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Classé dans (Le vendredi, c'est journalisme !) par LaTitePoète' le 07-04-2012

Roland Gaillon est un homme âgé de 73 ans : enfant, il s’appelait Roland Goldenberg. Il était juif, c’était la guerre et les juifs étaient traqués, raflés, déportés, assassinés.

 Roland Gaillon a su bien après leur disparition que ses parents s’envoyaient des lettres, quand son père était interné et sa mère en liberté. Il n’a pas voulu les lire parce que c’était quand même des lettres d’amour mais il a fini par changer d’avis. Il faut savoir que ses parents ont eu un mariage d’amour. Donc ils s’aimaient vraiment d’un amour tendre et profond. D’ailleurs, tout cet amour se ressent fortement en lisant les lettres : “ Ma petite femme adorée “, “A toi mes baisers les plus tendres “, “Embrasse bien nos deux fils et pour toi les baisers les plus tendres de ton mari “, ” Pour toi les plus douces caresses de ton mari qui se sent de plus en plus aimant de sa femme, comme si il était possible de l’être plus que je ne le suis ” …

Sonia, mère de Roland, a tout fait pour sortir son mari du camp, et de Mérignac et de Drancy, mais sans succès alors elle a fini par le rejoindre volontairement à Drancy : arrêtée à Paris, elle a accepté d’être internée, elle savait qu’elle rejoindrait son mari. Arrivée au camp, elle et son mari vivaient comme un couple normal, même s’ ils étaient dans un camp. Elle est même tombée enceinte mais elle a été déportée et tuée avec son mari à Auschwitz avant même d’avoir pu accoucher …