Le mercredi 16 février ,les élèves de la 3° SEGPA sont intervenus en maçonnerie pour reboucher et enduire le mur d’enceinte d’une maison du Boulevard Ranc  sous la responsabilité de Monsieur Laurent Besnault. Cette maison a subi des dégradations régulières de la part des jeunes. Cette interventions était autant  un bon exercice professionnel pour nos jeunes maçons qu’un acte de civisme pour réparer au nom du collège des dégradations collectives.

Moi, je trouve que  les élèves de la 3° SEGPA, sur l’idée de Monsieur Besnault ont été très gentils de vouloir réparer ces bâtiments. Ce n’était pas à eux de réparer mais aux jeunes qui ont fait ça. Les jeunes devraient être punis par la loi et faire du TIG. Le TIG est le travail d’intérêt général.

Les élèves qui taguent des murs publics ou des pancartes ne devraient pas faire des dégradations comme ça. C’est pas normal que des gens fassent des dégradations.

Manon.

Fév
17
Classé dans (Pink Paillettes) par nmayer le 17-02-2011

En primaire, on nous mettait trop la pression:  Madame V…, notre ancienne maitresse,  nous disait  “LE MATIN JE VEUX QUE SA SENTE LA SAVONNETTE” et nous on était terrifiées.

Au moment d’écrire les devoirs, elle effaçait deux secondes après et elle disait “CA SERA COMME CA AU COLLEGE” et nous ça nous mettait la pression. Arrivé au collège, c’était tout le contraire de ce qu’elle nous avait dit.

Mais il y a eu quand meme beaucoup de changements, par exemple : Aissatou & Fatoumata.D se perdaient dans les couloirs pendant qu’Amira était paniquée par peur d’arriver en retard. Mais maintenant, c’est tout le contraire : on stresse juste pour le brevet.

Maintenant, on n’a pas peur d’être en retard ou de se perdre dans le couloirs. Tous nos professeurs nous stressent pour le lycée, mais nos frères et soeurs y sontt et sont toujours vivants.

By Aissatou, Amira & Fatou. D

Fév
17
Classé dans (Pink Paillettes) par Agnès Dibot le 17-02-2011

Zohra n’a pas beaucoup poussé en taille, mais bon … ( Dédicace à Alex Calimero 🙂 )

Nous sommes arrivées en 3ème et, depuis le temps, on a grandi. Avant, on jouait

à  des jeux genre la puce, le papa et la maman, le loup glacé, attrape fille et attrape

garçon, cache cache, les barbies …

Maintenant c’est fini, on ne joue plus à ça , on n’est pas non plus des femmes et tout, on n’est pas pour autant des gamines, on est des “ados”. On se dit tout de même qu’on était comme ça et sa fait “Pitié” .

Maintenant, on a mûri, on se soucie de nous, on se regarde dans la glace (Mme Gadet et M. Couder m’appellent Narcisse ! -Zohra-), Madame Grollier me dit “Et ta ligne !” quand je mange des gâteaux (-Fatim-). Il y en a plein qui font un régime…

Les filles se maquillent, tombent amoureuses, la relation filles-garçons a évolué, avant, on restait entre filles, on avait peur des garçons : “il t’a fait un bizzzzzzzzzzzou !!!!!!”

Avec les parents, aussi, la relation a évolué : avant, pour nos mères, nous étions des bébés, on leur disait : “maman, je me marierai pas,  je resterai avec ma maman et mon papa… Je voulais épouser mon père pour rester avec lui…”

Avant, nos grands frères étaient plus gentils avec nous, maintenant, ils nous envoient promener : quand ils sont sur leur facebook, ils nous disent de sortir. “Sors, va dans la cuisine !”

On fouine dans les affaires de nos grandes soeurs pour savoir ce qu’elles font, pour être comme elles, pour savoir ce qu’elles ont fait… On discute avec elles, on parle de tout : la télé, le maquillage, les garçons, les parents, quand ils nous énervent…

Avant, on jouait à la poupée, nos parents ne voulaient pas accepter qu’on grandisse ! Mon père voulait encore que je lui donne la main, à Auchan. Nos mères n’aiment pas qu’on se maquille, elles disent que ça nous rend moches ! Comme si on allait s’abimer la peau !

