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Classé dans (Le mot du vendredi) par la Vieille Garde le 30-11-2012

Ce nom doit résonner aux oreilles de tous les patriotes et plus encore des Bretons, puisque ce patronyme est avant tout celui de Joseph de Kerguelen de Trémarec qui, en 1772, découvrit ces îles qu’il nomma France Australe, devenues ensuite îles de la désolation, tout un programme, avant que de redevenir un élément des TAAF, les Terres australes et antarctiques Françaises, sous le nom de Kerguelen, que tout bon élève de 3è connait, grâce à ses repères géographiques. Patriotisme, pourquoi? Peut être car avec ce petit morceau de volcans éteints dans l’hémisphère sud, c’est un morceau de France qui se trouve ainsi en exil. On constate en effet que  les différentes parties des îles Kerguelen portent, pour la plupart, des noms célèbres de l’histoire de France, ainsi, de l’île de Croÿ (illustre famille qui possède aussi le proche château de la Guerche, sur la Creuse) à l’île de Boynes (la comtesse de Boynes servit de modèle à Proust pour sa marquise de Villeparisis) en passant par la presqu’île Jeanne d’Arc (qui passa par Châtellerault) peut-on traverser les siècles et les événements majeurs de notre histoire nationale, avec les ordinaires clins d’œil de nos articles à l’histoire locale, en constatant, à travers ces noms, l’existence d’un patriotisme d’une autre époque et ses manifestations pacifiques.

Ces îles furent aussi, il y a peu, le support géographique d’une partie du film les saveurs du palais (voir l’article consacré en ce même Torchon audit film) ce qui permit peut être de mieux les faire connaître et de révéler qu’elles sont avant tout une base scientifique.

Ainsi, ces terres froides, battues par les vents (c’est très Chateaubriand n’est ce pas), savent-elles allier, le souvenir de l’Histoire, tout en se tournant vers l’avenir de la préservation de notre planète en sachant même se faire aimer et découvrir à travers un film contemporain. Preuve que rien n’est jamais tracé d’avance, y compris pour les îles perdues.