. Précisons de manière liminaire que le film n’est actuellement pas à l’affiche en notre bonne cité mais à disposition, en DVD, à la bibliothèque du château, laquelle, je le rappelle, autre drame de mon quotidien, ferme le temps de quelques travaux à la fin du mois. Voilà pourquoi il est urgent de profiter de ses richesses.

Ce film n’est pas le meilleur de la série, mais, à mon sens, au retour d’un voyage avec les zélèves, il a la saveur de la nostalgie, la douceur de la rêverie, le parfum du manque. Rome est une ville si merveilleuse, comment ne pas désirer la revoir? Or le film, qui y est tourné, mais aussi à la villa d’Este pour une des premières scènes, ne cesse de faire revenir en moi cette évidence: il me faut retourner en Italie!

Si le film fait s’entrecroiser les histoires d’amour, les situations les plus loufoques, on s’y perd un peu et c’est dommage, fort heureusement restent quelques répliques des plus savoureuses et je me suis même surpris à rire, ce qui, l’espace d’un instant m’inquiéta. La pléiade d’acteurs est assez sidérante dans certains rôles à contre-courant, mais, véritablement, pour moi, l’essentiel est ailleurs. Que Baudelaire ma pardonne mais, pour moi, il y a là une invitation au voyage et c’est toute une fantasmagorie que fait surgir en moi le film, plus, ou moins que le film ce sont les lieux qui y sont vus, auxquels sont associés des souvenirs de ce dernier voyage et du précédent0 Assurément, si je n’avais eu le plaisir de revoir Rome en mars n’eusse-je réagis de la sorte, mais, les choses sont ainsi. Et de me souvenir que je voudrais voir certains coins de France, que je rêve de voir les forêts du Québec et d’entendre in situ cet accent que les films de Jean-Marc Vallée et Xavier Dolan me font adorer, que je me languis de Versailles et de ses secrets. Rien d’extraordinaire, je pense, des rêves raisonnables comme aurait dit Regianni.

Ce film n’est donc pas LA pépite de Woody, mais il est une merveilleuse madeleine. Pour ces souvenirs retrouvés, pour ces rêveries éveillé, pour ces projections dans l’avenir, merci, monsieur Allen.