Avant, on voulait rester près d’eux, maintenant on veut partir vite, vite, et aller loin, loin !

Moi, je voulais être princesse, ou star, comme Lorie : on aimait Lorie ! Et Jennifer. Maintenant, on aime Rihana, Usher, T. I., Keri Hilson…

On n’a pas les mêmes goûts, on trouve nos parents trop vieillots : nos parents n’ont pas le même sens du beau que nous ! A propos des vêtements ou des gens, on n’a pas les mêmes goûts. Maintenant, on refuse de porter des vêtements moches choisis par les parents, avant, on le faisait par pitié.

Goundo, Zohra, Fatim.

Fév
17

Quand le devoir de Mémoire fait défaut…

“Des français qui n’ont pas écrit leur Histoire” : cette phrase représente bien la situation, hélas. Les Gens du Voyage n’ont pas écrit   leurs souffrances, leur haine, leur douleur et les injustices qu’ils ont subies pendant cette  deuxième guerre. Donc c’est dur de tout savoir sur leur passé tragique, ignoré par la population. Peu de livres, peu de reportages,  peu de témoignages pour alimenter leur mémoire collective.  C’est comme si la France ne voulait pas se souvenir de ces faits. Le film que j’ai vu, “Des Français sans Histoire“, pourra peut-être faire avancer les choses, je l’espère. Il faudrait plus de reportages, de témoignages, car plus les années passent, plus l’étau se resserre sur ce peuple en quête de sa vraie Histoire.

J’ai forcément une opinion favorable pour qu’on n’oublie pas leur Histoire.  Mais il faudrait que les Gens du Voyage se mobilisent pour qu’on s’intéresse à eux. Il faut qu’ils écrivent leur Histoire, que les derniers survivants témoignent, que des fils ou filles ou petits- fils ou petites- filles recueillent ces témoignages… et témoignent du passé de leurs familles.

Kévin (Le Torchon)

Mémoire oubliée ? Comment transmettre la mémoire dans une culture qui ne privilégie pas l’écrit ?

Je pense qu’il est difficile de transmettre son Histoire sans l’écrire, car, si nous n’écrivons pas l’Histoire, nous la transmettons oralement.

Le danger dans ce domaine là, c’est que si nous ne l’écrivons pas, nous avons beaucoup de chances de la perdre ou même de la transformer. Si on ne l’écrit pas, on va la raconter uniquement aux personnes proches de nous, cela réduit la transmission du témoignage, alors que les écrits sont accessibles à tous, du moins dans les démocraties qui respectent pleinement les droits de l’homme.

C’est pour cela qu’il est important d’écrire son Histoire. Je ne dis pas que l’écrire est la parade contre tous les problèmes, car nous ne sommes jamais à l’abri de l’incendie des bibliothèques… Nous ne sommes pas non plus à l’abri d’une modification, ou du fait que l’auteur lui-même raconte un tissus de mensonges. Cependant, nous pensons que ceux que nous avons eu devant nous, sur l’écran de la salle des 400 Coups mardi 1er février disaient la vérité car tous les témoignages concordaient. Lors des entretiens, nous avons pu remarquer que les personnes qui parlaient restaient dans le recueillement et dans leurs pensées. Mais notre professeur d’Histoire assure qu’il faut des écrits de différentes sources pour valider un fait historique…

Le monde entier a été au courant de l’extermination des Juifs, des pages de manuels d’Histoire sont consacrées au génocide juif. Pourquoi ? Parce que leur histoire a été écrite, tandis que celle de l’internement des Gens du Voyage et de leur déportation est restée méconnue de nous car elle n’a pas été autant écrite et elle a été beaucoup moins transmise. Aujourd’hui encore, une grande partie des gens ignore cette histoire alors qu’elle s’est passée tout près d’ici, à Montreuil-Bellay. Heureusement, maintenant, des gens sont volontaires pour aller auprès de ces familles pour recueillir leur témoignage de manière à garder une trace et informer la population des autres génocides, des autres exactions, des autres discriminations.

