Avr
01
Classé dans (Le jeudi, c'est cinéma !) par la Vieille Garde le 01-04-2012

Claude François est mort, il y a longtemps, il était né il y a encore plus longtemps, je m’en suis rendu compte cet après-midi, au cinéma, entouré de septuagénaires, de quelques quinquagénaires et de deux pauvres ado qui semblaient plus amenés ici par leurs parents que venus de leur plein gré. Ecouter du disco en ayant à côté de soi lesdits vieillards légèrement durs de la feuille fredonnant les airs les plus connus, réagissant avec enthousiasme ou terreur, toujours avec beaucoup de bruit aux différentes étapes du film, ce fut la partie la plus pénible de la séance, la plus surréaliste aussi et, avec du recul, la plus émouvante, donc, non, rien, je ne regrette rien, oups, je me trompe de chanteur et de fim. Je suggère des projections en maison de retraite, entre Cloclo et the artist, certains devraient y retrouver une second jeunesse, en attendant le prochain biopic sur Marilyne Monroe.

Quoi qu’il en soit et en dépit de mes éternelles jérémiades sur le fait que je ne sois pas seul dans les salles de cinéma, j’eus beaucoup de plaisir à voir ce film et à découvrir la vie de cette idole des jeunes, même si le qualificatif revient à monsieur Halliday. Il faut en effet savoir que je n’ai pas si bien connu Claude François et que je ne suis pas absolument fan, même si j’apprécie certains de ses succès, surtout le mal aimé, c’est toute ma vie . Qu’on le veuille ou non cet homme a marqué la chanson française et les mémoires. Il me semble donc que les différents aspects de son caractère, qu’il avait fort mauvais, sont mis en avant de manière juste, tout comme certains de ses autres travers, le tout expliquant aussi son succès: rigueur, exigence, travail. Les 2h30 du film passent assez vite, emportées par Jérémie Renier, Belge, je le rappelle, et ce n’est pas un problème, la preuve, qui est époustouflant dans le rôle et pas uniquement en raison de la sidérante ressemblance physique.

Un bon divertissement donc, sans prétention intellectuelle, fidèle, ce me semble, à ce que fut la vie de l’homme et qui, pour les 3è, trouve le moyen, qui ne m’a pas échappé, de faire référence à plusieurs pages de votre manuel d’histoire, si si, dont la 153, avec la nationalisation du canal de Suez, dédicace spéciale 3èIV et leur récent devoir maison!  Je l’ai dit, je le redis, le programme d’histoire est partout! Ah, dernier détail, je souhaiterais que lors de mes cours les élèves fassent preuve du même enthousiasme que les fans de Cloclo lors de ses concerts, j’insiste. Comment? Mais si, mes costumes sont à paillettes!