Jofrey. (Le Torchon)

Fév
17
Classé dans (Le vendredi, c'est journalisme !) par Agnès Dibot le 17-02-2011

Des Voyageurs sans Mémoire ?

Voyage au coeur de l’Histoire des Gens du Voyage : 1939-1945

Invitées par l’ADAPGV à la projection du film « Des Français sans histoire », au cinéma Les 400 Coups, les deux classes  Médias de Châtellerault (K’eskon Attend et Le Torchon) ont eu la chance de rencontrer le réalisateur. Elèves et passeurs de Mémoire.

Contexte historique

La politique raciale menée par le régime nazi en Allemagne à partir de 1933 atteindra l’horreur en 1942, avec la Solution Finale, l’extermination des Juifs et des Tziganes. D’après les Nazis, les Juifs étaient situés tout en bas de l’échelle des races. Ceux qu’on appelle alors les « nomades », par opposition aux sédentaires, vont subir eux aussi un génocide : ce sont environ 220 000 Tziganes assassinés par les nazis dans les camps d’extermination en Europe. Si on connaît l’histoire du génocide des juifs, la Shoah, on ne connaît pas toujours bien celle du génocide des Tziganes. Nos livres d’Histoire ne nous l’enseignent pas.

Grâce au film de Raphaël Pilosio, « Des Français sans Histoire », nous apprenons qu’en France, les nomades, que l’on désigne aujourd’hui sous le terme administratif « Gens du Voyage », ont été internés dans des camps sur le sol français pendant toute la durée de la guerre -voire plus-, et que certains hommes ont été déportés vers les camps d’extermination en Allemagne, en Pologne, et y ont été gazés. En approfondissant les recherches, on apprend que le gaz Ziklon B avait été testé sur des enfants tziganes…

(Le Torchon)

Qu’en est-t-il de toute l’Histoire ?

Les nomades, ces personnes vivant sans domicile fixe et en habitat mobile, ont connu de grandes souffrances lors de la Seconde Guerre Mondiale.  Entre arrestations et camps de concentrations, un petit retour sur l’histoire de ces personnes.

C’est avant la Première Guerre Mondiale qu’on a inventé le fameux carnet anthropométrique visant à limiter la liberté des Gens du Voyage mais c’est pendant la Seconde que l’histoire s’est emballée.  Des lois, toutes contre les nomades, sont décrétées, comme des lois qui interdisent ces personnes à circuler sur le territoire français pendant la durée de la guerre ( décret du 6 avril 1940 ).  Les nomades sont assignés à résidence, puis le gouvernement pousse à vouloir les interner dans des camps, tout ça sous le régime de Vichy. L’internement des nomades en zone sud est dirigé par les français alors qu’en zone nord, ce sont les allemands qui dirigent les arrestations.

Ces personnes sont alors emmenées dans ces camps (une trentaine en France) où elles sont mal nourries, mal logées et dans lesquels elle travaillent dur. Pour manger, elles doivent souvent trouver leur propre nourriture. A certains, endroits, elles sont autorisées à sortir du camp la journée pour aller trouver leurs denrées mais sont néanmoins obligées de rentrer le soir où elles sont enfermées dans des sortes de « cages » dans lesquelles nous enfermerions des bêtes aujourd’hui.

Entre 1940 et 1946,  4 657 nomades sont arrêtés en zone occupée puis internés et 1 404 le sont en zone libre. Vous vous rendez-compte que ces gens ont été arrêtés parce qu’ils ont été jugés « dangereux » pour la population ! Des idées fondées sur rien puisque ces personnes ne sont pas des voleurs comme on le prétend à l’époque et ce sont des personnes comme toutes les autres, le seul critère de différence étant le mode de vie.

1946. Une année qui marquera sûrement les esprits puisque c’est celle qui signifie la fin des camps pour les tsiganes. Le dernier camp fut celui de Jargeau, à Angoulême. Mais bien qu’elle soient sorties des camps, les familles nomades n’ont pas fini de souffrir puisqu’à leur sortie, ils n’ont pas retrouvé les caravanes, les roulottes ou les chevaux qu’ils avaient abandonnés quand on les a arrêtés.

Rien, il ne leur reste rien… A part des souvenirs noirs de douleurs, de souffrances, d’images de guerre, de sang ou de mort. Des traitement qu’ont subis des personnes qui n’avaient rien demandé, qui n’étaient pour rien dans cette guerre et qui ont tout de même souffert et qui ont été trahies par leur patrie , la France…

Nourelhouda et Marion (K’eskon attend ?)

Gens du voyage : « Des Français sans Histoire »

Raphaël Pillosio, le réalisateur est clair : « La France ne reconnait pas les souffrances des Nomades,  ce scandale de l’internement des Gens du Voyage pendant la Seconde Guerre Mondiale ».  Son idée ?  Recueillir la parole des gens qui ont eux-mêmes étés internés et enregistrer cette parole pour les plus jeunes. Une façon de redonner leur histoire à ces français que les français ne reconnaissent pas.  Pour cette réalisation, il lui a fallu une longue préparation et plusieurs années avant le montage. Une confiance s’est installée avec toutes les personnes rencontrées, retrouvées, pour la plupart, de témoignage en témoignage, un témoin signalant une histoire, une famille, un autre la localisant… Jusqu’à cet homme digne, présent dans la salle, venu raconter en direct, M. Fernandez. « La seule chose que j’espère, c’est ce que ça ne se reproduise pas. On était tellement maltraités, tout ce malheur vécu reste encore en nous.  Des familles entières ont étés internées ».

Raphaël Pillosio, en dévoilant son dispositif, explique l’intérêt d’une petite équipe (trois personnes) pour établir cette confiance. Il explique aussi pourquoi il a tourné en plans fixes la plupart des entretiens : « Je voulais voir le travail de la mémoire se faire jusque dans les silences. » Et dans ces silences, le spectateur a pu entendre, au fil des interviews, cette question répétée, venant ponctuer les récits : « Mais pourquoi, on ne nous aime pas ? ». Qu’on ait choisi d’être sédentaires comme M. Fernandez, qu’on ait choisi de continuer la roulotte comme certains dans le film, il y a toujours ce rejet du Gitan, du Manouche, du Tsigane, du forain…

Conséquences de ce rejet : le carnet anthropométrique qu’il fallait faire signer dès le début du siècle dernier, l’internement durant la guerre, demandé par l’état français, des prises de parole encore aujourd’hui de certains politiques. En tout cas, pour cet épisode historique, une cinquantaine de camps ont mis des barbelés entre les gens du voyage et les autres, et certains ont fini leur vie en Allemagne avec les juifs, les résistants, les homosexuels… Sans laisser beaucoup de traces.

Nourelhouda et Marion (K’eskon attend ?)

Merci à Raphaël Pillosio, à Delphine Plaud et Thérèse Boger, de l’ADAPGV, à M. Fernandez, à Margot Buczkowski et aux membres de la famille Henrique, de qui nous avons beaucoup appris.

Fév
17
Le titre est modifié et le texte coupé, on devrait lire une seconde page demain (je crois).

On innove : ce fut un travail commun aux deux classes media de Châtellerault : K’eskon attend ? et Le Torchon.

A lire là : http://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/TRIBU-NR/Entre-vous-et-nous/Les-horreurs-de-la-guerre


Deux collèges pour une même cause

Fév
17
Classé dans (Les professions et l'orientation vues par les élèves) par Agnès Dibot le 17-02-2011

La rédaction du Torchon veut de la photo : “On veut des photos sur le blog !” : la rédaction du Torchon obtient : il suffisait de le demander.

Regardez comme ils sont sages, ces chers zélèves, quand ils planchent sur un devoir de grammaire !

Comment cela, on n’est pas autorisé à photographier nos zélèves dans nos classes ?

Ceux-là sont si cabots… Ne sont-ils pas mignons ? Ils sont concentrés parce que conscients que la grammaire est un outil facilitant l’expression de la pensée : or, nos jeunes apprentis reporters citoyens ont à coeur de former leur esprit, leur langage…